Blade Runner: le DVD de l'année.
Publié le 27 Juil 2007 à 11:11 | | 1 commentaire
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Publié le 03 Aout 2007 à 16:49 | | 4 commentaires
Je viens de me regoinfrer (allez, pour la vingtième? trentième fois?) la saga complète des aventures de Ellen Ripley, Lieutenant 1 ère classe, matricule 36706, aux prises avec le xénomorphe cher à son coeur.
Décidément, on a pas fait mieux depuis, que ce soit en matière de chasse au monstre, de monstre, ... et de féminisme, peut être aussi (nous y reviendrons). Le premier, classique parmi les classiques de science fiction, nous montre une Ripley pas super charismatique encore, mais déjà bien dans ses bottes. le monstre est quant à lui flippant à souhait, parce qu'on ne le voit pas ou très peu. C'est le premier film de "maison hantée" dans l'espace, c'est le premier monstre vraiment impressionnant au cinéma, parce qu'il fait vraiment flipper, lui (Sorry, Dracula et consors), et parce que l'esthétique du huitième passager est vraiment incroyable, novatrice, et donnera lieu à pleins de ressucées bien en deça du monstre d'origine (notamment le sympatique Pitch Black, où les monstres sont bien moins flippants que Vin Diesel). le casting est alléchant, on retrouve des seconds rôles que l'on n'aura de cesse de revoir ensuite, certains dans Contact, d'autres dans Les Sorcières d'Eastwick,... et puis Ian Holm, LE cyborg qu'on a envie de tuer, tellement il énerve avec sa tête de faux-cul! Rydley Scott s'offre un classique dans sa filmo, et la science fiction subit une révolution... lâchez les monstres! Combien y aura t il de film "Alien-like"? Un par an quasiment. Combien dignes de la référence? eeeeuh...
Le second, s'il ne marche pas sur les traces de l'original, l'inscrit dans un univers futuriste bien plaisant, avec ses Marines bien gonflés et sa bureaucratie bien pourrie (on en avait déjà un aperçu dans le premier opus, mais ici on peut mettre un visage). Le premier se lance sur le thème de la maison hantée, le second commence comme un film de guerre et pose les standards du film d'action dans l'espace. Une autre référence vient agrémenter la franchise Alien. Bien sûr, comme le premier opus, Aliens souffre de son âge. Pourquoi? parce que si le premier patit de ses décors Very Old School, le second paye la rançon du succès car tous les personnages sont aujourd'hui vus, revus et re-revus. Du petit capitaliste vicelard au personnage Bill Paxton, fort en gueule avant la bataille et pleurant comme un gosse après la première peignée (" on va tous mourir!!!" "c'est un cauchemar!"), même la gamine est devenue une figure obligée dans l'exercice du film de chasse au monstre. Outre ces références posées, on a des aliens encore plus beaux, une reine Alien absolument magnifique, des scènes et des répliques cultes ("Stay away from her, bitch!!!"). Le seul défaut du film de Cameron est donc issu de son excellence: trop bon, trop pompé.
Le troisième opus, bien qu'aussi bon que ses précédents, n'a pas eu droit au même pillage en règle et ça fait plaisir! Première grosse qualité du film, son casting british absolument fantastique! s'il y a un épisode de la saga à voir en VO, c'est celui-ci, car tous les taulards à moitié branques (voire complètement) ont un bel accent bien vulgaire et se comportent comme des vrais tarés. Jouissif! (Petit spoil pas trop emmerdant: le plus branque, Golic hurle hors champ "Cigarettes!!!" avant de se jeter comme un grand bourré sur un distributeur de clopes hors d'usage. ça dure deux secondes, mais c'est trop bien). On avait vu l'apparition du monstre, on avait vu l'armée de soldats face à l'armée de monstres, voilà maintenant la lie de l'humanité face un représentant bizarroïde parce que issu d'un rotweiller (ou d'une vache dans la version longue). Ajoutez à ça des scènes cultes dans la saga (on va pas spoiler même si la plupart d'entre nous ont vu le final), le look de Ripley, hyper-charismatique (on est loin loin de celle du premier, juste un peu démerde), le destin tragique de l'héroïne liée à jamais avec son enemi viscéral. La saga aurait pu finir sur cet opus qui s'achève sur le message enregistré de Ripley qu'elle laissait à la fin du premier opus. la seule faiblesse de cet épisode: les effets spéciaux qui ont vraiment super mal vieilli (les vilaines incrustations!!!)
Et puis le quatrième et (jusqu'ici) ultime épisode, la Résurrection. Si le pitch laisse sceptique (vous trouvez beaucoup d'ADN, vous, dans un réacteur?) le reste du scénario fait plaisir: la pire crainte de Ripley, voir les humains essayer de dresser les aliens, devient réalité, elle même est un cobaye à cause de son génôme hybride et BAM! une équipe de ruffians de l'espace débarque et le film tourne au comic book burlesque et gore. "Hérésie" crieront certains. Peut être mais le résultat se regarde avec joie. Oui, on est loin du ton inquiétant du premier, de l'épique du second ou du tragique du troisième. Seulement voilà, le résultat ressemble à un best of de ces derniers (on est bloqués dans l'espace, avec des militaires et une bandes de frappadingues... qu'est ce que vous voulez de plus). La seule faiblesse de cet opus à mon sens est l'alien hybride qui est pas terrible. Mais le glauque est bien là et la saga dans son ensemble ne perd pas sa cohérence pour autant.
Maintenant, les points nouveaux qui me sont apparus lors de cet énième visionnage:
- le féminisme sous-jacent de la saga: ex-toxico, capitaliste pourri jusqu'à la moëlle, faignant, macho, procédurier, chrétien apocalyptique purgeant perpète, bidasse débile, ... ou simple chair à saucisse, les hommes sont de vrais merdes dans cette saga! c'est pas compliqué, les seuls qui assurent un minimum sont une gamine et deux cyborgs (dont un au faciès masculin, certes, qui finit déchiqueté). Ok, y a aussi le caporal Hicks qui obéit sagement à tout ce que lui dit Ripley. Dans l'espace, t'obéis à le femme, ou t'es un connard... de toute façon, tu crèves, alors... (paragraphe à prendre au second degré tout de même)
- le noyau de la saga ne commence vraiment qu'au deuxième opus et se termine au troisième:Pour moi, le noyau, c'est le sacrifice de l'existence de Ripley pour l'humanité qu'elle n'admire pourtant pas plus qu'un autre. Sa profonde humanité la condamne à passer sa... ses vies à empêcher les humains à assouvir leur cupidité qui cause leur perte. Or, ce thème n'apparaît réellement que dans le deuxième, lorsqu'elle réalise que la vie qu'elle avait avant est déjà loin (57 ans endormie, ça flingue un peu son cercle d'amis) et surtout lorsqu'elle choisit de retourner en enfer, de retourner combattre le monstre. à partir de là, Ripley n'est plus un simple pilote de vaisseau, qui a croisé un monstre, elle devient une vraie héroïne d'action (la première? à vérifier). Ce choix la mènera à l'ironique "viol" (ses propres mots) qu'elle subit dans le troisième qui le conduise à se donner la mort pour sauver les hommes de leur soif d'argent et/ou de progrès. Le pire, c'est peut être de les voir regretter sa mort, non pas parce qu'ils l'admiraient, mais parce que leur grand projet disparaît avec Ripley. En cela, ces thèmes du sacrifice et de la croisade pour l'humanité et contre son consentement ne pas abordés dans le premier opus et sont quelque peu "malmenés", je dirai, par le ton guignolesque du quatrième. Ce dernier se montre plus ironique, plus masochiste à l'encontre de Ripley, ou peut être est ce son ton, à elle. Elle semble s'amuser de toute cette panique et être plus rancunière envers l'humanité dans laquelle elle ne se reconnaît plus et ne veut plus se reconnaître. "Nihilisme"? Non, juste retour des choses. Réalisme, peut être (c'est ironique de dire d'un monument de la SF). Finalement, Alien, c'est peut être de la Polemic Fiction ...
Publié le 27 Juil 2007 à 11:11 | | 1 commentaire
Publié le 26 Juil 2007 à 11:29 | | 0 commentaire
Ah ben voilà!!!On essaye de s'instruire et de faire connaitre ses documentaires préférés et on est bloqués par une base de données trop just! MaaaAAAaaah!
Tant pis, je dégueulasse un peu plus ma page perso, et je fais ma vraie top 10 list de documentaires comme premier article
1- Standing In The Shadow Of The Motown
L'histoire des musiciens qui ont inventé le « son de la Motown » sans jamais être reconnus du public. Légende dans la légende, les Funk Brothers composèrent plus de hits que les Beatles, les Rolling Stones, les Beach Boys, Elvis Presley et les Doors réunis.
2- Au Cœur des Ténèbres
Le making of de Apocalypse Now ou comment le tournage d'un film de légende devient un cauchemar. Le film dans le film. Passionnant.
3- Corpus Christi
Documentaire sur la véracité des écrits bibliques. Les Evangiles décryptés et confrontés à l'histoire avec l'aide de religieux chrétiens et juifs et d'historiens.
4- Looking for Richard
Première réalisation de Al Pacino (et unique à ce jour), cette docu-fiction (Al Pacino joue le role d'un acteur de théatre mais les personnes que l'on voit dans le film sont réelles) aborde l'épais sujet de Shakespeare, le roi des auteurs. Le pari de mettre Shakespeare à portée de tous est complètement raté (le profane ressort encore plus perdu qu'en arrivant) mais quel plaisir pour les initiés à Shakespeare! Ajoutons à cela l'humour omniprésent, le casting de faux acteurs (Spacey, Ryder, Baldwin...) et la pièce abordée (grandiose Richard III).
5- Block Party
Ce docu de Michel Gondry, nous emmène aà la plus grande manifestation de musique urbaine de tous les temps. Organisé par l'hilarant comique David Chapelle, ce concert accueille un public hétéroclite (de la fanfare d'un lycée aux deux jeunes du quartier de Brooklyn, en passant par la petite vieille et la vendeuse du tabac à coté de chez Chapelle) et rassemble la crème du rap de qualité avec The Roots, Mos Def, The Fugees, Kanye West, Dead Presidents, mais aussi Erykah Baddu et Jill Scott. Historique, plein dénergie et d'humour.
Martin Scorsese Presents The blues.
Dans la catégorie des coffrets indispensables, je demande Martin Scorsese et son odyssée du Blues. Martin invite Eastwood, Wenders, Richard Pearce, Charles Burnett, Marc Levin et Mike Figgis, pour parler de la musique la plus classe de l'humanité. Des sept bijous réalisés, celui de Wenders domine, mais les sept sont à voir absolument.
7- The Big One
Le deuxième documentaire de Michael Moore. Avant de faire dans le docu pas très objectif (Bowling for Columbine), voir carrément pamphlétaire (Fahrenheit 9-11), Michael Moore avait réalisé deux documentaires sur le sujet socio-économique. Moins sulfureux mais tout aussi grave, ce sujet est beaucoup mieux maitrisé par Moore que ses sujets suivants. Après Roger et Moi, dans lequel Moore poursuivait le PDG de General Motors, responsable de l'état de délabrement de la ville de Flynt, Moore s'attaque dans ce Big One aux autres grands patrons américains, avec un final face au PDG de Nike... L'humour de Moore est déjà là, l'objectivité n'est pas encore partie.
8- Inside Deep Throat
Il fallait oser, un documentaire sur le premier film porno. Les aventures du porno-chic, de sa création, aux scandales politico-sociaux, en passant par la révolution sexuelle et les magouilles de la Mafia. Surprenant et hilarant, car il faut dire que les protagonistes ont bien 70-80 ans aujourd'hui, et voir une mèmé expliquer qu'elle avait envie de voir un film cochon et que le gouvernement n'avait pas à l'en empécher, c'est très bon.
9- When We Were Kings
...Ou l'histoire du plus grand match de boxe de tous les temps. Pour retrouver son titre de champion du monde injustement retiré, Muhammad Ali doit se rendre à Kinshasa, capitale du Zaïre, pour affronter George Foreman. Les préparations des athlètes, les incidents de parcours, les magouilles, le combat... Quand le sport devient Histoire.
10- La Marche de l'Empereur
On pourrait le sous-titrer "le chemin de croix du pingouin". Au début, j'étais réticent à l'idée de vopir un docu animalier. Mais celui-ci ne fait pas dans le gnan-gnan. La musique d'Emilie Simon sert à merveille les images magnifiques prises par Luc Jacquet qui ne se contente pas de montrer les empereurs glisser comme des bienheureux. Un mort tous les dix plans en moyenne, on constate vite que la vie de l'Empereur n'est pas comme dans les dessins animés. Bouleversant (malgré les voix off horripilantes).
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