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Mes Critiques de Films

  • Toutes mes Critiques de Films publiées sur CineMovies!!


    1. La Chatte sur un toit brûlant

      Publié le 17 Aout 2008 à  11:37

      Aujourd'hui c'est jour de lessive dans ce domaine cossu ou sur fond de cœurs asséchés jalousies, mensonges, frustrations et dissimulations vont s'affronter par l'intermédiaire d'une famille en décrépitude sous les yeux d'une marmaille criarde et provocatrice.

      Maggie la chatte curieusement embellie par l'abandon lutte pour reconquérir un mari homosexuel refoulé, au tiers de sa capacité physique, imbibé par le contenu d'un verre constamment reconstitué.

      Aucune descendance ne pointe à l'horizon dans un contexte ou implorations et indifférences se succèdent à rythme soutenu. Les grossesses inexistantes font de l'appareillage enfantin des monstres sans cous perturbateurs et insolents.

      Le climat est âpre, de la cave au grenier tout le monde se livre, s'affronte sous les yeux d'un mort vivant soudainement requinqué par les reproches d'un fils égrenant le contenu d'un passé sans amour paternel.

      Cette joute époustouflante de bout en bout révèle des cœurs meurtris livrant en permanence des rivalités et des blessures profondes que l'alcool se charge de colmater à chaque instant.

      L'ambition, l'absence et l'égoïsme d'un père condamné ont laissé des traces sur une progéniture en révolte privée d'un chêne sécurisant et protecteur.

      Un manque additionné à la non cicatrisation d'une perte festive perturbant la normalisation sexuelle d'un sportif de haut niveau dont les pensées dissimulées préfère restaurer l'ambiance des douches et des sorties d'antan entre copains plutôt qu'un mariage conventionnel privant un casse cou de la promiscuité masculine et de l'émoi du terrain.

      « La chatte sur un toit brulant » supporte souverainement les procédures de son descriptif de base.

      Maggie la chatte sur le gril aux portes de la dépression ferraille sur tous les fronts avec comme espoir d'oasis un apaisement conquis par l'épuisement de troupes vaincus par la douleur n'ayant plus la force de lutter.


    2. Le Roi des rois

      Publié le 16 Aout 2008 à  12:41

      Ce film malgré sa bonne volonté reste désespérément fade et incomplet. Quelques personnages hautement complémentaires ne divulguent que des faciès surchargés de transcendances imposés par l'offrande du plan unique et la contrainte d'évoluer dans des bases soumises à une morale de forteresse.

      Judas mort dans les bras d'un Barrabas idéaliste et révolutionnaire trop filmé frise le canular de premier ordre. La danse limitée de Salomé devant un roi médiocre et dépendant ne mérite pas la tête du Baptiste. Marie n'offre que des parcelles de tendresses naïves sans décoller comme d'habitude d'un rôle de mère emmurée désespérément dans le faire valoir. Marie Madeleine iconisée par la génuflexion permanente n'est condamnée qu'à l'adoration et au baise main.

      Toutes ces surcharges cloisonnent hélas plusieurs ressources primordiales dans des scénettes simplistes ou le ravissement de certains visages illuminés par la révélation respectent trop un créneau officiel.

      Nicholas Ray opte pour un Christ visible beau et aux yeux bleus se promenant dans un best-off de vie reproduit dans un cinémascope luxueux de combats et de scènes intimistes en alternance.

      Les arrêts sur images de certaines plates formes d'un parcours emblématique sont fournies sans aucunes prises de risques ce qui valorise l'intuition d'un film de commande.

      Le casting reste curieux pas de grosses cylindrées à part Robert Ryan physiquement trop imposant pour un rôle d'éclaireur sacrifié.

      Mention spéciale pour Franck Thring Hérode Antipas halluciné qui grâce à un personnage complètement débridé peut en faire des tonnes en offrant un peu d'aération à ce film long presque ennuyeux annonçant dans un déclin à son rythme la fin du concept péplum.

    3. Brigadoon

      Publié le 12 Juil 2008 à  15:50

      L'impact de ce film n'appartient plus à ceux qui l'on découvert en son temps. Comment vont réagir nos jeunes générations rationalisées à l'extrême par un monde pragmatique ne ceinturant qu'un essentiel froid.

      Métallique sur le terrain comme dans les esprits notre époque s'éloigne irrémédiablement de cet opus chaleureux, émouvant champêtre ou soudainement sans sommations une logistique préservée ouvre les yeux, anime les cœurs qui spontanément, chantent et valsent dans une contrée réveillée une journée tous les cent ans.

      « Brigadoon » est une fable lumineuse sur tout ce que nos perceptions égoïstes et alimentaires ont détruits. Un challenge hors du commun offert à l'homme de se recadrer en pleine campagne par les sentiments en fuyant la ville.

      Découvrir de nouveaux rituels, se vêtir d'une nouvelle source de vie en frissonnant devant un amour éphémère imposant un processus sensible déterminant afin de tenter de le conserver pour l'éternité.

      Avoir la force de devenir absent des retombées d'un temps structuré par la foule et le bruit en se ressourçant par l'aubade et le mouvement dans une nature ordonnée et sans limites.

      Le message est fort, l'amour rien que l'amour envers un être et un territoire restauré que la force des sentiments aideront peut-être à ne pas repartir dans le néant.

      « Brigadoon » Fable écolo réformatrice de comportements de plus en plus éliminés de nos sociétés est un chef-d'œuvre, une école, un parfum nommé amour, un joyau inestimable favorisant une indispensable remise en questions à l'aide de la restauration d'un contexte oublié générateur de respect et surtout de sédentarité envers un modèle de vie.

      A voir avec un cœur d'enfant plein d'espérances

      Quand on aime quelqu'un avec assez de forces tout est possible.

    4. Incassable

      Publié le 11 Juil 2008 à  11:27

      Night Shyamalan cinéaste de l'épuré possède le privilège grâce à ses films concepts de nous faire réagir, monter au créneau, crier au génie ou battre de la semelle devant un processus de traitement fastidieux mais tellement prenant.

      Concevoir un super héros carburant au diesel dans un contexte sombre, progressif, lent amputé d'énergies est ingénieux. L'éclosion de perceptions nouvelles tintées de fantastique d'un individu extirpé d'un destin tragique est traitée de manière magistrale par un cinéaste habile, efficace dans la simplicité de messages délivrés en vitesse réduite.

      « Incassable » est l'antimatière universelle tant recherchée. Une révolution visuelle au repos privilégiant dans un contexte d'action devenu secondaire la réaction des sens.

      Une énergie recyclée baigne de larmes les yeux d'un enfant devant un père différent.

      Des déplacements nonchalants millimétrés valorisent les observations intenses d'un individu soudainement surhumain projeté sur un territoire ou il est enfin possible de limiter localement la déferlante du malheur.

      Un homme indestructible chamboulé par ses nouveaux pouvoirs matérialise sur le terrain les lectures d'un enfant brisé. Le limité formate sans états d'âmes une partie externe murée suite à une architecture quasiment détruite.

      Les fiches cuisines cinématographiques de Night Shyamalan sont bien souvent des substances intégrant des sensibilités éprouvées par des pouvoirs nouveaux à résonnances fantastiques.

      Le sujet touché par la mission navigue entre détermination et débordements sensitifs difficilement gérables liés à la traversée d'un territoire inconnu.

      Un esprit fragile compense son handicap par une morphologie indestructible. Le don de changer les destinées navigue parallèlement avec une laborieuse prise de conscience d'un nouveau paramètre.

      Une violence côtoyée quotidiennement par une fonction de surveillance et de protection devient bestiale par l'imaginatif avant de se matérialiser dans l'existence

    5. Phénomènes

      Publié le 06 Juil 2008 à  10:14

      Soudainement en pleine nature la progression des individus semble démagnétisée. Une meute privée de boussoles internes devient brusquement amorphe et dévitalisée avant de se rayer de la surface de la terre sans raisons ni bilans.

      Le sophiste décontenancé s'adresse à des plantes en plastiques. Les corps pleuvent du ciel pendant que les abeilles s'amenuisent. L'arme libératrice passe de main en main jetant violemment sur le sol des esprits subitement privés d'une envie de vivre.

      La fuite s'entretient en élaborant les théories le plus folles. Le savant oppressé par le pouvoir d'une atmosphère incomprise perd le contrôle d'une suprématie scientifique par des théories surfant sur la peur d'un terrorisme devenu irrationnel en conflit avec les possibilités nouvelles et dominantes d'une nature destructrice.

      Un processus d'aliénation cède sa place à un second beaucoup plus destructeur. Une nature diabolique gérée par les affres du vent pousse ses ingrédients en masse vers l'auto élimination.

      Des survies sont espérées dans des analyses liées à l'air du temps impitoyablement balayées par des procédures célestes inféodées à une rationalité.

      L'homme n'est plus rien. Privé de pole magnétique, fébrile et apeuré il se terre ou s'abandonne aux caprices de l'air en s'offrant dans un paradoxe royal une fin radicale sur la route ou dans les champs.

      La femme recluse, presque folle ne communique plus. Une nature délaissée par l'étude et l'adoration devient vengeresse en punissant par des procédures métaphysiques la paranoïa de regards détournés.

      Angoissant tout en respectant un schéma d'épouvante restreint « Phénomènes » met sous tension une atmosphère éprouvante traversée par des comportements défaitistes ou stimulés selon des objectifs gouvernés par un besoin irrémédiable d'en finir ou une rage de comprendre la raison du comportement de ces vagues vertes devenues folles dominant par l'inexplicable un raisonnement limité dans l'impossibilité de définir un état des lieux cohérent.