Le Roi des rois
Publié le 16 Aout 2008 à 12:41
Ce film malgré sa bonne volonté reste désespérément fade et incomplet. Quelques personnages hautement complémentaires ne divulguent que des faciès surchargés de transcendances imposés par l'offrande du plan unique et la contrainte d'évoluer dans des bases soumises à une morale de forteresse.
Judas mort dans les bras d'un Barrabas idéaliste et révolutionnaire trop filmé frise le canular de premier ordre. La danse limitée de Salomé devant un roi médiocre et dépendant ne mérite pas la tête du Baptiste. Marie n'offre que des parcelles de tendresses naïves sans décoller comme d'habitude d'un rôle de mère emmurée désespérément dans le faire valoir. Marie Madeleine iconisée par la génuflexion permanente n'est condamnée qu'à l'adoration et au baise main.
Toutes ces surcharges cloisonnent hélas plusieurs ressources primordiales dans des scénettes simplistes ou le ravissement de certains visages illuminés par la révélation respectent trop un créneau officiel.
Nicholas Ray opte pour un Christ visible beau et aux yeux bleus se promenant dans un best-off de vie reproduit dans un cinémascope luxueux de combats et de scènes intimistes en alternance.
Les arrêts sur images de certaines plates formes d'un parcours emblématique sont fournies sans aucunes prises de risques ce qui valorise l'intuition d'un film de commande.
Le casting reste curieux pas de grosses cylindrées à part Robert Ryan physiquement trop imposant pour un rôle d'éclaireur sacrifié.
Mention spéciale pour Franck Thring Hérode Antipas halluciné qui grâce à un personnage complètement débridé peut en faire des tonnes en offrant un peu d'aération à ce film long presque ennuyeux annonçant dans un déclin à son rythme la fin du concept péplum.
Judas mort dans les bras d'un Barrabas idéaliste et révolutionnaire trop filmé frise le canular de premier ordre. La danse limitée de Salomé devant un roi médiocre et dépendant ne mérite pas la tête du Baptiste. Marie n'offre que des parcelles de tendresses naïves sans décoller comme d'habitude d'un rôle de mère emmurée désespérément dans le faire valoir. Marie Madeleine iconisée par la génuflexion permanente n'est condamnée qu'à l'adoration et au baise main.
Toutes ces surcharges cloisonnent hélas plusieurs ressources primordiales dans des scénettes simplistes ou le ravissement de certains visages illuminés par la révélation respectent trop un créneau officiel.
Nicholas Ray opte pour un Christ visible beau et aux yeux bleus se promenant dans un best-off de vie reproduit dans un cinémascope luxueux de combats et de scènes intimistes en alternance.
Les arrêts sur images de certaines plates formes d'un parcours emblématique sont fournies sans aucunes prises de risques ce qui valorise l'intuition d'un film de commande.
Le casting reste curieux pas de grosses cylindrées à part Robert Ryan physiquement trop imposant pour un rôle d'éclaireur sacrifié.
Mention spéciale pour Franck Thring Hérode Antipas halluciné qui grâce à un personnage complètement débridé peut en faire des tonnes en offrant un peu d'aération à ce film long presque ennuyeux annonçant dans un déclin à son rythme la fin du concept péplum.