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Mes Critiques de Films

  • Toutes mes Critiques de Films publiées sur CineMovies!!


    1. Coup de foudre à Rhode Island

      Publié le 02 Avr 2008 à  19:01

      Voilà un excellent film d'amour qui montre les conséquences du mensonge.
      On n'a pas beaucoup entendu parler de ce film mais pourtant il vaut le détour.
      Dan in Real Life retrace l'histoire d'un homme (Steve Carell) qui vient de perdre sa femme et doit s'occuper des ses 3 filles.
      Lors d'un passage chez la famille dans une magnifique demeure de Rhode Island, il tombe sur une femme intelligente et très belle (Juliette Binoche) qui n'est autre que la copine de son frère.
      Là commence les soucis et les quiproquo de folie.
      Steve Carell nous étonne vraiment dans ce film. Emouvant et responsable, il perd son sang-froid lorsqu'il va falloir affronter la réalité en face.
      Juliette Binoche, égale à elle-même, nous épate avec sa classe habituelle.
      A côtés de ces deux acteurs, les autres ne font pas pâle figure, bien au contraire, et c'est ça qui fait la réussite de ce film.
      J'ai beaucoup apprécié la façon dont la trame est menée. On se retrouve surpris par le déroulement des évènements et ce, jusque à la fin.
      Un autre aspect du film qui m'a beaucoup plus dans ce film est le décor : absolument magnifique et qui correspond bien à l'esprit du film.
      Je conseille vivement Dan in real à ceux qui aiment bien les films romantiques.

    2. Le Règne du feu

      Publié le 19 Mars 2008 à  21:29

      Ce film réalisé par Rob Bowman en 2002 aborde un thème qui a fait le bonheur des scénaristes d'Hollywood : un monde dominé par des monstres géants.
      En regardant le synopsis je me dit: 'Tiens encore un film du style de Godzilla où l'histoire représente n'est pas importante, et que ce qui compte ça sera les effets spéciaux'.
      Et bien non!
      En l'occurrence, le nouveau maître sur terre en 2020 s'appelle : le Dragon.
      On comprend alors instinctivement le titre : le Règne du feu.
      En effet, ce monstre préhistorique dispose d'une arme redoutable : son souffle de feu capable de brûler et de détruire un bon escadron de soldats en quelques secondes.
      Il faut reconnaître que Rob Bowman a réussi à simuler avec beaucoup de réalisme, ce caractéristique destructeur du monstrueux volant.
      D'ailleurs, leurs mouvements, leurs textures ont été reproduits de façon convaincante.
      Face à cet animal indomptable, deux acteurs-phares de la nouvelle génération d'Hollywood : Christophe Bale qui m'a impressionné dans Batman Begins et Equilibrium notamment et Matthew McConaughey époustouflant dans Sahara.
      Pour ce film, cette association fait mouche.
      Christophe Bale égal à lui-même, doté d'un jeu d'acteur hors norme, il joue ici le rôle de Quinn Abercromby qui se retrouve à la tête d'une communauté qui essaie de survivre face à l'appétit des dragons.
      Ce personnage se révèle très humain et responsable. Christophe semble très à l'aise devant la caméra, et parvient à nous séduire sans jamais faire appel à des cascades étourdissantes ou des prouesses physiques surhumaines.
      Matthew McConaughey avec sa tête rasée et son style de mercenaire américain, dans le rôle de Denton Van Zan semble méconnaissable.
      J'ai beaucoup apprécié ce côté révolté lorsqu'il perd ses hommes, et exprime sa colère.
      Tout au long du film, l'opposition de style entre les deux hommes m'a particulièrement ravi.
      A tel point que la présence d'Izabella Scorupco m'a paru bien terne.
      L'environnement, certainement la périphérie londonienne paraît sobre et bien désert.
      Ce qui est logique, vu que tout a été détruit par nos gentils envahisseurs volants qui n'hésitent pas à s'attaquer aux humains par surprise.
      La scène dans les quartiers londoniens post-apocalyptiques représente une belle réussite cinématographique. Les travellings sont superbes et remarquablement filmés.
      Les cascades aériennes des 'anges' illustre magnifiquement les talents du Rob Bowman : un réalisateur de haut vol.
      La bande sonore accentue la claque visuelle : les cris stridents des dragons s'entremêlent avec le bruits des tirs automatiques et le tournoiement de l'hélico. C'est superbe !
      Le spectacle est vraiment au rendez-vous. Deux heures s'enchaînent à grande vitesse.
      Finalement une seule chose me déçoit, un scénario qui se raccourcit brusquement, une fin attendue et rapidement révélée.
      Toutefois, la scène finale reste mémorable, ce face-à-face homme-dragon est majestueux.
      Je conseille 'Le règne du feu' à ceux qui veulent les films à grand spectacle bourrés d'effets spéciaux. Ils ne seront pas déçus.

      A voir absolument

    3. Amen

      Publié le 17 Mars 2008 à  22:08

      Amen un film de Costa-Gavras sorti en 2002.
      L'histoire se situe en pleine 2è Guerre Mondiale.
      L'Allemagne Nazie semble en route pour conquérir le monde.
      Elle utilise ses forces vives pour gagner la Guerre.
      Parmi ces experts un certain Kurt Gerstein (Ulrich Tukur), un chrétien d'obédience protestante qui s'occupe de la partie 'Chimie' des SS.
      L'Eglise catholique de Berlin condamne le système d'élimination des 'retardés' mentaux, dont a été victime la nièce de Gerstein.
      Ce système est donc abandonné par les nazis, mais pas celle de l'éradication des 'juifs'.
      Gerstein est une pièce maîtresse du fonctionnement des ces instruments de la morts.
      Sa conscience va le travailler mais va-t-il ralentir, voire stopper ce massacre ?
      Costa-Gavras s'attaque ici à un thème brûlant : 'l'holocauste juif' de la 2è Guerre Mondiale.
      Il s'attaque aussi au rôle et à la responsabilité du Vatican dans ce génocide diabolique.

      Ce qui frappe justement dans ce film, c'est l'étonnant réalisme qui s'en dégage.
      Contrairement à de nombreuses adaptations de livres ou récits historiques, on a vraiment les sentiments que les faits sont retranscrits avec la volonté de sauvegarde la réalité des évènements.
      De toutes les façons, le prix du meilleur scénario (ou adaptation) aux Césars 2003 témoigne de ce fait.
      D'ailleurs une petite vérification sur l'existence de Gerstein et sa biographie nous permet de constater à quel point cet homme était déchiré entre l'amour de son pays, de sa famille, sa conscience professionnelle et surtout son humanisme transcendant.
      Ce rôle est joué d'une façon magistrale par Ulrich Tukur : intelligent, révolté et émouvant à la fois.
      Néanmoins, l'acteur qui m'a le plus frappé dans Amen reste bien évidement …
      Dans le rôle de Riccardo Fontana, un prêtre de l'Eglise de Berlin, il touche par sa conviction et la manière dans les sentiments s'expriment à l'écran : tantôt révolté, tantôt habité par l'espoir et enfin le désespoir.

      Le jeu d'acteurs de ces deux personnages principaux donne un poids immense à ce film.
      Bien sûr, il ne faut pas oublier la qualité des autres acteurs comme Ulrich Mühe dans le rôle de la 'main' d'Himler, absolument convaincant dans son cynisme nazi.
      On ne peut, sans conteste nier le travail impressionnant de Costa-Gavras, qui parvient à rythme le film avec ambiance lourde et pathétique.
      On se retrouve aussi dans l'esprit et le ressenti quotidien de la société allemande et notamment des cadres nazis impatients d'en finir.
      De même que l'ambiance intemporelle qui semble régner au Vatican qui semble bien éloigné des attentes de ses plus grands défenseurs d'alors.
      Le spectateur lui, reste constamment éveillé entre les combats menés par chaque protagoniste et les va-et-vient des wagons de la mort. Il n'y a jamais de répit.
      Le son rajoute du crédit à l'atmosphère morbide de cette période.
      On apprécie aussi le décor : entre la folie de grandeur du Vatican et la morbidité des camps de concentration, le spectateur effectue un terrible voyage temporel.
      Ce film est un monument. La tristesse y est pourtant absolue du début jusqu'à la fin.

      Mais de par la leçon historique, l'aspect purement cinématographique technique, ou artistique, j'ai aimé et j'en redemande.

      Tout simplement extraordinaire ce Monsieur Costa-Gavras !

    4. La Tunique

      Publié le 14 Mars 2008 à  21:43

      Film sorti en 1953 réalisé par Henry Koster.
      Quelle idée me diriez-vous de lancer une critique vieille de plus de 50 ans ?
      Tout simplement parce que ce film représente ce que peut représenter de plus beau un peuplum digne de ce nom.
      La Tunique, c'est l'histoire d'un magistrat romain, un tribun Marcellus Gallio joué par Richard Burton.
      Cet homme était à la tête des soldats qui ont participé à l'exécution du Christ.
      Pendant la mise à mort de Jésus, il joua avec les soldats la tunique du Messie. Tirage qu'il gagna.
      Seulement la possession de la tunique provoqua chez Marcellus de grands troubles psychologiques.
      Suite à cela il se posera des questions existentielles en rapport avec Jésus.
      La suite du film et la fin sont tout simplement majestueux.
      A noter que ce film est le premier film en Cinémascope, un format de 2.55 :1.
      Du coup, mon écran 2.35 :1 a trouvé ses limites et a dû afficher 2 petites bandes noires en haut et en bas.
      L'avantage d'un tel format d'image réside dans l'amplitude visuelle. On a vraiment l'impression d'être immergé dans la scène.
      Le spectacle délivré est tout bonnement magnifique et émouvant.
      Je ne sais pas combien a coûté ce film, mais tout y est grandiose et folie de grandeur.
      Les décors hors du commun sont d'un réalisme époustouflant. Les bâtiments romains et leurs intérieurs atteignent un niveau de raffinement peu égalé, même par les productions modernes.
      De toutes les façons, son succès au box office américain prouve s'il en est besoin à quel point ce film fut une réussite dans l'histoire du Cinéma.

      L'histoire est basée sur des faits bibliques, mais néanmoins se permet de rajouter quelques éléments qui ne correspondante pas à la réalité historique telle le combat de tribun en présence de Pierre ou encore le fait que ce même tribun serait à la source de problèmes soulevés par les chrétiens à l'époque de Caligula.
      Autrement, l'esprit 'chrétien' semble globalement respecté tout au long du film : amour, charité, bonté sauf l'usage de violence par le tribun pour libérer son ancien esclave.
      J'ai vraiment apprécié la fin, en accord avec cet esprit de sacrifice digne des martyrs chrétiens à l'époque romaine.

      Richard Burton joue là un rôle majeur dans ses début cinématographiques : il est à la fois émouvant et courageux.
      J'ai particulièrement apprécié la façon dont il se défendit devant Caligula et cette conviction qu'il dégage dans la défense de sa foi.

      Que dire de la réalisation ? Impeccable. Ma scène préférée est celle qui suit la crucifixion du Christ : le ciel qui gronde, le vent qui se lève : une ambiance 'particulière'.
      Mais j'ai aussi apprécié la poursuite dans la forêt, excellemment tourné.
      Dommage que ce réalisateur n'a pas pu confirmer son talent par la suite.

      La qualité visuelle pour un film de 1953 est acceptable, mais gagnerait à être retravaillée en Haute définition (un rêve personnel).
      Une re-masterisation audio et vidéo ne serait pas de trop.
      Le son 2.0 manque de dynamisme et mériterait quelques aménagements pour simuler du surround en 5.1.

      Malgré ces défauts, on reste scotché à l'écran pendant les plus de deux heures de projection.
      En tous les cas, je conseille vivement ce film aux cinéphiles, qui ne s'arrêteraient pas simplement aux effets spéciaux, mais apprécient le Cinéma telle qu'elle est : une histoire, un beau spectacle et surtout beaucoup d'émotion.

    5. Dark City

      Publié le 13 Mars 2008 à  16:54

      1998 : une année folle pour les films de science fiction.
      Année de sortie de Matrix, mais aussi dans son ombre de Dark City.
      Justement, entre ces deux films, il y a eu une belle polémique : on pense que l'un a copié sur l'autre. Malheureusement on ne saura jamais lequel est le vrai imposteur.
      L'histoire est simple : John Murdoch (Rufus Sewell) se réveille dans une chambre d'hotel et oublie tout ce qu'il a vécu jusque là.
      Rufus Sewell a dans ce film la capacité de nous émouvoir sans devoir faire appel à des prouesses physiques hors du commun.
      En tous les cas, il parvient à s'accaparer totalement la personnalité de John Murdoch.
      Il est alors poursuivi par un détective : Frank Bumstead (William Hurt) qui le soupçonne d'être le sérial-killer de prostituées massacrées bizarrement.
      En plus de l'inspecteur, John est recherché par des Etrangers.
      L'autre personnage-clé du film est le docteur Schreber (Kiefer Sutherland), un génie de la médecine et de la psychologie humaine. Kiefer Sutherland exprime tout son talent et parvient à jouer pendant tout le film avec un œil à moitié fermé pour simuler un handicap visuel. Excellent !
      La prestation des acteurs est excellente. Je note la présence de Jennifer Connelly qui là aussi, arrive à capter l'attention par sa beauté et un jeu de rôle hyper convaincante.
      Parlons du décor et des costumes : on peut dire que c'est une belle réussite.
      Le décor est sombre et glauque, une vieille ville qui ressemble à Los Angeles des années 50 ou 60.
      On retrouve un peu l'ambiance d'introduction de Matrix où Néo et Trinity essaie d'échapper à leurs machiavéliques poursuivants à travers la ville, tout comme John Murdoch qui essaie de semer les 'Etrangers'.
      Le spectateur se retrouve rapidement englouti dans cet environnement sombre et inquiétant.
      Qu'en est-il du scénario ? Passionnant.
      On s'attend à tout moment à des évènements fantastiques et on n'est pas déçu.
      Au fur et à mesure que les évènements se précipitent on dénoue les nœuds de l'histoire.
      J'aime quand un film me surprend. Même si on devine à peu près l'issue, mais la façon dont les pièces du puzzle sont présentées rend plus palpitant la suite du film.
      Tout ceci est bien mené par Alex Proyas, excellent réalisateur qui a déjà fait ses preuves dans The Crow et qui a confirmé tout le bien qu'on pense de lui avec i-Robot.
      Maintenant, comme tout film de science-fiction, il y a quelques éléments tirés par les cheveux : par exemple, pourquoi les Etrangers n'ont-ils jamais changé la vie du détective, alors qu'il représentait un danger à leur dessein ?
      Les effets spéciaux ne sont pas mauvais. Le morphisme des bâtiments est assez grandiose et impressionnant. Le combat final l'est moins.
      Globalement, ce film m'a beaucoup plu et mérite beaucoup plus que ce qu'il a reçu : juste une présence à Cannes. Tout ceci à mon avis, à cause de Matrix qui lui a chipé et mieux exploité, quelques bonnes idées.
      Pour moi, il reste tout de même un des meilleurs films de SciFi des 20 dernières années.