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Mes Critiques de Films

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    1. Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans

      Publié le 31 Aout 2010 à  13:25

      Ni un remake, ni même une suite, le film de Werner Herzog se veut avant tout une transposition. La transposition d'un comportement, celui du flic pourri, drogué et violent, en mal de rédemption, dans une autre métropole et dans un autre récit policier.

      Un flic, mécréant, en sauvant un détenu durant l'ouragan Katrina se blesse au dos. Toute sa foutue vie, celui-ci va souffrir et par conséquent, se shootera afin de se soulager. En se droguant, en trempant dans toute sorte de magouilles et surtout en côtoyant la mort, ce sinistre lieutenant de police va vivre la pire expérience de sa vie.

      Werner Herzog imagine alors un personnage, brillamment interpréter par Nicolas Cage, en gros manque de bons rôles, qui s'avère dans l'ensemble passablement similaire à celui de Abel Ferrara, interpréter lui par Harvey Keitel. Une démarche de bossu, le flingue à la ceinture, bien en évidence, accro aux jeux et aux drogues et dépendant du vice, quel qu'il soit.
      Nicolas Cage se montre sous un visage mauvais. Oui, il faut le dire, Bad Lieutenant c'est l'histoire de quelqu'un de mauvais qui tente de faire le bien ou qui s'en fiche carrément.

      Un flic improbable mais qui pourtant obtient des résultats. Herzog prend également sur lui en incluant son histoire dans cette ville en crise et en reconstruction qu'est la Nouvelle Orléans, ce qui est en soi une réussite. Une ville ébranlée, chaude et humide, peuplée de malfrats, de bourgeois et ou la drogue trouve précisément sa place. A l'ombre d'un insigne se cache peut-être le pire voyou qui soit.

      A ce titre, l'ambiance glaciale et sombre de New-York laisse la place au sud et à ses dérives, qui dans le fond, sont plus ou moins les mêmes.

      Globalement, Bad Lieutenant, nouvelle génération, ne se verra pas attribué, de ma part, des éloges. D'une part c'est un remake inavoué, d'une autre part, hormis Nicolas Cage, le casting n'est malheureusement pas bon. Des défauts mineurs, de-ci de-là, n'en font pas un incontournable mais seulement un bon polar tourmenté. 14/20

    2. L'Impasse

      Publié le 30 Aout 2010 à  13:19

      Une nouvelle association entre le brillant réalisateur Brian De Plama et le légendaire Al Pacino, quelques années après le mythique Scarface. De ça, l'histoire nous a offert L'impasse, Carlito's Way, pour d'autres.

      Le film, aussi bon soit-il, souffrira en tous temps de la comparaison avec son grand frère. Seulement, là ou Tony Montana était violent et en pleine extension, Carlito Brigante, lui, se veut un criminel déchu, recraché par le système pénitentaire dans une rue qu'il ne connaît bientôt, avec comme bonne résolution, de faire dorénavant le bien aux travers d'une vie rangée des voitures. L'impasse c'est un monument qui va à l'encontre, ou plutôt, qui symbolise la vie d'un gangster en pleine tentative de rédemption. Reconquête d'un amour perdu, effort pour ne pas replonger pour au final reprendre ses vielles accoutumances à vouloir rendre service, à son avocat, à qui le liberté lui est due. Seulement, ledit avocat c'est enfoncé dans la corruption et le crime, Carlito, de par son honneur, y remet lui aussi les deux pieds. Arrivera t-il à échapper au destin qui semble lui être du ?

      Al Pacino explose de sobriété à l'écran, tant en voix off parfois touchantes tant en chair et en os, simple, méchant mais surtout attachant. Un personnage qui vit sur sa gloire d'antan, dans un univers ou les équipes changent continuellement. Son avocat, campé par un Sean Penn éblouissant représente la mal et la tentation. Dans un New-York sombre et captivant, Brian De Palma offre au public une chronique à la fois touchante et triste d'un homme puissant mais mis au rancard.

      Hommage à une BO exceptionnelle, à des cadrages que seul ce bon vieux Brian sait en faire et surtout gloire à un duo d'acteurs du tonnerre. Seul bémol, qui n'en n'est par ailleurs pas vraiment un, le film sort du temps, au sens ou les année 70 ne se font pas ressentir, hormis dans les costumes souvent ridicules des bandits latinos. Plein d'humilité et nettement moins violent, choquant que Scarface, L'impasse se veut tout de même aussi bon, voir meilleur que ce dernier.

      Le scène final est par ailleurs d'une qualité étonnante, là ou en voix off, Pacino accueille la mort alors qu'il partait vivre au paradis terrestre. Oui, trois balles dans la poitrine et tous les points de sutures du monde ne pourront pas le recoudre, et ça c'est bien dommage. Tout s'arrête sur le regard fataliste du truand le plus noble de tous les temps, au porte de la mort. Le vielles rengaines reviennent toujours vous rendre visite, l'impasse en ait l'histoire.

      Absolument brillant, film a ne manquer sous aucun prétexte. 18/20

    3. Le Grand bleu

      Publié le 27 Aout 2010 à  13:21

      Psychédélique ou rêveur, Luc Besson offre à un public français en mal de sensations cinématographiques nationales un grand bleu unique en son genre. Paysages, autant terrestre que sous-marin, fantastiques, de l'humour et de l'aventure. Autant de composants pour ce qui aurait pu être un classique unanime, mais qui, en fin de compte, ne fût qu'une belle épopée pour certains spectateur de la fin des années quatre-vingt.

      Besson, alors qu'il était encore un réalisateur pris au sérieux, son début de carrière, prend les rênes d'une superproduction mettant en valeur les aboutissants de l'apnée, version sportive et version hobby et plaisir. Deux personnages, l'un italien et exagérément typé, l'autre français et maladivement timide. Tous deux, ayant grandi ensemble se lie d'une forte amitié et d'une seule et unique passion, la descente en apnée. Le grand bleu c'est également un hommage aux décors méditerranéens, fantastiques, de la Grèce à la Côte d'Azur, en passant par la Sicile. Paysages arides, côtes desséchées mais pourtant si belle. C'est par ailleurs au large de celles-ci que nos deux amis vont s'affronter dans leur discipline. Une discipline hors norme, ou l'homme dépasse ses limites, ce qui devient alors une sorte de drogue.

      L'histoire se corse d'avantage lorsque le frenshie de l'histoire s'amourache d'une belle New-Yorkaise. Les deux tourtereaux s'attèle à une histoire de couple, mais l'amour que porte Jacques à la mer peut-il être concilié avec l'amour qu'il porte à sa chère et tendre. Timide et mal à l'aise dans la société que tous semble chérir, Jacques n'y voit un salut qu'au fond des mers et océans, là ou les sirènes semble l'y appeler.

      Fin fataliste, l'homme ayant succombé à l'appel de cette nature morte. La passion de nos deux compères s'avère fatale. L'un par excès de confiance, l'autre par amour d'un monde cruel et meurtrier. Seul au fin fond des abysses, c'est là qu'ils finiront. Besson tente de faire voyager son public aux travers de deux personnages ne vivant que pour ce que le commun des mortels ne peut, en majorité, pas connaître. Amitié et amour décortiqué et mis sur la table, sans que cela aie le moindre poids face au grands fonds et l'amour du risque. En gros, au fond des mers se trouvent la rédemption pour ceux qui ne s'intégreront jamais à la vie de société.

      Jean Reno, nettement le meilleur sur le plateau porte et rythme quasiment le film à lui tout seul. Le pauvre Jean-Marc Barr, lui, sous ses aires amorphes, ne sert que de prétexte à instaurer la tristesse lorsque son parcours s'arrête tragiquement. Rosana Arquette, elle, se voit la plante verte au milieu d'un champs de plantes vertes. Symbole d'une société que Jacques veut quitter.

      Un hommage pour contre à la splendide BO, psychédélique et forte qui accompagne chaque scène, ou quasiment chaque scène du film. Je ne peine alors aucunement à comprendre l'engouement que le film ait pu soulever en son temps, mais pour ma part, il reste emblématique, traitant d'un sujet noble, mais se trouve n'être qu'une frasque oubliable parfois maladroite. A voir, certainement, mais de là à en faire l'apologie ! 13/20

    4. Expendables : Unité Spéciale

      Publié le 26 Aout 2010 à  13:19

      Deux façon de voir les choses, deux manière d'apprécier The Expendables. Primo, une prise au sérieux du scénario, du concept et de l'idéologie du film de la part de Stallone. Dans ce cas de figure, on peut honnêtement parler d'un ratage intégral. Secundo, prendre The Expendables comme un clin d'oeil à une génération de films d'action, souvent issu de la série B. Là, disons que le film en ai un parfait hommage. Je pense par ailleurs que le deuxième point de vue est le plus approprié.

      A partir de là, jugeons.

      Stallone, ancienne gloire du cinéma d'action et gros bras se met à la réalisation et décide pour le coup d'offrir à tous ses compagnons un retour à la vielle école. Un film ou la mort n'est qu'artifice, ou les balles sifflent, ou les explosions se succèdent et surtout un film ou les protagonistes sont d'increvables gros durs prêts à tout endurer. Difficile alors de parler de révolution ou de renouveau. C'est simple, plus c'est simpliste et spectaculaire, plus l'exercice se veut réussi. L'ex Rambo prouve par ailleurs que les anciennes gloires ne sont peut être pas si rouillées que ça, exception faite de Jason Statham, qui lui, est encore sous les feux des projecteurs.

      Tout n'est véritablement qu'un prétexte. Un prétexte pour tout faire sauter, pour que tout le beau monde réuni à l'écran se tape dessus, se massacre et se crie du mal. Grossièrement, voilà une histoire pour amateurs d'Action Man et de Duke Nukem. Insolants, violents et défigurés, cette fine équipe de gros bras d'antan viennent tout simplement s'éclater sur le plateau. Et pour cause, le scénario à lui été quasiment mis au placard. Les approfondissements du récit sont inconnus au bataillon, les rebondissements, connaît pas et les personnages aucunement approfondis. Dans le fond voici la richesse paradoxale de Expendables, Unité d'élite.

      Passé sur une scène d'introduction à la limite du risible, on se retrouve vite à suivre de l'action, de l'action et encore de l'action, illustrée par des dialogues au raz des pâquerettes et des une musique aussi basique que le litre de lait chez un fermier. Une sorte de Commando, le film de Schwarzy, celui de 1984, version XXIème siècle.

      Le casting, lui, est tout simplement fantastique pour un amateur d'action. Stallone, Statham, Lee, Lundgren, Couture et j'en passe, une apparition de Bruce Willis et de ce bon vieux Schwarzenegger, noyé dans l'autodérision, font de The Expendables un blockbuster assuré.

      Maintenant, allez savoir si Stallone, en tant que réalisateur, est capable de se renouvelé. Je juge pour ma part réussies ses suites de Rambo et Rocky, mais dans ce cas-ci, c'est assez mitigé. Le bonhomme aura-t-il d'autres inspirations que le film bête et méchant pour continuer sur cette voie.

      Concours de beauté : Stallone ou Mickey Rourke ?

      A voir pour se divertir, ou comme pour moi, pour se rappeler les bastons mémorables des films de notre enfance. 12/20

    5. Daybreakers

      Publié le 24 Aout 2010 à  13:18

      Les vampires ont incontestablement le vent en poupe dans le monde du 7ème art, actuellement du moins. Avouons d'emblée qu'avec Buffy contre les vampires, la saga Twilight ou 30 jours de nuit, maintenant rejoint par Daybreakers, on s'éloigne énormément du concept de base, Dracula et ses sbires transylvanien.

      Bref, inutile de refaire l'histoire de la légende des buveurs de sang puisque ici on se retrouve à suivre un récit à l'opposé de l'être démoniaque caché dans l'obscurité. Les vampires sont dominants et la race humaine en voie de disparition. Et avec tout ça, bien sûr, il y a pénurie de sang frais. C'est alors qu'Edward, oui il semble s'appeler tous pareil, tente de trouver un substitut au sang afin que les vampires ne se transforme pas en créature affamée. La seule solution, peut être, redevenir humain, par un procédé qui semble alors douloureux.

      Plutôt bien écrit, Daybreakers se démarque en quasi-totalité de part l'originalité de son récit. C'est une histoire originale, passablement recherchée, mais malheureusement peuplée de personnages non crédibles ou encore stéréotypés. A ce titre, qu'il s'agisse de Ethan Hawke ou encore de Willem Dafoe, ni l'un ni l'autre ne signe ici sa meilleure performance cinématographique. Simple d'accès, au design élégant et à la photographie soignée, jouant sur les couleurs bleues industruielles, Daybreakers donnera certainement de la joie aux amateurs de pseudo films d'horreurs ayant pour trame une histoire de survie, qui plus est de la survie des espèces.

      Le film se montre également sous une facette gore que l'on attendait à son poste. Oui, que serait les films de vampires sans hémoglobines giclant à gauche et à droite ? Musique certes adaptée mais totalement dépourvue d'intérêts, acteurs s'étant rassemblés sous la direction des frères Spierig afin de redorer leurs portefeuilles, en tous cas pour Sam Neill, que l'on avait depuis longtemps plus vu. Bref, hommage à un scénario correct et une idée de base originale et bien exploitée. Le spectacle est plus ou moins au rendez-vous, certain aimeront, d'autres nettement moins. Ce n'est certainement pas le film de l'année, pas au général mais peut être dans sa catégorie. 11/20