L'Impasse
Publié le 30 Aout 2010 à 13:19
Une nouvelle association entre le brillant réalisateur Brian De Plama et le légendaire Al Pacino, quelques années après le mythique Scarface. De ça, l'histoire nous a offert L'impasse, Carlito's Way, pour d'autres.
Le film, aussi bon soit-il, souffrira en tous temps de la comparaison avec son grand frère. Seulement, là ou Tony Montana était violent et en pleine extension, Carlito Brigante, lui, se veut un criminel déchu, recraché par le système pénitentaire dans une rue qu'il ne connaît bientôt, avec comme bonne résolution, de faire dorénavant le bien aux travers d'une vie rangée des voitures. L'impasse c'est un monument qui va à l'encontre, ou plutôt, qui symbolise la vie d'un gangster en pleine tentative de rédemption. Reconquête d'un amour perdu, effort pour ne pas replonger pour au final reprendre ses vielles accoutumances à vouloir rendre service, à son avocat, à qui le liberté lui est due. Seulement, ledit avocat c'est enfoncé dans la corruption et le crime, Carlito, de par son honneur, y remet lui aussi les deux pieds. Arrivera t-il à échapper au destin qui semble lui être du ?
Al Pacino explose de sobriété à l'écran, tant en voix off parfois touchantes tant en chair et en os, simple, méchant mais surtout attachant. Un personnage qui vit sur sa gloire d'antan, dans un univers ou les équipes changent continuellement. Son avocat, campé par un Sean Penn éblouissant représente la mal et la tentation. Dans un New-York sombre et captivant, Brian De Palma offre au public une chronique à la fois touchante et triste d'un homme puissant mais mis au rancard.
Hommage à une BO exceptionnelle, à des cadrages que seul ce bon vieux Brian sait en faire et surtout gloire à un duo d'acteurs du tonnerre. Seul bémol, qui n'en n'est par ailleurs pas vraiment un, le film sort du temps, au sens ou les année 70 ne se font pas ressentir, hormis dans les costumes souvent ridicules des bandits latinos. Plein d'humilité et nettement moins violent, choquant que Scarface, L'impasse se veut tout de même aussi bon, voir meilleur que ce dernier.
Le scène final est par ailleurs d'une qualité étonnante, là ou en voix off, Pacino accueille la mort alors qu'il partait vivre au paradis terrestre. Oui, trois balles dans la poitrine et tous les points de sutures du monde ne pourront pas le recoudre, et ça c'est bien dommage. Tout s'arrête sur le regard fataliste du truand le plus noble de tous les temps, au porte de la mort. Le vielles rengaines reviennent toujours vous rendre visite, l'impasse en ait l'histoire.
Absolument brillant, film a ne manquer sous aucun prétexte. 18/20
Le film, aussi bon soit-il, souffrira en tous temps de la comparaison avec son grand frère. Seulement, là ou Tony Montana était violent et en pleine extension, Carlito Brigante, lui, se veut un criminel déchu, recraché par le système pénitentaire dans une rue qu'il ne connaît bientôt, avec comme bonne résolution, de faire dorénavant le bien aux travers d'une vie rangée des voitures. L'impasse c'est un monument qui va à l'encontre, ou plutôt, qui symbolise la vie d'un gangster en pleine tentative de rédemption. Reconquête d'un amour perdu, effort pour ne pas replonger pour au final reprendre ses vielles accoutumances à vouloir rendre service, à son avocat, à qui le liberté lui est due. Seulement, ledit avocat c'est enfoncé dans la corruption et le crime, Carlito, de par son honneur, y remet lui aussi les deux pieds. Arrivera t-il à échapper au destin qui semble lui être du ?
Al Pacino explose de sobriété à l'écran, tant en voix off parfois touchantes tant en chair et en os, simple, méchant mais surtout attachant. Un personnage qui vit sur sa gloire d'antan, dans un univers ou les équipes changent continuellement. Son avocat, campé par un Sean Penn éblouissant représente la mal et la tentation. Dans un New-York sombre et captivant, Brian De Palma offre au public une chronique à la fois touchante et triste d'un homme puissant mais mis au rancard.
Hommage à une BO exceptionnelle, à des cadrages que seul ce bon vieux Brian sait en faire et surtout gloire à un duo d'acteurs du tonnerre. Seul bémol, qui n'en n'est par ailleurs pas vraiment un, le film sort du temps, au sens ou les année 70 ne se font pas ressentir, hormis dans les costumes souvent ridicules des bandits latinos. Plein d'humilité et nettement moins violent, choquant que Scarface, L'impasse se veut tout de même aussi bon, voir meilleur que ce dernier.
Le scène final est par ailleurs d'une qualité étonnante, là ou en voix off, Pacino accueille la mort alors qu'il partait vivre au paradis terrestre. Oui, trois balles dans la poitrine et tous les points de sutures du monde ne pourront pas le recoudre, et ça c'est bien dommage. Tout s'arrête sur le regard fataliste du truand le plus noble de tous les temps, au porte de la mort. Le vielles rengaines reviennent toujours vous rendre visite, l'impasse en ait l'histoire.
Absolument brillant, film a ne manquer sous aucun prétexte. 18/20