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Mes Critiques de Films

  • Toutes mes Critiques de Films publiées sur CineMovies!!


    1. District 9

      Publié le 19 Sept 2009 à  18:18

      Au final assez moyen, en fait, le premier film de Blomkamp. Si les débuts sont très convaincants, avec le parti-pris documentaire qui renforce l'effet de réalité et donc l'immersion, il est regrettable de voir l'utilisation même de l'univers.
      Certes, la réalisation démontre quelques talents, le scénario critique avec brio l'oppression subie durant l'apartheid et parvient avec finesse à faire passer l'affreux alien pour un gentil, en avançant l'argument de l'humain sadique et égoïste (un peu débile aussi).
      Mais voilà, dans chaque film, il y a un dénouement, et là, on tape dans la série B qui tâche. La deuxième moitié reste une longue succession de fusillade où les corps explosent en mille morceaux. Bref, un massacre lourdaud qui parvient presque à tout gâcher.
      Néanmoins, l'essai est intéressant et Blomkamp, à défaut de renouveler totalement le genre, peut au moins prétendre à lui redonner un certain élan. La suite probable dira s'il a les moyens de ses ambitions.

    2. Les Derniers jours du monde

      Publié le 19 Sept 2009 à  18:06

      Les frères Larieux sont réputés pour leurs films expérimentaux (Peindre ou faire l'amour ; Le voyage aux Pyrénées). Ici aussi, il y a une certaine ambition affichée, mais la forme est plus classique. La fin du monde vue ainsi inquiête un peu. L'univers est bien posé, les personnages bien ancrés dedans.
      Il faut dire que les interprètes font au moins la moitié du boulot. Amalric impeccable pour le coup, Viard au taquet et Frot plutôt bonne constituent un trio de feu, agrémenté par la présence de quelques seconds rôles biens sentis.
      Le scénario tient bien la distance, mêlant flash-backs et road-movie, pour une odyssée aux quatres coins du monde. On vit l'aventure, le désir de rester jusqu'au bout, sous les missiles et face à l'épidémie.
      Que reprocher au film sinon la mise en scène parfois un peu facile du duo familial. Le reste ,n'est que pur bonheur, un plongée dans un univers glauque mais toujours animé, où la mort n'est que banalité.

    3. Harry Potter et le Prince de sang-mêlé

      Publié le 03 Sept 2009 à  14:57

      Ce n'est même pas une déception. Si les souvenirs des épisodes de Cuaron et Newell m'ont convaincus d'y aller, à la sortie, ce furent plutôt ceux du cinquième épisode, déjà réalisé par Yates (limite incapable), qui me revinrent à la figure.
      Radcliff, Grint et Watson sont mauvais, mais ça, on le savait déjà. Ce qui est plus étonnant, c'est de voir la direction prise par le réalisateur. Laissons donc tomber l'action et la magie, concentrons nous plutôt sur les aventures de nos ados en rut. Il est vrai que dans le livre (déjà pas top), cette facette de nos apprentis sorciers est évoquées, mais de là à faire tenir le film dessus. Surtout de cette manière, Yates confondant régulièrement humour et grotesque.
      Au final, seul la scène d'ouverture est au niveau, mais pour en profiter pleinement, mieux vaut regarder la bande-annonce.

    4. Public Enemies

      Publié le 03 Sept 2009 à  14:40

      Tout ou presque est raté dans Public Enemies. Le retour de Mann sur grand écran, le premier gros rôle post-oscar de Cotillard (Mauvaise), la prestation de Depp (bien en dessous de Bale, comme quoi...), même la scène finale, crucifiée par un ralenti loudeau, en sont des exemples flagrants.
      Pour ne rien arranger, le film ennuie. Certes, il privilégie l'émotion au bavard, la simplicité au clinquant, mais il aurait fallu une toute autre performance des acteurs et du metteur en scène pour que l'effet soit au rendez-vous. Seul Bale surnage en flic crispé et omnubilé par Dillinger.
      Un éclair tout de même, vers la fin du film, avec une fusillade au milieu des bois, magnifique scène, qui rappelle que Mann en est le maître.

    5. Inglourious Basterds

      Publié le 02 Sept 2009 à  14:04

      Inglourious Basterds, c'est le retour de Tarantino à ses sources, celles qui lui avaient insufflé Pulp Fiction à l'époque. Film chorale, ambiance western, tout y est pour passer un bon moment.
      Première scène d'antologie, où Christopher Waltz, qui enterre à lui tout seul le reste du casting, nous fait regretter sa découverte tardive. On rit beaucoup avec Brad Pitt, en plouc du Tenessee, qui tire profit d'un personnage bien écrit. Mais on s'ennuie. La faute à une intrigue peut-être désiquilibrée, à une chute de rythme dans l'interminable scène de la taverne, où la facette bavarde de Tarantino tourne à vide. La faute aussi à Waltz, trop fort pour Melanie Laurent (pas à la hauteur) et Diane Kruger (transparente), ce qui donne envie de le voir tout le long du film. Reste les éclairs de mise en scène et une référence à l'Italien mémorable qui justifie à elle seule le déplacement.