Birth
Publié le 01 Aout 2006 à 3:03
L'idée de départ - une femme, qui ne parvient pas à accepter le décès de son mari, remet son futur remariage en question quand un enfant prétend être la réincarnation du mort - pouvait être interessante, et soulevait plusieurs problèmes comme l'acceptation de la mort et le fait de réussir à refaire sa vie. Mais malgré un synopsis accrocheur, le film est finalement fatigant.
On peut penser à la Comédie de l'Innoncence, dans lequel l'enfant, pour que sa mère se remette en question, fait semblant d'être un autre (mort noyé) au point de souhaiter retourner vivre avec sa "mère". Dans Birth comme dans ce film, on s'interroge : qui ment, qui est fou, qui faut-il croire ... Sauf qu'ici, le trouble psychique du personnage joué par Nicole Kidman plane sur tout le film, et sa fragilité contamine tout au point de nous faire douter de tout le monde. Son jeu est d'ailleurs excellent (revoyez la scène à l'opéra...), tout comme celui de Cameron Bright.
Mais le film est plein de longueurs, les dialogues sont poussifs, l'histoire patauge. Le réalisateur semble penser que pour faire un "film d'auteur" il suffit d'adopter un rythme lent. Mais Birth, loin de profiter d'un tel parti pris, s'étire inutilement, multipliant les vides plus ou moins artistiques au point qu'il soit parfois à peine regardable : la touche avance rapide est très tentante. Reste quelques beaux effets de caméra et une photo interessante.
En bref, malgré une idée de départ alléchante et de bons acteurs, le film peine à trouver son rythme et s'essoufle, finissant par ennuyer le spectateur qui passe à côté du sujet.
On peut penser à la Comédie de l'Innoncence, dans lequel l'enfant, pour que sa mère se remette en question, fait semblant d'être un autre (mort noyé) au point de souhaiter retourner vivre avec sa "mère". Dans Birth comme dans ce film, on s'interroge : qui ment, qui est fou, qui faut-il croire ... Sauf qu'ici, le trouble psychique du personnage joué par Nicole Kidman plane sur tout le film, et sa fragilité contamine tout au point de nous faire douter de tout le monde. Son jeu est d'ailleurs excellent (revoyez la scène à l'opéra...), tout comme celui de Cameron Bright.
Mais le film est plein de longueurs, les dialogues sont poussifs, l'histoire patauge. Le réalisateur semble penser que pour faire un "film d'auteur" il suffit d'adopter un rythme lent. Mais Birth, loin de profiter d'un tel parti pris, s'étire inutilement, multipliant les vides plus ou moins artistiques au point qu'il soit parfois à peine regardable : la touche avance rapide est très tentante. Reste quelques beaux effets de caméra et une photo interessante.
En bref, malgré une idée de départ alléchante et de bons acteurs, le film peine à trouver son rythme et s'essoufle, finissant par ennuyer le spectateur qui passe à côté du sujet.