Sunshine
Publié le 28 Avr 2007 à 12:35
Danny Boyle, ecléctique réalisateur "touche tout" nous confirme ici une nouvelle fois son réel talent de metteur en scène hors du commun. Second film de science fiction qu'il réalise après 28 days later, on ne peut qu'acclamer son potentiel dans ce genre ou il excelle par dessus beaucoup d'autres.
Là où un réalisateur banal aurait lamentablement échoué car avouons-le, ni le titre ni l'idée n'est follement originale, Danny Boyle a su donner à ce film une véritable âme.
Beaucoup plus qu'une simple histoire de course au salut de l'humanité, ce film exploite une vision toute différente de la science fiction d'aujourd'hui et n'appréhende pas de la même manière les péripéties et le destin de chaque personnage.
Cette vision pouvant sembler quelque peu archaïque aux adeptes de la pure science fiction à laquelle nous sommes soumis habituellement mais c'est en réalité selon moi une vraie renaissance de ce style, un tout autre genre aussi, que je comparerais au superbe The Foutain de Aronofsky. Même sens des effets spéciaux, et même mélange entre différentes époques et croyances plus ou moins métaphysiques.
Plus qu'une simple quête telle que le film nous est dévoilé dans la bande-annonce, le scénario expose une réel théorie et nous fait réfléchir sur ce pourquoi le soleil nous est si indispensable. Certes le soleil permet de maintenir une température agréable sur terre et par conséquence de permettre la vie mais plus que cela, il semble faire partie intégrante des humains. L'expérience que réalise un des astronautes de Icarius II en se baignant dans la lumière démontre que le soleil semble être la vraie source de la vie et que sans lui, nous ne pourrions exister.
Théorie intéressante, discutable certes mais il y a longtemps que la lumière du soleil est reconnue pour ses aptitudes curatives sur le corps humain.
Mise à part cette interprêtation nouvelle, le film brille aussi grâce à ses formidables effets sonores, rarement il m'eut été donné l'occasion de profiter d'un son certes soi-disant inconnu (celui d'une énorme navette spatiale bouillonnant devant le soleil) mais d'un réalisme saisissant. Cela couplé aux effets spéciaux bluffants utilisés de manière réellement très intelligente, on se sent totalement immergé dans le film.
La durée du film est tout à fait raisonable et nous épargne de ces fameux films de SF de deux heures et demi d'où l'on sort complètement "abrutis" par la surechère d'effets visuels.
Le casting de ce film est relativement intéressant et bien composé (Rose Byrne de Troie ou encore de Marie Antoinette, Cillian Murphy de Batman Begins dans le rôle du médecin psychopathe.
La chose la plus étonnante dans ce film demeure son budget réellement "riquiqui" pour un film de cette ampleure : seulement 14 millions d'euros!
Encore une preuve que ce n'est pas le budget qui fait la qualité du film (ça serait presque même l'inverse si l'on se souvient en plus du superbe Equilibrium, film de science fiction de série B époustouflant).
Conclusion : un pur film de science fiction comme on aimerait en voir plus souvent, préparez vous à être cloué à votre siège ... c'est impresionnant!
Là où un réalisateur banal aurait lamentablement échoué car avouons-le, ni le titre ni l'idée n'est follement originale, Danny Boyle a su donner à ce film une véritable âme.
Beaucoup plus qu'une simple histoire de course au salut de l'humanité, ce film exploite une vision toute différente de la science fiction d'aujourd'hui et n'appréhende pas de la même manière les péripéties et le destin de chaque personnage.
Cette vision pouvant sembler quelque peu archaïque aux adeptes de la pure science fiction à laquelle nous sommes soumis habituellement mais c'est en réalité selon moi une vraie renaissance de ce style, un tout autre genre aussi, que je comparerais au superbe The Foutain de Aronofsky. Même sens des effets spéciaux, et même mélange entre différentes époques et croyances plus ou moins métaphysiques.
Plus qu'une simple quête telle que le film nous est dévoilé dans la bande-annonce, le scénario expose une réel théorie et nous fait réfléchir sur ce pourquoi le soleil nous est si indispensable. Certes le soleil permet de maintenir une température agréable sur terre et par conséquence de permettre la vie mais plus que cela, il semble faire partie intégrante des humains. L'expérience que réalise un des astronautes de Icarius II en se baignant dans la lumière démontre que le soleil semble être la vraie source de la vie et que sans lui, nous ne pourrions exister.
Théorie intéressante, discutable certes mais il y a longtemps que la lumière du soleil est reconnue pour ses aptitudes curatives sur le corps humain.
Mise à part cette interprêtation nouvelle, le film brille aussi grâce à ses formidables effets sonores, rarement il m'eut été donné l'occasion de profiter d'un son certes soi-disant inconnu (celui d'une énorme navette spatiale bouillonnant devant le soleil) mais d'un réalisme saisissant. Cela couplé aux effets spéciaux bluffants utilisés de manière réellement très intelligente, on se sent totalement immergé dans le film.
La durée du film est tout à fait raisonable et nous épargne de ces fameux films de SF de deux heures et demi d'où l'on sort complètement "abrutis" par la surechère d'effets visuels.
Le casting de ce film est relativement intéressant et bien composé (Rose Byrne de Troie ou encore de Marie Antoinette, Cillian Murphy de Batman Begins dans le rôle du médecin psychopathe.
La chose la plus étonnante dans ce film demeure son budget réellement "riquiqui" pour un film de cette ampleure : seulement 14 millions d'euros!
Encore une preuve que ce n'est pas le budget qui fait la qualité du film (ça serait presque même l'inverse si l'on se souvient en plus du superbe Equilibrium, film de science fiction de série B époustouflant).
Conclusion : un pur film de science fiction comme on aimerait en voir plus souvent, préparez vous à être cloué à votre siège ... c'est impresionnant!