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Mes Critiques de Films

  • Toutes mes Critiques de Films publiées sur CineMovies!!


    1. Daredevil

      Publié le 18 Oct 2006 à  20:26

      Après les X-Men, Spider-man, avant The Hulk, il y a Daredevil, le justicier masqué tout de cuir vêtu, avocat aveugle le jour.
      Matt Murdock (Ben Affleck) est Daredevil (littéralement le "casse-cou") depuis quelques temps et s'occupe personnellement des affaires qu'il n'arrive pas à résoudre le jour dans son boulot. Doté de 4 sens (le 5e, la vue, lui a été otée dans son enfance par un accident fâcheux) extrêmement développés, il possède un véritable systême de radar-sonar qui lui permet de se mouvoir avec grâce et efficacité dans son caractère de super-héros. La rencontre avec Elektra (Jennifer Garner), fille d'un milliardaire légèrement lié à l'organisation du Caïd, mafioso smart de la ville dirigeant tous les malfrats, va bouleverser sa vie, ou plutôt ses deux vies parallèles l'une après l'autre...
      L'histoire est assez compliquée et tortueuse : point fort de ce film qui malheureusement malgré ses atouts comporte des maladresses.
      Le début est assez touffu et brouillon, on a l'impression que tout passe à vitesse grand V, et l'histoire de la transformation aurait peut-être mérité plus d'attention, soignée mais perfectible.
      L'originalité du scénario est balancée de l'autre côté, au moins durant la première moitié du film, par la lourdeur de la narration : il y a pas mal de choses à montrer, tout s'enchaîne, s'enchevêtre, on a du mal à saisir tous les personnages, à les comprendre, l'histoire est claire mais on en tient pas vraiment la cause.
      Heureusement pour le film, ceci se contre-balance à partir de la moitié de la bande, du retournement de situation, l'action véritable arrive, l'aventure qui nous mènera au bout est lancée.
      La vision de ce film est originale sans l'être, elle ne ressemble pas à ce qui a déjà été fait en matière de genre, sans s'en éloigner pour autant : l'image est noire, aux reflets rougeâtres du cuit de la combinaison du héros, le parti a été pris de modeler une action assez terre-à-terre visuellement (seulement visuellement bien-sûr...).
      L'histoire elle-même est noire, pas d'eau de rose, pas de bons sentiments (à part peut-être celui poussé par la foi du héros), plutôt du cru, du frappant, du direct (un peu trop parfois - rapidité, etc. -).
      La fin est vraiment chiadée dans ce jeu de figures du combat des deux bords, et le dénouement vaut le coup.
      Tous ces bons côtés qui rattrapent allègrement ce film et le sortent de la banalité dans laquelle il aurait bien pu tomber.
      Une histoire dure, une image noire, un héros meurtri, sans peur, un scénario béton, malgré l'originalité contestable de ce film, les incoésions narratives qu'il peut montrer par temps, "DareDevil" reste largement appréciable et plaisant."

    2. Danse avec les loups

      Publié le 18 Oct 2006 à  20:25

      Ce film, c'est la dénonciation de la plus grande part de stupidité chez l'homme en général : l'intolérance, les prejugés, etc...
      Deja, resume d'un film de 3 heures :
      Le lieutenant John Dunbar de l'armée nordiste des Etats-Unis, a la suite d'un acte de folle bravoure, dont il sort miraculeusement vivant, demande a etre muté a l'avant-poste situé a l'extreme ouest des Etats-Unis "je voulais voir cette frontière avant qu'elle disparaisse". Il se retrouve tout seul, dans une cabane pourrie au milieu du desert, attendant d'autres hommes. Au fil des jours, il verra approcher des indiens et un loup, Patte-Blanche. Au bon d'un moment, les indiens se presenteront a lui, en paix, il les suivra et sympatisera, ainsi naitra une grande amitié entre ce peuple de Sioux et le lieutenant. Il rencontre a ce camp une blanche élevée par des indiens, Dressée avec le poing, qui lui apprendra la langue des Sioux et qui se liera a lui.
      Il rentre a son avant-poste, fier de sa rencontre, de son experience, de sa nouvelle amitié avec ce peuple étrange. Le soir meme il danse avec ce loup, Patte-Blanche.

      Il se lie avec ses "sauvages" et s'integre rapidement, il va chasser le bison, se bat a leur coté. Mais ce qu'il faut voir, c'est pourquoi ces indiens font tous ca. Ils chassent pour se nourrir, ils se battent pour survivre a l'hiver. On pourrait se dire dans un sens, l'homme blanc est bizarre, divergence de but, divergence de culture.

      Cet homme blanc arrive, sous ses gros sabots et idiots, la cavalerie détruit le reve de Dumbar, pas de paix, pas de fraternité, la betise humaine vaincra.

      Danse avec les loups est un grand et beau film qu'il faut voir a tout pris.

    3. Danny Balint

      Publié le 18 Oct 2006 à  20:21

      Voila un sujet extrêmement délicat, polémique, et donc ambitieux. L'histoire d'un juif antisémite rongé par sa haine. Je sais pas si délicat est assez fort comme mot, en fin de compte...
      Au début, je me suis demandé ce qu' était cette apologie horriblement intelligente de l'antisémitisme. Le genre de discours dérangeant qui vous met mal à l'aise (qui donc, fait lever des questions en vous qui ne seraient jamais venues à votre esprit autrement). Et je ne voyais donc pas l'intérêt de faire jouer un personnage avec des idées si haineuses et abjectes, mais pourtant doté d'une grande intelligence et d'un talent d'orateur inouïe (tiens, ça me rappelle un autre antisémite...), par un acteur de talent et beau comme un dieu (aryen...?), et ce sans aucun recul marqué de la part du réalisateur. D'où mon impression d'apologie (je sais pas si tout le monde m'a suivi...).

      Mais comme dans toutes réalisations ou mises en scène digne de ce nom, soudain, la magie s'opère, et le propos du film devient clair. C'est une vision de la culpabilité juive par rapport à la Shoah, une réflection sur l'obscurantisme engendrée par la haine et la colère.
      Un des films les plus intelligents de notre génération, de mon point de vue. Evidemment, très peu connu du grand public (campagne publicitaire néante lors de sa sortie, dans très peu de salle d'ailleurs), mais j'ai le sentiment que ce dernier n'est pas encore prêt pour ce genre de film.
      Petit bémol tout de même: cette première demie heure délivrant un message très peu recommandable. Très dérangeante, très malsaine. Heureusement, c'est afin de mieux le dénoncer.

      Je salue la performance formidable de Ryan Gosling (Hercule a grandi, thank god!) d'abord pour son jeu d'acteur tout en nuance, en retenue et d'une sublime justesse, mais aussi pour avoir accepter un role pareil. Le genre de role qu'en général personne n'accepte, de peur de plomber sa carrière. Billy Zane campe un fasciste monstrueusement crédible et dangereux et enfin, grand bravo à Summer Phoenix, pour les mêmes raisons que son partenaire Ryan Gosling (mais que voulez-vous, c'est une Phoenix, cela ne s'invente pas...)"

    4. Dancer Upstairs

      Publié le 18 Oct 2006 à  20:20

      Sorti dans la quasi-indifférence en janvier 2003, le (premier) film de John Malkovich méritait un tout autre sort. DANCERS UPSTAIRS ne ressemble à aucun autre film: pas vraiment un film politique,ni réellement un thriller non plus, ce long métrage est un subtil mélange des genres, empruntant autant aux films d'amour qu'aux tragédies grecques.
      Javier Bardem excelle dans son rôle de policier viril mais pouvant difficilement cacher ses failles.Et il ressort des images de Malkovich une atmosphère aussi envoûtante et intriguante qu'exotique et dépaysante.
      DANCER UPSTAIRS est un film dense nous invitant à la réflexion. Il explore en effet de nombreuses pistes telles que la notion d'"identité" et celle de la force des opinions.Et il nous fait aussi s'interroger sur la place que nous voulons occuper dans l'Histoire, sur les fausses idées que nous pouvons nous faire des autres...
      Si DANCER UPSTAIRS n'est pas un chef d'oeuvre, il y ressemble beaucoup. Il faut esperer que les années "réhabiliteront" ce film et qu'il sera ainsi apprécié à sa juste (grande) valeur par le large public qui l'a boudé à sa sortie."

    5. Dancer in The Dark

      Publié le 18 Oct 2006 à  20:19

      Lars Von Trier est un malin: son film est susceptible de plaire au plus grand nombre: les fans de Bjork (qui a écrit la BO du film et, cette BO est capitale car il s'agit d'une "comédie" musicale) et les ménagères de moins et de plus de 50 ans (en effet, ce film est un mélo tire-larmes très efficace et bouleversant). Pourtant, la palme d'or du dernier festival de Cannes parvient à mêler ces deux genres très codés, très antinomiques de façon habile et convaincante tout en jouant à fond le jeu des conventions liées à ces deux genres.

      On pourrait y voir une parodie et une satire de ces deux genres cinématographiques: les personnages qui se mettent à chanter soudainement dans les lieux de leur vie quotidienne avec des dialogues chantés (dans l'usine, en prison , dans le tribunal), les chorégraphies avec de nombreux figurants, les couleurs criantes des scènes musicales, le déploiement technique (plus de 100 caméras pour la scène du train) et le côté euphorisant pour le spectateur de ces scènes. Pour le mélo, le sort semble s'acharner sur cette petite émigrée tchèque qui travaille dur en usine et économise les moindres 10 cents pour payer une opération à son fils qui souffre de la même maladie qu'elle, maladie qui la rend aveugle. Elle est l'incarnation du bien (elle est humble, modeste, dévouée, courageuse) et le sort et les méchants s'acharnent sur cet être sans défense. L'intrigue mise en place accumule tous les ressorts dramatiques l'amenant à sa fin malheureuse bien sûr, parfois en dépit du bon sens et dans l'exagération la plus totale. C'est du sadisme pur et dur , auquel on ne résiste pas, à moins d'avoir un coeur de pierre, car même le méchant est écoeuré de ce qu'il fait..

      Mais l'antinomie des deux genres ici juxtaposés empêche d'y voir une simple parodie : en effet, le mélo finit forcément mal tandis que dans les comédies musicales, dont Selma, l'héroïne, est une amatrice, jamais rien d'affreux ne se passe jamais (Selma le dit elle-même: "in the musicals nothing dreadful ever happens"). Or, ici, la maladie, le matérialisme, le crime, l'exploitation capitaliste, la peine de mort sont les points d'appui de l'intrigue. De plus, la comédie musicale est intégrée dans l'histoire, non pas comme genre, mais comme un des traits de la personnalité de l'héroïne: en effet, pour pouvoir avancer dans la vie et franchir les difficiles étapes, la musique est une aide pour Selma: quand la fatigue devient trop oppressante,quand l'ennui se fait étouffant, Selma entend la musique des machines, imagine ses collègues et elle-même comme des personnages de comédie musicale; lorsqu'elle a tué, elle imagine sa victime dansant avec elle lui pardonnant son geste; lorsqu'elle doit se lever et accomplir les 107 pas qui la mènent à la potence, le chant et la musique l'aide (alors que les trois premiers pas , dans une scène intenable, furent difficilement accomplis). La mise en scène, refusant le grandiloquent et les effets gratuits propres à ces deux genres, est dans la veine "cheap" du cinéaste (caméra portée, abus de zooms et de mouvements, couleurs sales et collant au réel, sauf dans les scènes musicales) et contribue à ne plus ranger ce film dans les étagères "comédie musicale" ou "mélo".Le mélo, lui , est plus difficilement contre-balancé mais son interruption brutale et salutaire (pour nos petits coeurs sensibles) par les scènes magiques de comédie musicale l'amène à focaliser notre attention sur le personnage et sa trajectoire, sur la condition humaine et la singularité du personnage, sur sa détermination et son destin, sur ses choix.

      Comme dans "Breaking the waves", l'héroïne est une figure de sainte, qui évolue dans un environnement hostile et qui , par sa propre force motivée par l'amour et la foi , ira jusqu'à son propre sacrifice. Mais ce propos, qui semble être dans les intentions de Lars Von Trier, est rééquilibré par la composition magnifique et profondément humaine de Bjork qui a bien mérité son prix d'interprêtation féminine. Oui, elle porte tout le film sur ses frêles et pourtant solides épaules. Et elle emmène le film dans une direction moins religieuse et plus humaine et elle recentre tout sur la musique, magnifique et sans concessions au genre ni au marché. Le mélo est contrebalancé par Bjork, ses chansons, sa voix et sa façon de les interprêter, sa foi en la musique (et non en Dieu), au pouvoir de la musique dans notre vie. La grande idée de Lars Von trier a été de donner le rôle à Bjork, de lui confier la composition de la BO, car elle lui a donné l'inspiration .Les passages remplis de grâce viennent d'elle: l'idée que le bruit des machines est une musique , elle l'a évoqué dans de nombreuses interviews pour ces albums. La musique , elle y croit tellement fort que c'est encore au moment où elle va être pendue qu'elle y puise la force d'attendre la fin qui ne vient pas (à cause d'un coup de téléphone qui se fait attendre).

      Ce film est bouleversant, mais ce qui bouleverse n'est pas forcément ce qui bouleverse dans les mélos ou les comédies musicales habituellement. Ce film est davantage intéressant par sa forme, et le sens des formes que par son contenu. Par ailleurs, on parle beaucoup de metteurs en scènes qui utilisent les acteurs pour composer leur film et qui ne leur réclament pas une performance: Lars Von Trier allie ces deux traditions: les acteurs sont au service de son oeuvre (et non le contraire) mais aussi le film est un film d'acteurs qui leur offre la possibilité de briller tout autant que de servir le film. A noter Catherine Deneuve, très convaincante et bouleversante en ouvrière , et amie fidèle de Selma."