Toute la beauté du monde
Publié le 22 Fév 2006 à 11:32
C'est typiquement le genre de film à côté duquel on peut passer sans accrocher…
Notre réceptivité à ce type d'histoire et aux paysages est étrangement dépendante de notre vécu et de notre état d'esprit du moment.
Pour celui qui rentre dans le film, la douleur de Tina fait mal. Elle fait mal parce qu'elle est profonde, parce que surtout on ne peut rien pour elle. Zoé Félix est bouleversante avec ses crises de larmes subites et silencieuses que rien n'arrive à empêcher. On se rend compte à quelle point elle souffre, on participe à sa solitude.
Heureusement, afin d'éviter de tomber dans le mélo d'un Love Story revu et corrigé, Marc Esposito nous ménage de petites plages d'humour, grandement meublées par un Jean-Pierre Daroussin toujours aussi désarmant de naturel dans ses rôles.
Et puis il y a Bali, ses paysages magnifiques et ses habitants. Là encore, le réalisateur à l'intelligence de ne pas tomber pas dans le documentaire géographique. Rien n'est gratuit, les décors naturels sont réellement un acteur à part entière de cette histoire, de ce sauvetage.
Reste le cas Marc Lavoine. Trop parfait pour être vrai dans le rôle de l'amoureux transi, on se pose plusieurs fois les mêmes questions que Tina, est-il réellement sincère dans sa démarche, dans sa gentillesse, dans sa patience ?
Mais le fait même de s'interroger, n'est-il pas la preuve de la justesse de son jeu d'acteur ?
Le seul vrai reproche serait plutôt au sujet de la fin, un peu rapide, un peu baclée même avec une sensation de déjà vue. Mais comment terminer autrement ce genre d'histoire, ce genre de film autrement que d'une manière classique ?
Quoiqu'il en soit, ce film reste un bon moment de cinéma qu'il faut voir et visiter comme une oasis de tendresse, d'amour et de fraîcheur dans un désert d'exclusion, de haine et de violence…
Notre réceptivité à ce type d'histoire et aux paysages est étrangement dépendante de notre vécu et de notre état d'esprit du moment.
Pour celui qui rentre dans le film, la douleur de Tina fait mal. Elle fait mal parce qu'elle est profonde, parce que surtout on ne peut rien pour elle. Zoé Félix est bouleversante avec ses crises de larmes subites et silencieuses que rien n'arrive à empêcher. On se rend compte à quelle point elle souffre, on participe à sa solitude.
Heureusement, afin d'éviter de tomber dans le mélo d'un Love Story revu et corrigé, Marc Esposito nous ménage de petites plages d'humour, grandement meublées par un Jean-Pierre Daroussin toujours aussi désarmant de naturel dans ses rôles.
Et puis il y a Bali, ses paysages magnifiques et ses habitants. Là encore, le réalisateur à l'intelligence de ne pas tomber pas dans le documentaire géographique. Rien n'est gratuit, les décors naturels sont réellement un acteur à part entière de cette histoire, de ce sauvetage.
Reste le cas Marc Lavoine. Trop parfait pour être vrai dans le rôle de l'amoureux transi, on se pose plusieurs fois les mêmes questions que Tina, est-il réellement sincère dans sa démarche, dans sa gentillesse, dans sa patience ?
Mais le fait même de s'interroger, n'est-il pas la preuve de la justesse de son jeu d'acteur ?
Le seul vrai reproche serait plutôt au sujet de la fin, un peu rapide, un peu baclée même avec une sensation de déjà vue. Mais comment terminer autrement ce genre d'histoire, ce genre de film autrement que d'une manière classique ?
Quoiqu'il en soit, ce film reste un bon moment de cinéma qu'il faut voir et visiter comme une oasis de tendresse, d'amour et de fraîcheur dans un désert d'exclusion, de haine et de violence…