Marock
Publié le 07 Nov 2006 à 22:15
Marock est le premier long métrage de la réalisatrice (et scénariste) Laïla Marrakchi. En parti autobiographique, elle y décrit la vie d'une bande d'ado des quartiers aisés de Casablanca.
Rita 17 ans, en terminale à Casablanca croise un soir le regard de Youri Benchettri et va tomber "follement amoureuse". Tous deux appartiennet à la haute bourgeoisie marocaine, mais elle est mulsulmane et lui juif, d'où des complications dans leur relation. Pour ce qui est de leur vie sociale, ils profitent de tout ce que peuvent leur offrir leur parents et comptent bien vivre pleinement leur adolescence et leur amour. Evidemment, ces jeunes sont très fortement occidentalisés : Ils sortent en boite de nuit, boivent de l'alcool, parlent de sexe, font des courses de voitures ...
On se croirait transporté quelques années en arrière et regarder Beverly Hills, version orientale. Marock est bourré de cliché sur la jeunesse dorée, insouciante , superficielle à qui tout tombe tout cuit dans le bec.
Malgrès sa sélection pour "un certain regard" au festival de Cannes, ce film a fait polémique dans son pays d'origine. Considérant la vision de ces jeunes et de la religion, beaucoup de salles ont refusés de le diffuser.
Laïla dépeint une catégorie de jeune refusant d'adopter des traditions qu'ils jugent de façade et que de moins en moins de marocains respectent. Seulement, personne n'ose les contester.
Elle a eu le courage de montrer tous les excès et les contradictions auxquels sont confrontés ces adolescents.
Contradiction, car ils sont fiers de leur origine musulmane, mais sont également fortement imprégnés de culture occidentale.
La bande son symbolise parfaitement cette double culture. Le choix a été porté sur des morceaux de musique orientales (souvent remixée) et des titres anglo saxon.
Les paysages sont quant a eux exceptionnels, ils font révés. Le responsable de la déco a fait un superbe travail sur les maisons des protagonistes !
Les acteurs, jouent pour la plupart leur premier rôle. Ils ont gardé toute leur fraicheur et leur candeur. Ils sont donc complètement crédibles.
La réalisation est un peu monotone. M^me si l'intensité de ce teen movie monte en puissance, le rythme s'essouffle rapidement et on regrette cette fin politiquement correcte et prévisible
Finalement, si on oublie les considérations politico-sociales, Marock est une fresque romantique assez banale : une histoire d'amour universelle.
Laïla Marrakchi nous a montré une autre face du Maroc que nous ne connaissons pas, un autre Maroc que celui du respect des traditions et de la religion, mais un maroc qui existe bel et bien, même si peu représentatif
Rita 17 ans, en terminale à Casablanca croise un soir le regard de Youri Benchettri et va tomber "follement amoureuse". Tous deux appartiennet à la haute bourgeoisie marocaine, mais elle est mulsulmane et lui juif, d'où des complications dans leur relation. Pour ce qui est de leur vie sociale, ils profitent de tout ce que peuvent leur offrir leur parents et comptent bien vivre pleinement leur adolescence et leur amour. Evidemment, ces jeunes sont très fortement occidentalisés : Ils sortent en boite de nuit, boivent de l'alcool, parlent de sexe, font des courses de voitures ...
On se croirait transporté quelques années en arrière et regarder Beverly Hills, version orientale. Marock est bourré de cliché sur la jeunesse dorée, insouciante , superficielle à qui tout tombe tout cuit dans le bec.
Malgrès sa sélection pour "un certain regard" au festival de Cannes, ce film a fait polémique dans son pays d'origine. Considérant la vision de ces jeunes et de la religion, beaucoup de salles ont refusés de le diffuser.
Laïla dépeint une catégorie de jeune refusant d'adopter des traditions qu'ils jugent de façade et que de moins en moins de marocains respectent. Seulement, personne n'ose les contester.
Elle a eu le courage de montrer tous les excès et les contradictions auxquels sont confrontés ces adolescents.
Contradiction, car ils sont fiers de leur origine musulmane, mais sont également fortement imprégnés de culture occidentale.
La bande son symbolise parfaitement cette double culture. Le choix a été porté sur des morceaux de musique orientales (souvent remixée) et des titres anglo saxon.
Les paysages sont quant a eux exceptionnels, ils font révés. Le responsable de la déco a fait un superbe travail sur les maisons des protagonistes !
Les acteurs, jouent pour la plupart leur premier rôle. Ils ont gardé toute leur fraicheur et leur candeur. Ils sont donc complètement crédibles.
La réalisation est un peu monotone. M^me si l'intensité de ce teen movie monte en puissance, le rythme s'essouffle rapidement et on regrette cette fin politiquement correcte et prévisible
Finalement, si on oublie les considérations politico-sociales, Marock est une fresque romantique assez banale : une histoire d'amour universelle.
Laïla Marrakchi nous a montré une autre face du Maroc que nous ne connaissons pas, un autre Maroc que celui du respect des traditions et de la religion, mais un maroc qui existe bel et bien, même si peu représentatif