Le Secret des poignards volants
Publié le 21 Mai 2007 à 18:07
Le secret des poignards volants
Suite au succès de Hero, Zang Yimou persévère dans le wu xia pian, mais hélas pas avec la même réussite.
L'ésthétisation est ici forcée : certes c'est souvent très beau, les costumes sont magnifiques, mais on est loin du jeu sur les couleurs de son précédent film, Yimou se contente de surcharger son film visuellement, mais sans le désir d'harmonie qu'on trouvait dans Hero. Il abuse aussi pas mal de ralentis là où ils n'ont pas lieu d'être et réutilise certaines idées jusqu'à l'épuisement, bref il nous ressert la même recette en moins bien de ce côté.
Ce n'est pas mauvais pour autant : la première heure du film multiplie les péripéties (même si les chorégraphies de Ching Tsui Tung font dans le minimum syndical), le triangle amoureux fonctionne bien, mais le scénario finit par s'étirer en longueur en cumulant des rebondissements un peu vains, loin de la maestria de ceux des films de Chu Yuan. D'autre part le final en rajoute dans les bons sentiments, pas aidés par une interprétation pataude, là où Hero avait su faire dans la sobriété.
Après cette petite déconvenue, Yimou descend bien vite de son piedestal, ce que viendra confirmer son navrant dernier film.
Suite au succès de Hero, Zang Yimou persévère dans le wu xia pian, mais hélas pas avec la même réussite.
L'ésthétisation est ici forcée : certes c'est souvent très beau, les costumes sont magnifiques, mais on est loin du jeu sur les couleurs de son précédent film, Yimou se contente de surcharger son film visuellement, mais sans le désir d'harmonie qu'on trouvait dans Hero. Il abuse aussi pas mal de ralentis là où ils n'ont pas lieu d'être et réutilise certaines idées jusqu'à l'épuisement, bref il nous ressert la même recette en moins bien de ce côté.
Ce n'est pas mauvais pour autant : la première heure du film multiplie les péripéties (même si les chorégraphies de Ching Tsui Tung font dans le minimum syndical), le triangle amoureux fonctionne bien, mais le scénario finit par s'étirer en longueur en cumulant des rebondissements un peu vains, loin de la maestria de ceux des films de Chu Yuan. D'autre part le final en rajoute dans les bons sentiments, pas aidés par une interprétation pataude, là où Hero avait su faire dans la sobriété.
Après cette petite déconvenue, Yimou descend bien vite de son piedestal, ce que viendra confirmer son navrant dernier film.