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Mes Critiques de Films

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    1. Danny The Dog

      Publié le 21 Mai 2007 à  18:10

      Danny the dog

      Quand le réalisateur du Tranposteur réalise le nouveau Jet Li produit par Besson on peut décemment craindre le pire. Pourtant il s'agt certainement le meilleur film produit par Europa parmi ceux écrits par Besson (sinon Haute tension est bien meilleur).

      Forcèment Jet Li oblige on y va pour les scènes de baston qui si elles ne sont pas si nombreuses sont en revanche très sèches, violentes, et globalement sans fioritures. Il ne s'agit pas vraiment d'arts martaux mais davantage de combats de rue dans lesquels Jet Li démontre qu'il a toujours la grande forme, les chorégraphies de Woo-Ping étant très réussies, avec une vraiment originale dans les toilettes (son dernier coup de pied est impressionnant ). En plus ces combats sont bien mis en valeur par la réalisation qui est faite de plans suffisamment longs et bien cadrés.

      Mais il y a une histoire à côté, qui bien que relativement convenue se suit avec intérêt, principalement les relations entre Freeman (toujours en bon samaritain, aveugle cette fois) et sa belle fille, qui donne de l'épaisseur au film. Jet Li se montre lui aussi convaincant dans les scènes d'émotion, il parvient à ne pas sombrer dans le ridicule même si parfois on en est pas loin. En revanche la partie concernant Hoskins est moins bonne, principalement à cause de son cabotinage.


      Au final un bon petit film, parfois touchant par sa naivité mais tout à fait sincère, et brutal dans sa partie action.

    2. Le Secret des poignards volants

      Publié le 21 Mai 2007 à  18:07

      Le secret des poignards volants

      Suite au succès de Hero, Zang Yimou persévère dans le wu xia pian, mais hélas pas avec la même réussite.

      L'ésthétisation est ici forcée : certes c'est souvent très beau, les costumes sont magnifiques, mais on est loin du jeu sur les couleurs de son précédent film, Yimou se contente de surcharger son film visuellement, mais sans le désir d'harmonie qu'on trouvait dans Hero. Il abuse aussi pas mal de ralentis là où ils n'ont pas lieu d'être et réutilise certaines idées jusqu'à l'épuisement, bref il nous ressert la même recette en moins bien de ce côté.

      Ce n'est pas mauvais pour autant : la première heure du film multiplie les péripéties (même si les chorégraphies de Ching Tsui Tung font dans le minimum syndical), le triangle amoureux fonctionne bien, mais le scénario finit par s'étirer en longueur en cumulant des rebondissements un peu vains, loin de la maestria de ceux des films de Chu Yuan. D'autre part le final en rajoute dans les bons sentiments, pas aidés par une interprétation pataude, là où Hero avait su faire dans la sobriété.

      Après cette petite déconvenue, Yimou descend bien vite de son piedestal, ce que viendra confirmer son navrant dernier film.

    3. Kingdom of Heaven

      Publié le 13 Mai 2007 à  15:58

      Kingdom of heaven

      Un peu décevant le dernier Ridley Scott. Il avait prouvé sa capacité à nous livrer des récits guerriers prenant, que ce soit au temps des romains ou dans la Somalie de 1993. Hélas, il ne retrouve pas ici la force de ces deux films.

      Pourtant le film est plutôt intéressant grâce aux personnages et à leurs relations de pouvoir, de filiation, avec des conflits individuels classiques mais qui fonctionnent bien. La destinée de Baliant, qui elle aussi ne révolutionera pas le genre demeure une histoire accrocheuse. Par contre le côté religieux et les doutes sur la foi du héros, ne sont pas très bien rendus. Toute cette première partie, émaillée de quelques combats violents quoiqu'un peu courts, est une sorte de crescendo dont on attend en fait l'apothéose finale avec le siège de Jérusalem.

      Malheureusement, ce siège se fait trop attendre, et ne parvient à donner le souffle épique qu'on attendait tant. Certes, certains plans d'ensemble sont bougrement impressionnants, les stratégies militaires sont pleine d'idées, mais tout cela manque globalement de punch, de dynamisme, du coup on suit ces affrontements sans vraiment vibrer. Scott fait en plus quelques choix audacieux mais frustrants, comme de ne montrer que le résultat d'une bataille, et non le combat en lui-même; et il cède à la mode de filmer le tout au ralenti avec choeurs féminins en guise de musique, sensés rendre le tout lyrique, mais qui en fin de compte ramollissent le film plus qu'autre chose.

      Reste la patte visuelle de Ridley Scott, reconnaissable à de très nombreuses reprises, avec ses filtres, ses compositions très picturales, sa capacité à mettre en valeur des décors somptueux, et à nous offrir des plans d'une grande beauté (les aigles au dessus du champs de bataille).

      Un film qui au final ne tient pas toutes ces promesses, plaisant, mais frustrant.

    4. Lord of War

      Publié le 13 Mai 2007 à  15:54

      Lord of war

      Avec Lord of war Andrew Niccol quitte les réalités virtuelles et les altérations de la réalité pour traiter d'un sujet bien réél lui, le traffic d'armes international. Et gagne en grande partie son pari grâce à son sens du récit qui fait de son histoire un vrai film de gangster et à son ton ironique et percutant.

      Tout ce qui concerne les activités de Yuri Orlov (excellent Nicolas Cage, charismatique et enjoué) est passionnant, car on sent que Niccol s'est bien documenté et tout parait on ne peut plus plausible. Entre ventes d'armes en Afrique et la traque par un agent d'Interpole, on a droit un tas de scènes à la fois jouissives pour leur ironie mordante mais aussi effarantes pour ce qu'on y voit ou entend. Certes on apprend rien de nouveau (à mons d'être d'une grande naïveté) mais l'ensemble est très bien foutu, avec de bonnes idées de mise en scène pour illustrer le propos du film.

      Dommage que le film pêche dans le traitement des relations familiales d'Orlov, convenues et prévisibles, notamment en ce qui concerne sa femme, platement interprétée. Dès que Niccol s'éternise trop sur ce point le film perd de son impact.

      De même, il y a un aspect un peu trop démonstratif dans la tentative de changement de l'anti-héros, mais ça ne gâche pas pour autant le film, très intéressant, immoral, et qui parvient à nous faire aimer une véritable ordure.

    5. Un long dimanche de fiançailles

      Publié le 09 Mai 2007 à  21:08

      Un long dimanche de fiançailles

      Pas facile pour Jeunet d'enchaîner après l'énorme carton d' Amélie Poulain.
      Mais s'il faut admettre une (très) légère déception, Jeunet nous livre de nouveau un très bon film.

      Que dire d'autre que le film est extrêmement soigné visuellement en terme de décors, costumes, reconstitution, de ce point de vue c'est impressionnant. De même l'horreur des tranchées est restituée de manière très crédible. La mise en scène de Jeunet est reconnaissable dès le premier plan et si on aime son style, le film est très agréable à suivre. Autre gros point positif, la direction d'acteurs et l'écriture des personnages: tous les seconds rôles sont géniaux, ont le temps d'exister, en une seule scène parfois, Jeunet a le don d'insuffler un maximum d'humanité à ses personnages en très peu de temps, Audrey Tautou est également très bien toujours aussi craquante. Le casting est en outre hallucinant.

      Le scénario est aussi très bon, en forme d'enquête, avec un petit côté ludique et l'utilisation des différents points de vue sur une même scène.
      Tout est parfait alors, mais on a finalement l'impression que ça l'est parfois un peu trop, ça semble parfois trop nickel, ce qui empêche l'émotion de vraiment surgir, sauf dans la superbe scène finale d'une belle justesse.

      Jeunet livre à nouveau un superbe film qui porte sa patte de la première à la dernière image, à peine handicapé par un côté un peu calibré.