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Mes Critiques de Films

  • Toutes mes Critiques de Films publiées sur CineMovies!!


    1. Che - 1ère partie : L'Argentin

      Publié le 20 Janv 2009 à  21:59

      La grande figure de la révolution mis sur grand écran par le plus surestimé des réalisateurs. Heureusement que ce film n'est qu'une partie d'un ensemble car la moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y manque foule de chose. La vie du Che était-elle si peu intéressante pour passer les trois quarts et demi du film à le voir préparer et faire le coup d'état qui amènera Castro au pouvoir? N'a t'il donc rien fait d'autre? Certes, tout le monde ne peut pas se targuer d'en avoir fait autant que lui. Mais c'est justement là, la plus grande faille du film. Je m'explique, Le Che est argentin, et pourtant il sera l'un des grand rôle de la révolution Cubaine. Qu'est-ce qui l'a amené à cet endroit, à faire ces actes de folie? Le film ne l'explique pas. C'est donc là qu'il me vient à espérer que la deuxième partie l'explique. Mais quelque chose me dit que je risque fortement d'être déçu. Faut il se dire que cette oeuvre de Soderbergh est la suite de Carnets de voyages? Si oui, alors regardez absolument le film de Walter Salles, autrement plus intéressant et surtout beaucoup plus instructif. Malgré cela, je dois avouer que je ne me suis pas ennuyé car heureusement, nous apprenons quelques trait de caractère du Che à travers son périple junglesque. Et comme c'est Bénicio Del Toro qui incarne le révolutionnaire, on a du mal à se dire que tout est mauvais là-dedans. Soderbergh montre l'intransigeance du Che envers ceux qui ne suivent pas sa révolution. Pour ma part, je dirais tant mieux car, non seulement, ça rend le personnage beaucoup plus humain (dans le sens où ce mythe est capable d'être dur) mais en plus, cela est logique avec la situation où il était à ces moments-là. En tant de guerre, on est pas en train de faire des sentiments pour des parias. S'il voulait tenir ses troupes dans le droit chemin, il se devait d'être dur. Est-ce pour autant qu'il était pour la peine de mort? Je ne le crois pas. La suite nous le dira peut-être.

    2. The Dark Knight, Le Chevalier Noir

      Publié le 20 Aout 2008 à  2:49

      Ce film est dans l'ensemble très bien réalisé mais on en attendait pas moins de l'auteur de Memento. Le couplage photo, montage et musique donne une puissance aux images que l'on trouve dans très peu de films. Plusieurs fois je me suis dit que je me trouvais devant un grand film. L'interprétation est de taille et la mention revient largement à Heath Ledger.
      Mais force est de constater que malgré ces qualités importantes, le film comporte des longueurs gênantes. Tellement gênantes que la durée du film (2h27) n'est pas justifié et parait même prétentieuse.
      De plus, les discours moralisateurs sont incroyablement nombreux et le laïus de fin de Gary Oldman en est le parfait exemple.
      En bref, ce film est une déception par rapport à tous ce que j'ai pu en entendre. Il reste par contre tout à fait regardable et possède même quelques moments agréable.

    3. Surveillance

      Publié le 31 Juil 2008 à  21:10

      Le moins qu'on puisse dire, c'est que Jennifer Lynch est bien la fille de son père. Le générique du film aurait tout aussi bien pu être fait par son père. Les mêmes cadrages, les mêmes objets de décoration, ce son si particulier et cette violence qui vous prend aux tripes d'entrée de jeu.
      La suite est plus classique même s'il on retrouve plusieurs fois l'influence paternelle.
      On suit les témoignages de plusieurs survivants d'une tuerie sauvage dans un endroit paumé des states. Le tout est supervisé par deux agents du FBI qui ont une relation ambigue à souhait.
      C'est avec un grand plaisir qu'on retrouve Bill Pullman dirigé par la famille Lynch. Deux entrées dans cet univers et deux rôles qui lui vont à ravir. Dans ce film, il est tout bonnement insaisissable. Quant à Julia Ormond, ele fait preuve d'une grande richesse dans les émotions que son personnage doit nous faire ressentir.
      Pour un deuxième film, Jennifer Lynch s'en sort donc plutôt bien. Elle n'est pas débarassé de l'influence de son père et c'est tant mieux, mais en même temps, elle ne se contente pas de faire du copier coller et nous sert une histoire des plus sordides.
      Si la violence crue et sauvage ne vous gêne pas, faites le détour jusqu'au cinéma le plus proche pour aller savourer cette heure quarante qui passe trop vite.

    4. Le Dahlia Noir

      Publié le 28 Juil 2008 à  10:59

      Le meurtre du dahlia noir a tout d'une histoire mystérieuse. Cette sordide affaire a attiré médias et public pendant de longues années et aujourd'hui encore les sites traitant de cette sauvagerie ne manque pas. Toutes les thèses circulent, à chacun de se faire son propre avis suivant les informations récoltées.
      Le moins qu'on puisse dire, c'est que Brian De Palma ne s'embarasse pas avec le côté mystérieux de l'histoire. Il met plus l'accent sur la relation triangulaire de deux flics et la copine d'un d'entre eux que sur le meurtre en lui-même. Peut-être reprend t'il scène par scène la version de James Ellroy mais le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a tromperie sur la marchandise. Pourquoi avoir appelé ce film Le dahlia noir alors qu'il n'y ait question que de manière secondaire? Ce film aurait dû s'appeler Mr Fire and Mr ice. C'est certain qu'avec un nom comme ça, le public n'aurait pas suivi mais, au moins, ceux qui aurait fait l'effort de se déplacer, aurait eu ce qu'il voulait voir.
      Mis à part ça, on sent que De Palma s'est amusé à retranscrire l'ambiance mais surtout les films des années 50. Il ose quelques scènes "casse gueule" (le diner entre Bleichert et les parents Alscott) et s'en tire plutôt bien grâce aux années d'expérience acquises auparavant.
      L'interprétation est plutôt convaincante même si personne ne sort vraiment du lot et que rien ne restera gravé dans les mémoires.
      Le final et la découverte du meurtrier est carrément baclé. Tout arrive trop vite et de façon précipité.
      Globalement, le Dahlia noir est une grosse déception. Un film qui n'a pas su se diriger vers la face la plus intéressante de son histoire. Je ne conseille pas à ce qui ne l'ont pas vu de se faire leur opinion. Ce serait une perte de temps.

    5. La Chute

      Publié le 03 Juin 2008 à  11:45

      Lorsque vous commencerez ce film, sachez que vous en aurez pour 2H30 de suicide. En fait, tout est dans le titre. Nous suivons la chute de l'empire Hitlerien lorsque Berlin fut mis à feu et à sang par les russes à travers l'un des plus grands monstres que l'humanité ait fécondé et son entourage.
      Autant le dire tout de suite, ce film n'est pas, comme je l'ai souvent entendu auparavant, porteur de bons sentiments envers Hitler. Jamais nous n'éprouvons de la compassion pour lui. Et si le réalisateur ose montrer quelques scènes où le monstre prend l'apparence d'un homme, ce n'est que pour mieux nous montrer la dimension chaotique, lunatique et paraïonaque de son caractère. Le scénario n'omet pas de nous faire entendre des phrases aussi horrible que : "Le peuple n'a que ce qu'il mérite", "Les faibles n'ont aucune place dans ce monde" et autre dire tous plus révoltant les uns que les autres. Alors éprouver de la compassion pour le propriétaire de ces mots, ce n'est pas pour moi.
      Et vu comment l'homme ose quitter la barque en comparaison aux souffrances de son peuple, on finit par le haïr définitivement, irrémédiablement.
      Mais ce qu'il y a de plus monstrueux dans ce film n'est pas forcément Hitler. Son entourage fait vraiment peur. A voir l'infamie que la mère Goebbels ose faire simplement pour l'aveuglement qu'elle éprouve envers le grand bourreau est tout bonnement insoutenable. Hitler avait au moins le mérite d'être fou à l'intérieur, lui. Ses suiveurs ne l'étaient pas!
      Concernant les qualités cinématographiques de La chute, je serais partagé. Car ce film possède un sujet plus qu'intéressant mais malheureusement il n'évite pas le piège qui lui était posé. Assister à la chute d'un monstre peut être intéressant si l'on s'en teint à la veine psychologique. Si par contre, on montre réèllement les faits, alors on est contraint de montrer une chambre mortifère qui devient à la longue répétitve et inutile. Le film nous montre pendant 2H30 le suicide de l'empire et malheureusement on en retiendra comme intérêt que la lâcheté des généraux vis à vis de leurs peuples. Pas besoin donc de 2 heures de poison et de balle dans la tête pour nous montrer cela.
      Autre chose dommageable à la qualité d'ensemble du métrage, le personnage de Traund, cette secrétaire apparemment bien sous tous rapports qui n'en revient pas d'entendre les propos monstrueux de son patron mais qui lui reste fidèle jusqu'à sa mort pour des raisons qu'elle ne connait apparament pas elle-même. Même si je comprends l'utilité d'un tel personnage dans une histoire pareil (permettre aux spectateurs de s'attacher à un personnage au moins), c'est trop mal amené et surtout trop naïf pour qu'on y croit!
      Je ne peux terminer ce point de vue sans saluer l'interprétation incroyable que Bruno ganz nous livre. Je ne sais pas si le vrai Hitler était comme ça mais on y croit facilement.
      En bref, La chute reste un film important qu'il faut voir pour se faire une idée de ce moment important de notre passé mais il est resté, malheureusement, prisonnier de son sujet morbide à souhait.