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Mes Critiques de Films

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    1. Chambre 1408

      Publié le 04 Sept 2007 à  16:00

      Chasseur d'émotion et de pseudo épouvante, Mike Enslin (John Cusack) visite et chronique les lieux étranges, hantés ou à histoires douteuses.
      Il rédige des petits guides des endroits sombres et terrifiants à visiter pour s'assurer, peut-être, une nuit de tremblements.
      Il se joue de pseudo phénomènes paranormaux pour vendre ses bouquins, jusqu'au jour où il reçoit une carte bien étrange : Ne dormez pas chambre 1408 du Dolphin, un hôtel new-yorkais. Le sceptique est pris à son propre jeu et commence son enquête.
      Il découvre que cette étrange suite a déjà été le lieu de plusieurs morts dites atroces ou inexpliquées.
      Il veut donc y passer une nuit, mais se heurte à l'opposition farouche du directeur de l'hôtel (Samuel L. Jackson) qui lui révèle que le nombre de morts et accidents est bien plus élevé qu'il ne le croit (plus d'une centaine à ce jour). De discussion en palabres, de ténacité en chantage, l'écrivain obtient la précieuse clé et s'installe dans la chambre.
      Et là … commence l'horreur.
      Inspiré d'une nouvelle de Stephen King, le scénario se joue des habituels étalages sanguinolents pour jouer sur la corde de l'étrange, du frisson et du psychologiquement terrifiant.
      Ces impressions se renforcent, puisque tout se passe dans cette seule suite hôtelière, un confinement qui frise l'audace quand on voit l'accumulation logique des déboires qu'y subit Mike Enslin (John Cusack).
      Les caméras filment à rendre claustrophobe un tournis de murs et le visage torturé et paniqué de la nouvelle victime potentielle.
      Saignements, fissures, feu, inondation, tremblements, cris, mouvements invisibles, transformations ou disparitions d'objets, silhouettes fantomatiques rien ne sera oublié dans Chambre 1408.
      Pas d'effets spéciaux gigantesques ou très spectaculaires ici, pas d'éclaboussures rouge carmin pour inonder l'écran ou de morceaux de viscères pour décorer le plancher, juste un suspense efficace qui va crescendo et fait appel à nos notions difficilement surmontées de peur de la mort et du chagrin coupable d'être un survivant.
      Dommage que ce côté très réussi pendant la majeure partie du film finisse par se plomber lui-même dans une surenchère inutile.
      A force de se perdre dans des allers-retours entre les différents plans de réalité et de cauchemar, le tout s'embrouille un peu et finit par agacer et perdre ainsi tout l'impact angoissant de cette satanée Chambre 1408.
      Un film de 94 minutes qui sans ridicule aurait pu très agréablement se condenser en une soixante seulement au punch énergique et décoiffant.

    2. Le Goût de la vie

      Publié le 04 Sept 2007 à  15:58

      Une comédie romantique sans grande surprise, mais attachante.
      Kate (Catherine Zeta-Jones) est chef dans un grand restaurant. Sa vie est rangée, organisée, sériée et ne souffre la présence d'aucun homme.
      Sa nièce Zoé (Abigail Breslin sublime Little Miss Sunshine), subitement orpheline va surgir dans cet ordonnancement quasi militaire et y imposer fantaisie et tristesse. Mais les déboires de Kate ne se limiteront pas à cela.
      Pour corser la situation, on lui impose un adjoint un peu non conformiste Nick (Aaron Eckhart).
      Nick saura apprivoiser la petite demoiselle qui ensuite l'imposera à sa coincée de tante.
      Le tout est très nettement prévisible, mais reste amusant.
      L'originalité est ce décor de cuisine avec pour résultat quelques scènes délicieusement épicées et un féroce appétit si par malheur on visionne No reservations avant le repas.

      Un casting de qualité pour une comédie romantique aux saveurs connues et rassurantes où Aaron Eckhart tire son épingle du jeu dans ce rôle de charmeur.

    3. La Vie d'artiste

      Publié le 04 Sept 2007 à  15:57

      Ils sont trois, un homme et deux femmes, artistes dans l'âme, à la recherche de la reconnaissance et du succès.
      Trois trajectoires parallèles, trois personnages en quête de célébrité, aux prises avec les affres de l'envie et de la jalousie, mais aussi avec une conscience qui les taraude… Jusqu'où sont-ils prêts à se battre ou à s'avilir ?
      Une comédie mélancolique sur les artistes et leurs espoirs, souvent déçus.
      Pour son premier long-métrage, Marc Fitoussi s'entoure de noms connus : Emilie Dequenne, Denis Podalydès, Sandrine Kiberlain, Valérie Benguigui.
      Gage de qualité ?
      Pas vraiment, l'ensemble semblait prometteur, mais le résultat reste faible.
      Beaucoup des accrocs de la vie des trois personnages sont prévisibles, entre un casting style Star Ac pour la jeune chanteuse Cora (Emilie Dequenne) et la possibilité de vampiriser le livre d'un élève pour l'écrivain Bertrand (Denis Podalydès), on a très souvent la détestable impression de déjà vu. Il est aussi très difficile de croire en Alice (Sandrine Kiberlain), actrice limitée aux doublages, qui aspire à autre chose et accumule les déceptions.
      Quelques petites notes de fraîcheur émaillent pourtant La Vie d'artiste, mais elles ne suffisent pas à tout sauver.
      Et c'est un peu dommage, car la fin surprend un peu en nous offrant un dénouement inattendu.
      Le dernier quart du film quitte les lourdeurs et les stéréotypes pour enfin offrir un peu d'originalité et compenser un peu les débuts un peu rasants.
      On ressort donc de cette séance sur une note quelque peu positive.
      Pour un premier film, Marc Fitoussi tire son épingle du jeu en signant un résultat par trop inégal, mais qui laisse promettre pour l'avenir.

    4. Hot Fuzz

      Publié le 05 Sept 2007 à  10:02

      Hilarant de bout en bout,le film joue sur les codes des films d'actions avec une pléiade de clins d'oeil ciné, le tout mélangé à la sauce british. Décoiffant, intelligent et sans répit, ces 2h passent à toute vitesse en faisant voler les clichés du bobby anglais bien policé et prêt à aider son prochain.
      Les acteurs s'en donnent à coeur joie dans une débauche de moyens et un sens de l'humour bien particulier qui plaira à tous les amateurs de Shawn. Un humour lamaesque et bien rural, quoi ! A noter l'importance du bar, comme dans Shawn of the Dead dans lequel les persos retrouvent refuge, le temps de se faire trucider
      Les effets comiques sont très bien amenés avec de nombreuses scènes hilarantes, entre non-sens et gags bien lourds.
      Une vraie réussite.

    5. La Maison des 1000 morts

      Publié le 24 Juil 2007 à  12:18

      Eh oui, résumé comme ça, on se dit, encore un slasher avec une famille de déjantés, type Texas Chainsaw Massacre.... Oui. Mais non. Le côté malsain de Texas... est pourtant bien présent ; et c'est précisément en quoi House of... est étonnant car cela fait belle lurette qu'un film n'avait pas proposé une atmosphère aussi malsaine que celui de Tobe Hooper. Malsain, déjanté et flippant sont les termes qui définissent le mieux ce film.

      Malsain, parce que ce que vous y découvrirez pourrait vous retourner la chair sur les os.
      Déjanté, parce que la manière dont est tourné le film est inédite, un peu comme un méga-clip d'une heure et demie, dans le bon sens du terme. Les couleurs sont cinglantes, et les filtres utilisés le sont à bon escient.
      Flippant, car la mise en scène est absolument géniale et laisse planer une atmosphère très dérangeante, accompagnée par une des musiques les plus prenantes que j'ai pu entendre. La musique, justement, est une des principales qualités de ce film ; omniprésente et terriblement bien distillée selon les différentes scènes, et surtout, aux bons moments, de sorte qu'on ne sait pas vraiment ce qui va se passer trop à l'avance.

      Un autre des points forts de ce film : ses personnages ! A commencer par le Capitaine Spaulding qui donne le ton du film dès le teaser. L'acteur est réellement impressionnant dans ce rôle et fait vraimen peur ; d'ailleurs, ce sentiment est étrangement renforcé par son maquillage de clown !

      On retrouve aussi Karen Black en mère de "famille" complètement nympho, capable du pire... comme du pire ! La comédienne s'en donne d'ailleurs à coeur joie dans son interprétation. Tout comme sa fille, Baby (la belle Sherri Moon), aussi nymphomane que sa mère, sans aucun scrupule et au rire strident et flippant à la fois.

      Le reste de la famille est tout aussi grave, et le plus dangereux semble être le grand frère, Otis, adepte de délires monologistes et psychologiques ; on a énormément de mal à cerner les motivations du personnage, lesquelles seront révélées à la fin du film - pour peu qu'on ait compris le but final de cette folie ! - On a aussi droit à l'autre frère, Tiny, une espèce de géant simplet mais efficace, totalement défiguré par son propre père et portant toujours un masque (ce qui n'est pas sans rappeller Texas Chainsaw... encore une fois).

      Parlons maintenant du scénario. Au départ, ça ressemble à tous les slashers connus, mais dès la fin du teaser, on comprend que l'on n'a pas affaire à un slasher movie comme on en a l'habitude. Le générique aussi annonce la couleur. On a affaire à un truc différent.

      Le film se décompose en 3 parties distinctes - la boutique, la maison, l'antre. Même si les deux premières parties annoncent franchement la couleur, franchement, rien ne laisse présager ce que sera la 3e partie... non, rien du tout. Cette partie, en effet, atteint des sommets de terreur rarement égalés, le traitement de l'image y est pour beaucoup et on s'identifie parfaitement au personnage principal - qui se révèle être celui auquel on ne s'attend pas. On est, plongés dans un délire psychotique que, personnellement, je n'ai jamais ressenti à ce point. C'est extrêmement bien foutu, et franchement, on y croit à fond, le réalisateur capte l'attention du public grâce à des images agressives et fortes. De la Terreur pure, puisée au fond de nos cauchemars les plus traumatisants. Sans vous révéler les éléments-clés du scénario, je peux vous dire que vous n'en reviendrez pas totalement indemnes, vous serez surpris, soufflés peut-être même (tout dépend de votre degré de réceptivité évidemment). Dans tous les cas, ce film est pour moi l'un des meilleurs films d'horreur de ces dernières années, un digne successeur au jusqu'ici inégalé Texas Chainsaw Massacre. En fait, House of... est ce qu'aurait pu être Texas... si Hooper s'était lâché. Rob Zombie s'est lâché, à fond.