A noter

Mes Critiques de Films

  • Toutes mes Critiques de Films publiées sur CineMovies!!


    1. The Dark Knight, Le Chevalier Noir

      Publié le 23 Sept 2008 à  19:14

      The Dark Knight, Superproduction ou Film d'auteur?
      Il n'y a qu'à lire les critiques des internautes pour voir à quel point ce film divise. Et pour moi, la raison est simple, c'est qu'en tant que "Comics movie" il a attiré bon nombre de personnes auxquelles il n'était pas destiné. Car il y a deux lecture dans chaque comic : la première, tout bonnement manichéenne; on va voir un super-héros trop stylé foutre une méchante déculottée à un super vilain; On veut de l'action, de l'héroïsme, et de la baston. Quand à la deuxième, on aborde un côté plus psychologique; Souvent le héros l'est malgré lui, sa vie s'en retrouve irrémédiablement bouleversée, il est dans l'incapacité de vivre une relation amoureuse normale tant sa double identité est déjà dure à gérer et surtout il ne peux jamais réellement se dévoiler à sa bien-aimée. Sa lutte contre le mal est souvent en parallèle avec sa lutte contre lui-même, ses démons, ses peurs. Il est victime de cette loi absolue (s'il en est) : Un héros est toujours maudit...
      The dark knight met en avant la deuxième lecture, et se rapproche plus de la BD originale que de la série télévisée...
      Mais si notre Bruce Wayne est ici hanté, plus ou moins dépressifs, voir frustré, son vrai gros problème reste la perte de contrôle. Et dans Dark Knight, il ne s'agit que de cela : Batman ne maîtrise plus rien! Le Joker, imprévisible, incohérent, bougrement vicieux, garde l'avantage jusqu'à la fin!
      De plus, il me semble, que les protagonistes ne passent pas du bien au mal comme le précise Reynald Del Barco dans sa critique, mais la trame induit juste que le bien et le mal sont des valeurs simplistes, que rien n'est aussi simple, et que par dessus tout, ces deux notions sont indissociables :
      Le dessein du Joker est le chaos et celui de Batman est l'ordre, mais que serait l'ordre sans le chaos et inversement? un diktat? Peut-on systématiquement associer l'ordre au bien et le chaos au mal?
      La surenchère du joker est-elle due à celle de Batman, ou bien, encore une fois, le contraire?
      Batman ne serait-il pas lui même une figure du chaos, symbolisant l'échec cuisant d'une justice faillible, en s'auto-proclamant alors justicier ?
      Aurait-il été Batman s'il n'avait pas était hérité-milliardaire, animé par la vengeance de la mort de ses parents? Et si non, est-il alors justicier pour les bonnes raisons, ou bien tente-t-il en vain, d'exorciser le drame de sa vie en lui donnant un sens?
      Si oui, est-ce donc une démarche altruiste, digne d'un héros?
      Le Joker, ne serait-il pas victime avant d'être bourreau, ne serait-ce que par rapport aux cicatrices prolongeant ses lèvres? (il ne donne d'ailleurs jamais la même version sur ce fait)
      Pour finir, qu'est ce qui différentie réellement le Joker et Batman, hormis le dénis ?

      C'est plus ou moins toutes ses questions que "The Dark Knight" sous-entend selon moi. Et c'est en ça que je confirme que ce film est bien plus qu'une superproduction de plus...
      Je le conseille...

    2. Doomsday

      Publié le 05 Juin 2008 à  14:23

      Doomsday, où comment pallier un manque d'imagination et de créativité, en piochant librement dans quelques références cinématographique, télévisuelles et vidéo-ludiques. Le résultat : un "Mad Max" à la sauce "dark earth", qui se déroule "28 ans plus tard" dans un no man's land où les gens s'habillent comme les méchants de "Ken le Survivant". Au SECOURS!!!.
      Le scénario ne vaut rien de plus qu'un jeu d'action médiocre et linéaire. L'ultra-violence est tout simplement risible. Mais surtout les dialogues, pompon de ce super-navet, transpirent la stupidité ... Exemple : Chaque fois que Sol (le vilain tout pas gentil du film, peigné en iroquois et pas du tout crédible) rate une offensive contre l'héroïne borgne (qui parle d'un ton monocorde parce que c'est trop une rebelle), il croit juste de crier un très recherché "Fait Chier!!!!".
      Ici, on ne nous sert que du réchauffé, mais du réchauffé périmé, oui monsieur, sinon rien... Aucune scène n'est audacieuse et pour ce qui est des acteurs, c'est faux, plat, digne des "feu de l'amour" (peut-être une des principale référence de Neil Marshall).
      Bref, si vous aimez tout ce qui est bidon, qui n'apporte rien de neuf au cinéma, ce film est pour vous. Les autres, offrez-vous plutôt de l'essence...

    3. 10 000

      Publié le 17 Mai 2008 à  15:50

      Amateur de narnar hors de prix, au message philosophique risible, et à la crédibilité aussi tenace qu'une bulle de savon, ce film est pour vous...
      L'histoire : l'accomplissement d'une prophétie! wouha, que c'est original...
      En gros, une vieille peau extra-lucide devine la venue d'une gamine au yeux bleus qui n'est autre que LA prophète, celle-ci va tomber raide-dingue d'un chasseur de mammouths (ce sera réciproque, hein!) dont le père passe pour un lacheur, alors que si il s'est cassé, c'est pour sauver la tribu (ils sont bien ingrats ces hommes préhistoriques). Mais sauf que des guerriers avec des chevaux, vont venir foutre le dawa, et vont enlever la prophète!!! Bam!!! Le chasseur de mammouths va mal le vivre, et va partir en expédition pour délivrer sa bien-aimée, accompagné de joyeux lurons, qui, il faut bien le préciser, s'habillent façon tarzan, alors qu'ils vivent dans des montagnes enneigées. Bref, un petit périple jusqu'au pyramides, un des joyeux lurons qui rend l'âme et arrive le happy-end façon Liderprice!
      On peut enfin déposer le bilan dans les toilettes, regrettant le prix de la place de ciné, qui aurait pu nous servir, à l'achat de quelques bonnes boîtes de laxatifs...

      -Dis-moi Roland, c'est super génial tout ça!!! Fais nous une suite!!! "10000 W.C" !!! :)

      Si la réa, et les effets spéciaux (je pense au tigre à dent de sabre) ne sont pas exceptionnels, le pire c'est quand même les acteurs : tous plus mauvais les uns que les autres ; On commence dans la pseudo-dramaturgie, puis pendant le périple, Emmerich, tente d'instaurer un peu d'humour Spielbergien, puis bon, après deux-trois gags ratés, on revient de plus belle dans l'emphase sur-dosée, aussi bien dirigée (euh en fait moins bien) qu'un film où camperait un Christophe Lambert au sommet de sa nullité.
      Les point positif (eh oui, il y en a), c'est que les frères Wyans et leurs potes, n'auront pas à nous en faire une parodie (le film suffit). Mais surtout, c'est qu'on y apprend de super trucs! Par exemple : La manière de construire des pyramides (explications qui pourtant, divisent encore les scientifiques). Rien de bien sorcier en fait, il suffit de quelques mammouths et d'esclaves nourris au fouet. Merci Hollywood, Merci!!!!

    4. Chambre 1408

      Publié le 15 Janv 2008 à  6:54

      Ô, combien je suis en désaccord avec la critique de cinémovies et donc bien sûr avec la note...
      Etant un fan invétéré de King, j'ai vu la plupart des adaptations cinématographiques de ses livres. Elles sont nombreuses, très nombreuses, c'est même l'un des auteur les plus adapté qui soit; Et pourtant, je n'y compte que très peu de réussites, à part Carrie, Shinning, La Ligne Verte et .... Chambre 1408... Oui, Chambre 1408. Qui m'a totalement séduit, envoûté, stressé, déstabilisé... Non, je ne suis pas impressionnable! J'ai basé tout jeune, ma culture cinématographique sur l'épouvante, l'horreur, le gore et le trash... En bref j'en ai vu d'autre...

      Personnellement, j'ai retrouvé l'esprit "King" dans ce film (tiré d'une nouvelle de seulement 20 pages), ce qui est, au vu d'un Simetierre, d'un Christine ou encore d'un Dreamcatcher, très rare!!!
      De plus, le jeu de Cusack est grandiose, subtilement déboussolant, du caviar!!! La réalisation, est DIABLEMENT efficace, d'une classe ensorcelante, jouant la sobriété et donc des effets de style sobres...
      Alors il est sûr que ce film ne provoque aucune crise cardiaque, mais est-ce réellement le but??? Ici, ce qui prime, c'est le stress indéfectiblement glaçant, l'angoisse saisissante et déconcertante, la sensation de cauchemar réel et irréversible, agrémenté d'angoisses claustrophobes!!!

      Bref, je suis loin du troisième age, et je n'ai à aucun moment baillé; Je suis fan du style, mais je n'ai pas eu l'impression de m'en contenter, bien au contraire... La subjectivité et ses rouages me direz-vous...
      En résumé, je conseille ce film. Si vous avez aimé "The Descent" par exemple, vous ne le regretterez pas... Il terrifiera bon nombre d'entre vous... A part peut-être les amateurs de slasher qui vouent un réel culte à "Scream" et qui ne pourront pas, hélas, sursauter toutes les deux minutes...

    5. A la croisée des mondes : la boussole d'or

      Publié le 09 Janv 2008 à  13:55

      Voici sûrement le projet le plus excitant que le réalisateur Chris Weitz a entreprit dans sa carrière de "touche-à-tout"...
      Surtout connu pour avoir co-réalisé le premier "American Pie" avec son frère, il fut aussi acteur et scénariste, et voilà qu'il se risque aujourd'hui à la transcription cinématographique du chef d'œuvre de Phillip Pullman, auteur britannique du 20ème siècle, "A la croisée des mondes"...
      Et c'est plutôt réussi, si l'on occulte les nombreux raccourcis de son adaptation par rapport au livre (premier tome intitulé d'ailleurs "Les Royaumes du Nord" et non "La Boussole d'Or")...

      Commençons par signaler que l'ambiance y est retranscrite à la perfection, et que c'est déjà une qualité de taille : En effet les décors sont majestueux, les effets visuels sont grisants (je pense par exemple au daemon de Lyra, Pantalaimon, dont la stabilité est précaire, et qui donc, se métamorphose assez souvent...), les acteurs livrent un jeu à la hauteur (Quel casting judicieux : Daniel Craig en lord Asriel et Nicole Kidman en madame Coulter), et enfin le rythme du film est conçu de façon à ce que ni les petits, ni les grands ne ressentent l'ennui...

      Seulement, si personne ne remarquera de longueurs, certains pourront être décontenancés par la narration, qui, il est vrai, part un peu dans tout les sens. Il y a matière à se mélanger les pinceaux! Non pas que l'histoire soit très compliquée, mais vu le nombre de personnages, la durée du film qui avoisine à peine les deux heures, et les maladresses du réalisateur, on peut facilement rester perplexe. L'adaptation sur grand écran d'une œuvre littéraire, nécessite de balayer certains passages, mais pas des moments fondamentaux pour la compréhension! Une demi-heure de plus minimum, n'aurait pas été un luxe...
      Voici le problème principal de cette superproduction...

      En résumé, ce film est un plaisir pour les yeux et pour l'imaginaire; Mais les plus petits, et même les plus grand, devront s'accrocher s'il ne veulent pas décrocher...