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Mes Critiques de Films

  • Toutes mes Critiques de Films publiées sur CineMovies!!


    1. Les Arnaqueurs

      Publié le 14 Mai 2007 à  7:06

      Avec « Les arnaqueurs » Stephen Frears s'approprie de façon magistrale les codes du film noir à l'américaine. Il nous concocte ainsi un thriller palpitant et raffiné. Roy, un malfrat à la petite semaine qui vit de larcins peu reluisants. Dans la peau de cet individu, le jeune John Cusack se sent très à l'aise malgré les deux comédiennes expérimentées qui l'entourent. Il est en effet cerné par une ex-poule de luxe et sa mère, tricheuse de profession. Respectivement interprétées par Annette Bening et Angelica Huston, les deux femmes machiavéliques se livrent une lutte sans merci. A grand renfort de répliques assassines, elles rivalisent de cruauté dans un duel totalement jubilatoire. L'humour noir constitue une qualité certaine de ce thriller. Maîtrisant le cynisme, le suspense, les rebondissements et les manipulations, le réalisateur Stepehen Frears filme avec élégance et personnalité une tragédie sophistiquée superbement mise en scène. Il bénéficie par ailleurs des talents d'une distribution magistrale pour animer des personnages hauts en couleur, décomplexés grâce à une direction d'acteurs toujours juste. Surprenant et déroutant, « Les arnaqueurs » constitue une œuvre singulière aux qualités rares et qui s'avère d'autant plus appréciable qu'on se délecte jusqu'au dénouement final de la noirceur de l'amoralité qui l'animent …


    2. Le Secret de Terabithia

      Publié le 14 Mai 2007 à  7:05

      Gabor Csupo, réputé en tant qu'artiste de dessin animé et producteur, passe pour la première fois derrière la caméra avec « Le secret de Terabithia ». Inspirée de l'œuvre de Katherine Paterson, l'histoire montre comment un jeune garçon et sa camarade de classe s'inventent un univers fantastique peuplé d'horribles trolls, d'abeilles guerrières ou encore d'arbres qui se transforment en géants. Le film évolue tantôt dans la vie quotidienne, tantôt dans cet univers magique. Il reste du coup sur une trajectoire un peu trop linéaire et ne prend véritablement un léger envol que dans une seconde partie où la poésie et les scènes de féerie prennent enfin de l'importance. Il est réellement dommage que le réalisateur n'ait pas osé franchir le pas plus tôt et aller rapidement là où les rêves deviennent réalité. Car l'intrigue y gagne alors en émotion et s'imprègne d'une densité qu'on ne lui aurait a priori pas soupçonnée. En effet, « Le secret de Terabithia » aborde les relations entre parents et enfants ou encore évoque avec une certaine finesse la question d'une vie après la mort. Interprété par deux jeunes acteurs talentueux (Josh Hutcherson et surtout Annasophia Robb) ce joli conte familial souffre toutefois de la comparaison avec les œuvres du genre. Car il faut bien le reconnaître, « Le secret de Terabithia » fait irrémédiablement penser au « Monde de Narnia ». Malheureusement, il ne soutient pas la comparaison avec le blockbuster des studios Disney : ici, le scénario s'avère être trop prévisible, le rythme et l'action font cruellement défaut, les effets spéciaux restent sommaires. « Le secret de Terabithia » aurait gagné en ambition et en caractère en s'affranchissant des règles formelles en vigueur ou en prenant une toute autre direction artistique et narrative. Or, il n'en n'est rien …

    3. Brice de Nice

      Publié le 14 Mai 2007 à  7:03

      Enorme succès au box-office, « Brice de Nice » ne brille guère par l'intelligence de son scénario plat et linéaire. Il n'est ici qu'un prétexte plutôt maladroit donnant lieu à un déluge de vannes doublé d'un véritable festival de « cassage ». Pire, le film n'évite pas le piège du sketch étiré sur quatre-vingt-dix minutes … Heureusement, l'énergie transpirant la niaiserie déployée par un Jean Dujardin survolté pour tenter d'arracher un sourire ont de quoi laisser admiratifs même les détracteurs de cette grasse comédie. Totalement survolté l'acteur en fait des tonnes, enchaînant sans temps morts situations burlesques et répliques cinglantes aujourd'hui bien connues du grand public. Epaulé par un Clovis Cornillac qui bénéficie pour l'occasion d'un rôle qui lui sied à merveille, le Lolou d'Alex est aussi entouré par une bien jolie brochette de seconds rôles : Bruno Salomone, Elodie Bouchez ou encore Alexandra Lamy … Certes peu intelligent et souvent très lourd, « Brice de Nice » n'en constitue pas moins un véritable ovni cinématographique qu'il convient d'avoir vu pour savoir réellement en quoi consiste ce véritable phénomène qui, après avoir rempli les salles obscures, anime les cours de récréations des écoles de l'Hexagone. Cependant, seuls les mordus de gags loufoques ou les fans de la première heure de l'improbable surfeur looser trouveront leur compte dans ce concentré de bêtise made in France …


    4. Infidèle

      Publié le 10 Mai 2007 à  15:33

      Principalement connu pour ses thrillers aux connotations érotisantes, Adrian Lyne n'en n'est pas à son premier coup d'essai avec « Infidèle ». On sait aussi qu'il porte un intérêt tout particulier aux relations entre femmes et hommes et c'est donc tout naturellement qu'il a entrepris de filmer ce remake de « La femme infidèle », œuvre originelle signée Claude Chabrol. Adrian Lyne raconte comment une épouse apparemment exemplaire se sent du jour au lendemain prête à sacrifier sa vie de famille monotone pour s'abandonner corps et âme dans les bras d'un jeune et bel étalon plein de charme et séducteur. On l'aura compris, cette passade amoureuse ne pourra se conclure sans conséquence dramatique pour l'amant, le mari et sa femme. Malheureusement, Lyne fait ici preuve d'une mise en scène mollassonne : le rythme et les rebondissements sont honteusement absents d'«Infidèle ». De plus, le travail effectué sur les personnages manque singulièrement de caractère. Tous ces défauts mis bout à bout, il devient alors véritablement difficile au spectateur de s'impliquer dans ce drame finalement très conventionnel. Seul le public masculin pourra trouver un intérêt en se délectant des nombreuses scènes lors desquelles la splendide Diane Lane apparaît nue. Il faut cependant avouer honnêtement que la belle ne se distingue pas uniquement par sa silhouette parfaite et son joli minois : évoluant dans un registre dramatique très convaincant, elle prouve qu'elle possède d'indéniables talents de comédienne. Son excellente prestation est le seul intérêt de ce divertissement médiocre à l'énigme peu passionnante …

    5. Casque bleu

      Publié le 10 Mai 2007 à  15:31

      Avec « Casque bleu », Jugnot tente une nouvelle expérience derrière la caméra. Le comédien s'est d'ailleurs particulièrement investi dans ce projet puisqu'il l'a écrit, réalisé et interprété. A l'instar de l'excellent «Une époque formidable», Jugnot a décidé de croquer ses semblables dans une situation exceptionnelle relevant de la tragi-comédie : la guerre vient troubler les vacances d'un couple de français … Fidèle à son savoir-faire, Jugnot brosse une galerie de personnages aussi drôles et pathétiques qu'attachants. Malheureusement, les situations supposées humoristiques peinent à arracher un sourire au spectateur. En effet, Jugnot semble ne pas vraiment savoir lui-même dans quel registre évolue son « Casque bleu » : est-ce une acide comédie de mœurs ratée ou une maladroite critique de la guerre - et plus particulièrement de la terrible guérilla civile qui sévit en ex-Yougoslavie dans les années quatre-vingt-dix - ? En effet, le choix délibéré de mêler la comédie, le drame et un contexte géopolitique trouble se révèle trop souvent bien peu judicieux … « Casque bleu » ne restera qu'un film anecdotique qui symbolise ces nombreuses comédies populaires bâclées qui manquent de caractère à défaut d'ambition …