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Mes Critiques de Films

  • Toutes mes Critiques de Films publiées sur CineMovies!!


    1. Hitman

      Publié le 19 Janv 2008 à  13:39

      Décidément, les jeux vidéos ne devraient jamais être adaptés au cinéma et pour cause : tout ce qui en résulte est plus que décevant.
      Prenons les exemples les plus récents : "Dead or Alive", "Tomb Raider", "Resident Evil", uniquement des films qui pouvaient ne pas exister (et, franchement, cela aurait été mieux comme ça).
      Je ne m'attendais donc pas à grand chose de la part de l'adaptation cinématographique d' "Hitman", jeu pourtant très réussi. Et j'avais bien raison.
      Déjà, le choix des acteurs : Timothy Oliphant n'a rien du 47 que l'on connaissait avec sa tête de playboy niais, il n'a pas le caractère du tueur froid, sans pitié et pourtant attachant du héros d'Eidos. De plus, Dougray Scott n'arrive pas à convaincre en inspecteur borné.
      Pire encore : le scénario, tiré pourtant de l'une des missions de "Silent Assassin", deuxième épisode de la saga. En effet, les rebondissements sont prévisibles et certains personnages (notammment le pute de service) ne rajoute strictement rien à l'histoire.
      Même si on ne peut lui reprocher d'avoir évité le "happy end" complet avancé d'une "love story", "Hitman" reste un très mauvais film. L'un des pires de l'année avec "Les 4 Fantastiques et le surfeur d'argent". Seul véritable qualité : une musique de "Daft Punk" au milieu du film, c'est vous dire combien il faut à tout prix l'éviter.

    2. J'aurais voulu être un danseur

      Publié le 14 Déc 2007 à  13:36

      Ma foi j'ai bien l'impression que je suis le seul à aimer ce film relativement discret lors de sa sortie en salle.
      Pourtant, ce modeste divertissement se révèle être le seul représentant d'un sentiment qui nous envahit tous : celui de la danse. Qui n'a jamais voulu être un danseur ? Qui n'a jamis voulu ressembler à Gene Kelly, Fred Astaire ou John Travolta (façon "La fièvre du samedi soir" ou "Grease", pas façon "Hairspray") ?
      Ce film, sans être un chef-d'oeuvre, est néanmoins une comédie dramatique musicale qui ne recherche que la bonne humeur de celui qui prendra la peine de le regarder.
      Les danses sont, de plus, joliment faites et la fin nous emporte au pays des rêves.
      Quatre générations d'une malédiction qui se trouve être celle du rêve, de l'ambition, tout simplement.

    3. Fight Club

      Publié le 14 Déc 2007 à  13:23

      Attention, CHEF-D'OEUVRE !!!!
      "Fight Club" annonce le cinéma du 21ème siècle dans toute sa splendeur avec son originalité et son côté "trash". Ce petit bijou de David Fincher, qui nous avait plus qu'étonné avec son "Seven" gigantesque, arrive dans les salles en 1999, année de toutes les possiblités (le phénomène "Matrix", annonciateur des années 2000) et se démarque avec brio de tout ce qui a pu être fait avant. Jamais un film n'a autant passioné par sa violence visible dans le moindre plan.
      L'histoire est plus qu'originale. C'est un scénario où tout peut arriver que nous livre l'un des maîtres du cinéma contemporain. Trahison, mensonge, sexe, violence, savon, personnalité refoulée, tout est là sans l'être vraiment. C'est un film "à tiroir" où chacune vision permet une nouvelle découverte de ce chef-d'oeuvre incontesté (en tout cas, par les saints d'esprit) : les détails invisibles comme les images subliminales ou les masques de singes de l'espace qui ponctuent les murs sont autant de petites trouvailles drôles et originales qui ne demandent qu'à être trouvées.
      Le casting n'est pas en reste : Edward Norton (dont jamais le spectateur ne connaîtra le nom exact) confirme ici son statut d'acteur culte en plus de son rôle dans l'excellent "American History X" qui lui valut une nomination à l'Oscar du meilleur acteur. Il fait preuve ici d'un humour très noir à toute épreuve. Ses mimiques valent celles de tout les acteurs (soi-disants) comiques qui envahissent nos salles avec des comédies grasses mêmes pas drôles. Parce que "Fight Club" est aussi un coup de pied au cul au cinéma d'hier, d'aujourd'hui et de demain, et parce qu'on aime ça aussi. L'autre énorme surprise du long-métrage, c'est bien sûr Brad Pitt qui casse avec son image de jeune playboy blond (depuis "Thelma et Louise" quand même). Jouant la carte de l'ultra-trash, l'acteur (qui se confirme depuis "Seven) donne ici le meilleur de lui-même, et c'est tant mieux car il crée l'un des personnages les plus intéressants de l'histoire du cinéma, et pourtant, il représente ici le contraire de l'idéologie hollywoodienne. Parce que "Fight Club", c'est le renouveau du 7ème art. Et comment oublier la belle (pas ici, mais dans la vrai vie) Helena Bonham Carter, qui joue la femme la plus déjantée jamais vue dans un film qui soit passé à l'écran. L'image d'elle rejetant sa fumée de cigarette reste imprimée dans la rétine de chacun. Parce que "Fight Club", c'est inoubliable. Et puis, les rôles secondaires ne sont pas en reste. Mention spéciale à Meat Loaf (que je ne connaissais pas avant) qui joue le premier homme à nibard attachant de l'histoire de l'industrie cinématographique, et à Jared Leto qui, avant de devenir un jeune drogué dans le perturbant "Requiem for a Dream", décide de se faire une chirurgie esthétique faciale signée Norton. Parce que "Fight Club", c'est de l'humour très très noir et que ça fait énormément de bien de voir quelqun frapper sans se contrôler. C'est bizarre mais c'est comme ça, c'est humain.
      Parce que "Fight Club", c'est aussi l'histoire de l'humain. Ou en tout cas d'une partie. Comme l'énorme "Le Lauréat", il dépeint ici une jeunesse en manque de sensations fortes, recherchant l'ultra-violence ("Orange Mécanique" plane au-dessus de nos têtes) et la virilité pure et dure qui ne doit pas être cachée. Parce que "l'auto-perfectionnement, c'est de la masturbation".
      Les scènes cultes s'enchaînent. Du générique de début impossible à la fin qui fait froid dans le dos, tout n'est que scènes inoubliables. L'effet "Fincher" est de mise, les plans-séquences effets spéciaux sont nombreux et parfaits. De la mise en scène qui choque, et le pire, c'est qu'on en redemande.
      Porté par une musique "techno" des Dust Brothers culte, "Fight Club" est LA référence incontournable pour n'importe quel véritable cinéphile digne de ce nom. Le renouveau du cinéma arrive, les années 2000 se présentent dans cette introduction au 21ème siècle. Le chef-d'oeuvre de David Fincher. C'est culte, tout simplement.

    4. L'Aurore

      Publié le 11 Déc 2007 à  19:56

      Surement l'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma. Jamais depuis "The Kid" je n'avais jamais tant aimé un film muet. Un défilé de poésie pure, de bonheur intense, de sentiments exprimés sans pareils.
      Un moment comme on en passe peu au cinéma.
      Certains me trouveront injuste de ne pas lui mettre 5 étoiles mais je dois avouer (à mon grand regret) que la "happy end" m'a laissé de marbre. Mais cela n'empêche pas la quasi-perfection. Bravo, vraiment.

    5. Sicko

      Publié le 11 Déc 2007 à  19:46

      Attention ! Michael Moore revient ! Que les pro-américains sortent les boucliers, ça va faire mal !
      Michael Moore s'attaque cette fois au système de santé. Et comme on le prévoyait, le résultat est des meilleurs.
      En effet, après un "Bowling for Columbine" survitaminé et un "Fahrenheit 9/11" qui laissait pressentir une baisse de régime (pas critique en tout cas).
      Les accusations s'enchaînent, les preuves aussi, dans un tourbillon de bonheur anti-américain qui ne peut faire que du bien.
      Un très bon moment de passé, vraiment. Après 1h20 de rire intense, la dernière phrase vous achève en vous faisant rouler par terre tellement vous riez.
      Du grand Michael Moore. On n'attendait que ça.