A noter

Mes Critiques de Films

  • Toutes mes Critiques de Films publiées sur CineMovies!!


    1. Braveheart

      Publié le 03 Fév 2012 à  13:25

      Le film préféré du peuple d'Ecosse. Braveheart, par Mel Gibson, film culte indémodable, rempli de clichés qui n'altère pas vraiment la beauté de l'ensemble. Braveheart, un film ou l'héroïsme, la volonté et les quêtes de libertés prennent tout leurs sens. Il est par ailleurs bien rare de garder un souvenir impérissable d'un film enchaînant les stéréotypes, les catalogages, un film qui passe au-dessus d'un véritable récit pour nous le servir à la sauve hollywoodienne. Oui, la vie de William Wallace à sûrement dû être remarquable, mais à ce point-là! Bref, passé sur les actes de bravoures à répétition et les quelques autres points négatifs, il n'en reste que du plaisir, du bonheur, des émotions et de la joie. Beau, admirablement mis en scène, Braveheart est bel et bien un classique.

      C'est donc là l'histoire de la libération de l'Ecosse, son indépendance d'envers le tyran sur le trône d'Angleterre. La libération politique, en quelques sortes, d'un peuple qui ne supporte plus les exactions commises par l'occupant. Pour le coup, les anglais sont de sinistres individus et les écossais, voir irlandais, sont de redoutables guerriers au grand coeur. Oui, mais ça marche. On met les deux pieds dedans et on redemande. L'important ici est de voir le film comme une oeuvre cinématographique fictionnelle. Oui, si William Wallace à bel et bien existé, le film s'apparente d'avantage à un hommage qu'à un biopic. Ici, tout est prétexte à donner du bonheur au spectateur, de par des scènes d'affrontement exceptionnelles, autant cinématographiquement qu'intense, par une double romance qui fera verser quelques larmes aux donzelles et par une fin héroïque à souhait. C'est un peu le crédo des grandes oeuvres des années 80-90, et on s'en ennuie presque de nos jours.

      Mel Gibson endosse donc la double casquette, et fais quasiment tout juste. Ses répliques sont cultes, ses costumes sont authentiques et ses acteurs ont la tête et la carrure de l'emploi. Braveheart ne se déroule alors plus uniquement qu'aux travers de combats trépidants, mais aussi d'une manière plus subtile, plus politique. Le film nous expose alors les réticences des nobles à se joindre à la rébellion, l'emprise qu'à la cour anglaise sur l'ensemble de l'île de Bretagne. C'est également une lumineuse vitrine en matière de reconstitution moyenâgeuse, dans les décors, sans tâches, les costumes et les atmosphères quasi pouilleuses qui reflètent cette époque violente et ayant clairement divisé, une première pour l'histoire de l'homme, le riche du pauvre. Dans le cas présent, la combat d'un peuple face à la tyrannie fait merveille.

      On se souviendra donc d'un grand Mel Gibson, d'une superbe Sophie Marceau et de fantastiques décors, le tout sur une histoire des grands jours. Si Gibson n'est en rien britannique, il aura trouvé là un sujet pour plaire au monde entier, hormis peut-être au anglais chauvins. Une oeuvre culte, sur laquelle s'expose une bande son qui ne l'est pas moins. Que l'écosse est belle, à l'écran comme dans la morale de son peuple, c'est l'une des pensées qui nous vient à l'esprit au sortir du film. Mel Gibson aura accompli admirablement sa mission. 18/20

    2. Incassable

      Publié le 01 Fév 2012 à  11:25

      Dans la droite ligne de son Sixième sens, très bien reçu par l'ensemble du public et des critiques, Night Shyamalan remet le couvert, toujours avec comme tête d'affiche, à contre-emploi, Bruce Willis, sans artifices capillaires cette fois-ci. Le sujet est nettement moins révélateur aux yeux du grand public, et Incassable, malgré ses multiples qualités, semble boudé et relégué au second plan. Oui, les allusions aux Comics Books, les balbutiements d'un nouveau super-héros d'un genre inexploré, sont sensiblement moins attrayantes que les visions paranormal, et pourtant. L'exercice est très soigné, malgré ce que l'on peut en penser, plus soigné encore que sur son succès précédent, plus subtil en tous les cas.

      Shyamalan démontre une maîtrise parfaite matière de récit, d'écriture, ça on pouvait s'en douter, mais cette fois-ci, c'est également en matière de prise de vue qu'il démontre son talent. Changement de directeur photo pour un bonus en matière de qualité. Oui, les images sont originales, l'utilisation du floue en pourtour d'écran est révélatrice du récit, d'un autre âge mais à la fois intemporel. Ce que l'on remarque aussi, c'est une nette avancée en matière de composition musicale. Décidément, le réalisateur sait s'entourer, pour offrir là, une BO d'anthologie. Pour ce qui est des acteurs, disons que Bruce Willis est absolument excellent, calme, tempéré, naturel, en personnage qui prend tout gentiment conscience de ses facultés. Il n'a d'ailleurs d'égal que Samuel L. Jackson, qui interprète ici sans doute son rôle le plus délicat, le plus subtil, habillé de manière fort originale, avec à la bouche, toutes les répliques révélatrices du récit. Bref, les deux acteurs s'étant déjà côtoyés, pas de surprises de ce côté-là.

      Comme mentionné, et c'est important de la souligner, il n'y a ici aucun élément faisant référence à l'épouvante, à la peur. Non, le cinéaste oriente cette fois son récit vers le surnaturel bon enfant, en quelque sorte, vers l'apparition de ce que la sagesse populaire un super héros. Enfin, le sujet est traité de manière non comparable à toute autre ouvrage, dans le sens où l'on a affaire ici à une scénario original écrit par un homme à l'imagination débordante, mais pas toujours pleinement compris. Il s'agit là, à mon sens, de l'une, si ce n'est, la meilleure des réalisations de Night Shyamalan. Incassable s'avère aussi inclassable, et c'est une particularité que j'apprécie beaucoup.

      Un film osé, bien réalisé, un film pour lequel l'investissement n'a pas été vain, dans le sens où il fait figure de véritable soliste dans sa catégorie, une catégorie difficile à définir. Le réalisateur prend ses marques, nous offre de magnifiques scènes, à l'image du sauvetage de la famille par l'homme en capuche, à l'image d'une magnifique révélation finale. Un excellent film qui fera sans doute date. 16/20

    3. Batman : le défi

      Publié le 31 Janv 2012 à  13:50

      3 ans après un premier succès, Tim Burton remet le couvert en ce qui concerne sa vision de Batman, cette fois-ci aux travers d'un long-métrage nettement plus orienté vers les aspirations du réalisateur. Alors que le premier volet pouvait s'apparenter à un film de studios, ces mêmes studios font cette fois-ci entièrement confiance au cinéaste, peut-être pour lui donner la motivation qui lui manquait. Comme mentionné lors de ma critique du premier volet, Burton, par peur et non envie de s'ennuyer, repart en quelque sorte de zéro, réinventant Gotham City, le costume du héros et excluant, ce qui peut rebuter, l'image d'un méchant à part entière, emblématique, sadique, au profit de personnages au mauvaises intentions mais surtout tortueux par leurs cruels destins. Entre donc en scène le fameux pingouin et la belle Catwoman.

      Si Burton remet les compteurs à zéro, il est tout de même constatable qu'il s'agit là du même metteur en scène que précédemment. Les décors ont passablement voir totalement changer, mais l'esprit gothique, sombre, du premier opus se retrouve ici, peut-être encore plus accentué par un contraste noir en blanc, symbolisé par les costumes et les vielles structures de la ville sur fond neigeux. D'un point de vue design, visuel, ce Batman Returns est une véritable réussite, reste donc à se pencher sur le reste. Le scénario, lui, est bien en déça de celui du premier volet, même si il possède d'autres richesses. Disons qu'ici, le récit est moins accrocheur, plus psychologique et plus tourner vers les tourments de l'homme masqué, se reconnaissant aux travers des souffrances de la nouvelle arrivante, avec qui il crée des liens dangereux.

      Coté casting, Michael Keaton endosse une nouvelle fois la cape, et si son interprétation face au Joker était sujette à discussion, ici, son charisme fond encore d'avantage. Oui, il à la tête de l'emploi mais pas la stature qu'on l'on aimerait qu'il ait. Il faut donc se tourner vers Danny DeVito, qui a la lourde tâche de succéder à Jack Nicholson, dans un premier temps. Il incarne le pingouin, homme des égouts, émargeant sur la ville en être de bonne foi mais qui verra bientôt son destin confronter à celui du héros. L'acteur est solide, et sa prestation honorable, reste que beaucoup n'y trouveront pas d'affinité. On se tourne en dernier lieu vers Catwoman, et là c'est le coup de foudre. Michelle Pfeiffer est tout simplement énorme. Sexy, belle comme un étoile, et surtout charismatique. Son costume est sensationnel, ses répliques cultes et son sens du mouvement excessivement sensuel. Oui, si Nicholson, sous les traits du Joker, rythmait l'opus précédent, ici c'est Michelle Pfeiffer et son déhanché félin qui font la pluie et le beau temps. Je n'oublierai finalement pas de mentionner Christopher Walken, incarnant l'homme détestable d'une formidable main de fer.

      Le bilan est satisfaisant. Oui, une baisse de régime selon moi, mais un opus honorable, bâti des mains de l'homme, sans réelles avancées numériques. Gros travail de conceptualisation, gros travail d'acteurs et récit plutôt inattendu dans le genre. Boudé par un bon nombre de fan de la chauve-souris, disons que ceux-là n'ont pas saisi les nuances qu'a voulu insuffler Burton à son film. 15/20

    4. Batman

      Publié le 30 Janv 2012 à  10:33

      1989, Tim Burton ressuscite le mythe de l'homme chauve-souris, Batman, à l'image des inspirations de son créateur de l'époque, soit en redonnant au super-héros sa facette sombre et qui plus est , le faisant évoluer dans une Gotham City oppressante et insalubre. Si l'on parle actuellement de Batman par le biais de la fantastique trilogie en cours de Christopher Nolan, il est pour autant essentiel de ne pas oublier le travail de Burton, tout aussi emblématique, plus fantasque, en laissant de côté les facéties de Joël Schumacher. En 89, donc, le public redécouvre le super-héros masqué et le succès est au rendez-vous, financièrement dans un premier temps, mais aussi qualitativement. Les producteurs en pleine recherche d'un esthétisme nouveau, confie leur bébé à Tim Burton, fort de son succès avec Beetlejuice et quelques courts-métrages. Le pari était audacieux mais à bel et bien porté ses fruits, notamment grâce à l'énorme travail de conceptualisation des créateurs et aux possibilités fantastiques qu'offraient les studios londoniens de Pinewood (James Bond, Alien,?).

      Le ton est immédiatement donné, Batman est une ombre dans un contexte sale et hypnotique, Gotham City. La ville est le troisième personnage derrière le héros masqué et le Joker. Si Michael Keaton, selon moi, s'en sort fort bien, quand bien même ce dernier a eu de multiples détracteurs, il faut avouer que la véritable vedette là-dedans, c'est Jack Nicholson, caché derrière son sourire défigurant et ses costumes hauts en couleurs. Le Joker est un psychopathe, et qui mieux que ce formidable acteur pouvait amener toute sa folie à ce personnage culte de cinéma. Oui, peut être que tout ça est parfois un brin kitch, comme dirait certain, mais l'humeur, l'atmosphère dégagée par ce premier opus est bel et bien unique en son genre. A la fois sombre et joyeuse, à la fois noir et bon enfant, inutile de vouloir chercher une possible comparaison. D'ailleurs, le prochain opus, lui aussi de Tim Burton, ne s'en rapproche que très peu.

      Il s'agit donc d'une confrontation entre Batman et le Joker, captivante, drôle, violente, et le tout dans des décors oscarisés, et c'est amplement mérité. Superpositions d'images, décors exubérants, costumes impeccables et création de gadgets originaux. Tout y est. Les dialogues, quant à eux, sont excellents, les répliques cultes sortent de toutes parts des haut-parleurs, principalement de la bouche déformée du Joker, comme ?'T'es mort et c'est chouette'', ?'ne vous à-t-on jamais dit que le rire pouvait tout guérir'', et j'en passe. Le charisme de Nicholson, aux antipodes de celui de Keaton, amène une bonne part d'originalité au récit, au film, à l'image de l'imagination du réalisateur. En gros, si le film, avant sa sortie, faisait l'objet de multiples critiques, Jack Nicholson dans un rôle décalé, Tim Burton comme réalisateur novice, Michael Keaton un incapable, le bilan est très positif.

      Il est cependant possible, de mon côté, qu'étant un fan du film depuis ma petite enfance, je laisse place à un enthousiasme un peu trop mordant. Batman à bel et bien ses défauts, comme ses morceaux de Prince qui ont mal vieillis, ou quelques scènes d'action un brin caricaturales. Mais bref, il s'agit là pour moi d'un chef d'oeuvre, un chef d'oeuvre de Tim Burton, même si il s'agit de son film le moins personnel. Le cinéaste est un génie, et il le démontrera dans le foulée avec Edward aux mains d'argent puis avec un deuxième opus de Batman, ou il ne se contente pas de reprendre la recette, mais où il réinvente tout. 18/20

    5. Warrior

      Publié le 27 Janv 2012 à  13:20

      Peut-être sorti en salle la mauvaise année, d'un point de vue originalité, Warrior de Gavin O'Connor, c'est vair, s'approche sur un certain nombre de point de Fighter, de David O'Russell. Il y a la trame familiale douloureuse, un sport de combat qui relie deux frangins et la qualité de vie des protagonistes. Alors que Fighter traitaient de boxe conventionnelle, ici, on parle de MMA, en français, art martiaux multiples. En quelques sorte, je n'ai pu m'enlever de l'esprit que Warrior perpétuait, c'est à prendre à un certain degré, ces bons vieux films de combat, je pense notamment à l'âge d'or de Van Damme, Full Contact, le Grand tournoi ou encore Bloodsport ou Kickboxer. Oui, si ce qui entoure les combats est nettement plus substantiel et important ici, il n'en reste pas moins que l'idée est passablement approchable de ce qui divertissait à l'époque.

      Point de chichis, Warrior n'est pas dénué de défauts en tous genres, et allons droit au but. Les interprètes sont exceptionnels. Joel Edgerton incarne celui qui semble avoir réussi mais qui, contrairement aux apparences, traîne derrière lui de gros soucis financiers. Bref, les combats sont pour lui une manière de remettre sa famille à flot. Chaleureux tout comme violent, son personnage représente à mon sens la bravoure, la compassion et le courage. En parallèle, l'on suivra le parcours du frangin, incarné par l'impressionnant et charismatique Tom Hardy. Là, l'humanité laisse place à une férocité, une hargne palpable à l'écran. L'homme est torturé, et le combat semble être sa rédemption. Quel bestialité, quel force de la nature, à l'image de ses larges épaules qui auront sûrement convaincu Christopher Nolan d'offrir le rôle du méchant de son prochain opus de la franchise de la chauve-souris au britannique. En parlant de Tom Hardy, la façon dont il se bat est ici rien moins qu'éblouissante, à l'image de la mise chaos de celui qui pensait prendre sa revanche. Enorme.

      Le film étant concentré sur les deux frères, il est par ailleurs important d'inclure à l'équation le père, incarné par Nick Nolte, acteur que l'on retrouve avec un certain plaisir. Ici, il fait figure de père détesté. En effet, la haine que lui portent ses deux fils ne sera jamais vraiment clarifiée. On supposera seulement que l'alcoolisme du père est la moteur de la destruction de cette famille, des deux gamins devenus guerriers qui devront renouer sur le ring. Le final est par ailleurs saisissant, philosophiquement, puisque le perdant touchera le fond pour mieux renaître, une renaissance qu'il devra à son frère mal aimé. Les confrontations verbales entre père et fils sont énormément puissantes, de même que l'ensemble des combats. Violents, rythmés, sonore, une réussite d'un point de vue prestations d'acteur et réalisation, une réussite qui vaut certainement celle de Fighter.

      En somme, les deux films sont différents mais à la fois de proche cousin. On retrouve là aussi des acteurs à la stature parfaite, du drame, du suspens et des émotions. La bande son est remarquable, les couleurs sont froides et même si l'on connaît les noms des finalistes du fameux tournoi, les frangins, difficile voire impossible de prédire le vainqueur et la conclusion de cette formidable épopée. Le film souffre tout de même de quelques légèretés, de quelques clichés mais au final, il est plus que satisfaisant, c'est même le cas des doublages français, c'est dire. 17/20