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Mes Critiques de Films

  • Toutes mes Critiques de Films publiées sur CineMovies!!


    1. Saw 3

      Publié le 28 Nov 2006 à  17:50

      Le premier avait été une grosse surprise avec ses allures de film indépendant. Le second s'intéressait surtout à la personnalité du « tueur au puzzle » et à son objectif mais amorçait le déclin de la franchise.
      Que pouvait on espérer de SAW III ? Des scènes gores bien sûr mais aussi une continuité sur les motivations du Jigsaw (ses victimes sont torturées pour qu'elles se rendent compte de la valeur de la vie !?). Le problème c'est que ce film renifle plus le coup marketing (affiche sur le don du sang, interdiction au moins de 18 ans) qu'une envie de développer la franchise.
      Les amateurs de scènes bien crades sont servis. Le film mérite bien son interdiction. Dommage quand même que l'ultime but soit la violence et le sadisme au détriment du thriller psychologique. L'ambiance n'est plus angoissante mais malsaine et perverse. Les pièges ne sont plus prétextes à créer une certaine tension mais sont des machines gigantesques uniquement prêtes à faire couler le sang et exploser les boyaux. Parce que les scènes de torture se suivent à un rythme insoutenable sans pour autant servir l'histoire de base.
      Pour l'histoire justement, il faudra repasser. C'est une succession de flash-back qui permet de combler le manque dans les précédents films. Le film n'est donc qu'une suite de scènes répétitives, assemblées sans réelle cohésion. Le seul intérêt de ce SAW III reste le twist final assez malin.
      Vu le succès en salles du film, préparez les bassines pour SAW IV !

    2. Mission : Impossible 3

      Publié le 23 Nov 2006 à  10:09

      Les MISSION IMPOSSIBLE se suivent mais ne se ressemblent pas. Après un essai de Brian De Palma et un ratage de John Woo, c'est au tour de J.J Abrams de relever le défi.
      Alors quoi dire de ce nouvel opus ? Eh bien, qu'il est plutôt bon et que ce serait même le meilleur des trois. La mission est simple : de l'action, un peu de sentiments mais surtout de l'action. Le scénario est un peu mis de côté : on ne connaît rien du méchant du film et encore moins de ce qu'il recherche. On sait juste qu'il est pas gentil et qu'il a tué une ancienne élève d'Ethan Hunt/Tom Cruise. Une fois qu'on sait çà, on a plus qu'à se laisser porter dans ce « grand huit ». Car des scènes d'action, le film en regorge, l'objet préféré d'Ethan Hunt/Tom Cruise étant le filin lui permettant de descendre la paroi du mur d'une usine désaffectée, monter un mur du Vatican, passer d'une tour à une autre. Mais attention, qui dit scènes spectaculaires, ne veut pas dire forcément que c'est grotesque. Bien sûr quand Ethan/Tom résout une équation sur une fenêtre et qu'ensuite, il se jette pour faire de la chute libre, çà peut faire rire mais çà passe bien. Car la réalisation d'Abrams est efficace et les effets spéciaux passent inaperçus.
      Outre les scènes d'action, le film contient aussi de grands moments de tension : la scène dans les toilettes où Ethan/Tom doit enlever le méchant Owen Davian joué par Philip Seymour Hoffman, le face à face entre Ethan Hunt et Owen Davian pendant le pré-générique. C'est dans cette scène que l'on voit que les deux acteurs principaux remplissent bien leur rôle : Tom Cruise est égal à lui-même de film en film de par son charisme. Mais surtout, il n'hésite pas à montrer la faiblesse humaine (la larme à l'œil quand il voit sa future femme se faire maltraiter) et ce depuis des films comme MINORITY REPORT et LA GUERRE DES MONDES. Mais c'est surtout Philip Seymour Hoffman qui crée la surprise. Pas habitué ni au rôle de méchant, ni au grosse machine hollywoodienne, il s'en sort parfaitement et est plutôt crédible (on se dit qu'il est bien capable de la tuer !).

      Malgré un scénario assez léger, M :I :3 remplit son rôle de blockbuster sans pour autant prendre le spectateur pour un idiot.

    3. Indigènes

      Publié le 23 Nov 2006 à  10:08

      Considérer INDIGENES comme un film de guerre uniquement pour ces combats serait un raccourci un peu trop simple. Certes, c'est bien un film de guerre et les quelques batailles sont plutôt bien maîtrisées d'un point de vue de la mise en scène. La bataille finale qui a lieu dans le village des Vosges est un grand moment de tension. La réalisation pour retranscrire la férocité des combats est sobre avec peu d'effets « tape à l'œil » : pas de ralenti sur les soldats qui tombent, pas de musique patriotique, …..
      Mais c'est surtout le travail avec les comédiens qu'il faut saluer. Car c'est sur les personnages que Rachid Bouchareb a plutôt décidé de se focaliser. Chaque soldat a sa propre identité et une psychologie très dense. Le réalisateur filme ses acteurs en insistant surtout sur les visages afin d'en ressortir toute la profondeur. Samy Naceri et Roschdy Zem sont très bons, Jamel Debbouze confirme ses talents de comédiens (il sait autant faire rire qu'émouvoir même s'il est peu crédible en combattant du fait de son handicap). Leur parfaite complémentarité voudrait que l'on en distingue aucun. Mais ce serait injuste de ne pas souligner la performance de Sami Bouajila. Il incarne un caporal très dévoué à sa Mère patrie mais aussi très engagé quand il s'agit d'améliorer les conditions de ses compatriotes face aux privilèges des soldats français. A l'inverse, le personnage de Jamel se pose en esclave surtout dévoué au sergent Martinez (excellent Bernard Blancan plein d'antagonisme). Le film vaut surtout pour ces deux personnages et les messages qu'ils véhiculent. Bouchareb s'attache donc à dénoncer, par le biais de ses cinq personnages principaux, les flagrantes inégalités et brimades qui régnaient dans l'armée, page peu reluisante de l'Histoire militaire française.
      Mais le film cherche surtout à dévoiler un morceau méconnu de la seconde guerre mondiale afin de réhabiliter ces « indigènes ».
      INDIGENES est donc plus un devoir de mémoire qu'un film de divertissement.

    4. Le Concile de Pierre

      Publié le 23 Nov 2006 à  10:07

      Après LES RIVIERES POURPRES (bon mais pas vraiment fidèle au roman), L'EMPIRE DES LOUPS (très mauvais et qui trahie carrément le livre), LE CONCILE DE PIERRE est la troisième adaptation d'un roman de Jean Christophe Grangé. Le réalisateur Guillaume Nicloux a su traduire les intrigues du roman sans pour autant sombrer, comme l'ont fait ses prédécesseurs, dans un thriller musclé (et bête pour le second).
      Malgré l'usage excessif de moyens propres au genre (animaux hostiles, portes qui claquent), Nicloux trouve ici un support approprié aux atmosphères glauques et claustrophobiques qu'il avait explorées dans ses précédents films (UNE AFFAIRE PRIVEE et CETTE FEMME-LA). Mais en cours de route, il change totalement de direction. Tout d'abord mystérieux, le film vire à la course-poursuite puis au fantastique pour s'achever sur un final grotesque.
      Côté casting, on a le droit a des acteurs de luxe. Catherine Deneuve, loin de briller dans son rôle, finit de se ridiculiser après une heure et demie d'un jeu laborieux. Monica Bellucci, à l'apparence nouvelle, beaucoup moins glamour, est identique à elle-même. Elle s'en sort sans convaincre ni décevoir.
      A part la mise en scène soignée et l'ambiance prenante de la Mongolie, le film est assez décevant. Ce qui en fait encore une adaptation libre et maladroite d'un roman de Grangé.

    5. Le Dahlia Noir

      Publié le 28 Nov 2006 à  17:45

      L'adaptation du roman très fourni de James Ellroy est confiée à Brian De Palma. Ce dernier mettant souvent en scène ses propres obsessions, il est donc la personne idéale pour mettre celles de l'écrivain à l'image. Au final, il y arrive plutôt bien. Il retranscrit l'univers de James Ellroy avec talent et l'ombre de Hitchcock n'est pas loin. Le scénario est haletant mais surtout dérangeant et pervers. L'ambiance malsaine n'est pas sans rappeler certains succès de De Palma (BODY DOUBLE, PULSIONS). Cependant, c'est dommage que le scénario ne se concentre pas plus sur le meurtre du Dahlia Noir en laissant un peu de côté les intrigues secondaires. Parce qu'on s'y perd quand même avec tous ses personnages (mais comme dans le roman) et cette chronologie désarticulée.
      D'un point de vue visuel et sonore, l'ambiance des années 40-50 est très réussie sur fond de musique jazzy. De nombreuses séquences sont ahurissantes grâce à une belle photographie : la découverte du Dahlia Noir, le combat de boxe du début.
      Quant aux multiples personnages, ils ont une psychologie très dense. Les acteurs sont très convaincants. Josh Harnett est une grande surprise dans ce rôle de flic. Il montre un certain charisme dans les scènes de bagarres et de poursuites. Scarlett Johansson vampirise l'écran comme à son habitude. Elle nous fait penser à ces actrices des années 50 (Grace Kelly). Ce serait difficile d'énumérer tous les acteurs tellement il y a de personnages mais dans l'ensemble ils sont tous bons et bien présents. Un petit bémol concernant Aaron Eckhart qui est un peu en dessous de la performance de Josh Harnett.
      Au final, le film est plutôt réussi. De Palma retranscrit assez fidèlement la noirceur du roman et prouve par la même occasion qu'il a encore des choses à imprimer sur la pellicule.