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Mes Critiques de Films

  • Toutes mes Critiques de Films publiées sur CineMovies!!


    1. Wu ji, la légende des cavaliers du vent

      Publié le 09 Mai 2007 à  21:05

      Wu-Ji


      Pour un film qui mise autant sur l'esthétique, le naufrage visuel de Wu-Ji relève de l'exploit. On n'avait pas vu une telle bouillie visuelle au cinéma depuis un petit moment.

      Entre les effets numériques totatement foireux (des personnages qui courent comme dans Astérix ou dans Beep Beep et le coyote, des incrustations grossières, un chateau fort totalement factice, des bisons sortis d'un jeu megadrive...), des costumes qui font toc et plus ou moins ridicules, une mise en scène qui répète 10 fois les mêmes mouvements et abuse d'effets accéléré/ralenti hors de propos, on peut dire que le film cumule les tares à ce niveau là. L'aspect poétique que souhaite dégager le film est bien présent mais c'est niveau midinettes, et souvent hyper kitsch. Pour le plus gros budget de l'histoire du cinéma chinois c'est un peu la honte. Donc si on était venu pour s'emmerveiller les yeux on y a plutôt mal (aux yeux).

      On se dit alors que l'aspect narratif va compenser ce plantage en règle, mais non. L'histoire est bien peu intéressante, à cause de personnages plats, interprétés par des acteurs fades (la VF ne doit pas arranger les choses en plus). Dit plus clairement, c'est chiant. Et ne comptez sur les combats pour vous réveiller, car d'une part ils sont peu nombreux et courts, d'autre part ils subissent le travail "esthétique" effectué par l'équipe technique.

      Au final on ne retient alors que quelques plans bien jolis (peut être viennenet ils d'un autre film?) et une Cecilia Cheung toujours aussi belle (mais fade).

    2. Raging Bull

      Publié le 06 Mai 2007 à  21:28

      Raging bull

      Scorsese + DeNiro + Pesci, avec une telle somme de talent, impossible de rater un film, comme leurs autres collaborations le confirmeront par la suite.

      En effet, avec Raging bull on retrouve dans ce portrait de Jack LaMotta, une fois encore, les thèmes chers au maître: grandeur et décadence d'un personnage principal tourmenté, fissuré par sa jalousie, son égoïsme, son manque de confiance, sa culpabilité, qui exprime toutes ses colère sur le ring mais aussi en dehors, à travers de tumultueuses relations familiales (un autre thème de Scorsese), que ce soit sa femme ou son frère.


      C'est comme toujours parfaitement mis en scène, tour à tour classique, audacieux et féroce dans les combats (courts mais vraiment violents, le montage leur donne un impact énorme), alors que DeNiro donne tout son sens au mot interprétation. Au delà de sa transformation physique, sa prestation est tout simplement estomaquante, et il parvient à rendre attachant un personnage pourtant antipathique sur le papier, aidé par le regard de Scorsese qui comme d'habitude se garde bien de juger ses personnages.

      Après une dizaine de carrière Scorsese réalisait déjà ce que l'on peut considèrer comme un film somme de ce qu'il avait fait et qu'il allait faire.

    3. Casino

      Publié le 06 Mai 2007 à  21:25

      Casino

      Casino est probablement le dernier grand chef d'oeuvre de Scorsese à ce jour, ce qui n'enlère rien à la qualité de ses films suivants.

      Mais ici il touche au sublime à tous les niveaux.

      Avant tout pour son scénario passionnant de bout en bout, nous narrant un morceau d'histoire de l'Amérique, à travers la relation entre amitié et affrontement d' Ace Rothstein et Nicky Santoro, avec bien sur une femme au milieu. Le film multiplie les personnages, les détails sur les systèmes conçus par les deux hommes, et développe des personnages d'une grande complexité, plein de qualités et de défauts qui les rendent inévitablement attachants. De Niro, tout en charisme et autorité naturelle, et Joe Pesci, menaçant et dangeureux sont tout simplement fantastiques.

      Scorsese, à travers cette histoire, en profite également pour parler de la face cachée, sombre de l'Amérique comme il aime à le faire, sans jamais porter de jugement sur ses personnages. On a droit à sa vision du rêve américain.

      Et puis, il y a cette mise en scène, magistrale, virtuose comme jamais, swingante, tournouyante, tourbillonante qui nous emmène dans les entrailles du casino et dissèque la psychologie des personnages. La photo aux couleurs éclatantes participe à rendre le film visuellement somptueux. La narration avec les voix offs vient en plus ammener du rythme à un film qui n'en manque déjà pas, tout comme la musique, géniale et parfaitement utilisée.

      Il y aurait beaucoup à dire, pour ce film grandiose, fascinant pour l'histoire qu'il nous montre. Un tour de montagnes russes de 3 heures, à 200 à l'heure.

    4. Domino

      Publié le 02 Mai 2007 à  19:33

      Domino

      Un maelström d'images saturées, filtrées, accélérées, ralenties, bidouillées de partout et montées à un rythme effréné comme j'en avais encore rarement vu, voire jamais. En poursuivant ce qu'il avait commencé sur Man on fire, Tony Scott est en train de se créer un style unique, qui n'a rien de comparable. A la limite on pourrait parler d'un Oliver Stone des 90's sous amphets et sous acides.

      Il crée ainsi un film épidermique, basé sur l'adrénaline que provoque (ou pas si on est hermétique au style) ce flot d'images. Force est de constater que très souvent ça marche: le film comporte tout un tas de scènes marquantes et d'images impressionnantes, et on est véritablement rivé à l'écran.

      Mais on peut regretter que cette fois son style serve un scénario finalement assez conventionnel (une histoire de coup monté qui foire), qui ne possède pas la puissance de son précédent film, où le style énervé servait l'histoire.

      Le personnage de Domino n'est pas assez extrême à mon goût, et passe juste pour une fille à papa rebelle alors que ces deux comparses semblent eux bcp plus brutaux et hargneux. On est ainsi jamais passionné par le scénario mais plus happé par les images, et une musique souvent choisie en décallage avec ce qu'on voit.

      Quelque part entre True romance et Tueurs nés, une expérience visuelle qui vaut le détour même si elle illustre un script qui manque d'envergure.

    5. Seven Swords

      Publié le 29 Avr 2007 à  17:33

      Seven swords

      C'est un Tsui Hark assagi et plus posé qui nous revient avec ce Seven swords, son retour au film martial, ce qui ne veux pas dire qu'il nous livre un film académique pour autant.

      On est face à une fresque imposante, pleine de personnages, qu'il n'a malheureusement pas le temps de tous développer. C'est le principal défaut du film qui souffre de trop plein: trop de personnages, d'histoires secondaires, qui font apparaître un potentiel énorme pas totalement exploité. On peut ainsi regretter de ne pas en savoir plus sur les épées, sur le Mont Céleste, sur deux des guerriers (à peine esquissés), que la lieutenante du général Ravage soit si peu présente (quel personnage dément pourtant: sa première apparition ), etc.

      Cependant, Hark compense par un sens de l'image qui lui permet de se passer d'une trop forte psychologie de ses perso: ils sont tellement iconisés, qu'ils en sont immédiatemment attachants et à nous de deviner qui ils sont réellement. Il mène également très bien son récit, et si certains éléments semblent effectivement manquant, le film est bien rythmé, et ne souffre que de rares longueurs dans sa seconde heure.

      En tous cas, Hark imprègne à plusieurs scènes un réel lyrisme qui fait plaisir à voir, à coup d'images splendides sur une musique classique pour le genre mais très plaisante.

      Et puis le film est parsemé de très bons combats, à l'exception de deux, formidables: la première apparition des 7 guerriers, et surtout le combat final, en plusieurs temps, devant lequel on frissonne de plaisir.

      Au final, un excellent film d'aventures, très beau visuellement, parfois frustrant, mais blindés de personnages géniaux et charismatiques à souhait, et porté par une superbe fin qui pourrait annoncer une suite encore meilleure.