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Retour sur la plus grande franchise du cinéma...James Bond !
Publié le 16 Nov 2005 à 18:59 | | 0 commentaire
1ere vague : Sean Connery / Georges Lazenby
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Premier véritable agent au service de sa majesté, premier rôle marquant pour Sean Connery au cinéma. Son interprétation du célèbre agent au double zéro changea sa carrière moribonde en une success story absolument parfaite. Lors de la préparation du premier film pour le cinéma de James Bond, plusieurs acteurs furent pressentis afin d'endosser le classieux costume de l'agent. Parmi ces possibilités se trouvaient Cary Grant, Patrick McGoohan, David Niven (qui se rattrapa plus tard en interprétant l'agent dans le Casino Royale burlesque de 1967) et même Roger Moore, qui avait la préférence de l'auteur, Ian Flemming. Malgré tout, le rôle échut à Sean Connery, qui fut remarqué par la femme du fameux producteur Albert Broccoli.
Dr. No sortit en 1962 et fut un carton au box-office, propulsant Sean Connery dans le carré des stars qui comptent; de plus James Bond devint une franchise lucrative. Le film posait une partie des bases de ce qui allait faire le succès de la série: humour noir, femmes en pâmoison devant l'agent, action et exotisme. Sean Connery livrait ici une interprétation qui allait poser les jalons pour les films à venir: un James Bond sombre, pouvant tuer de sang froid et se devant d'être effroyablement machiste.
Les films suivants avec Sean Connery connurent la même destinée. Bons baisers de Russie exploite plus profondément la veine naissante de James Bond. Le film, avec un budget double de Dr. No, offre une scène mythique: une longue bagarre à mains nues entre James Bond et Red Grant (Robert Shaw) dans l'Orient Express. Ici le mythe est affiné et les vrais gadgets font leur apparition ainsi que Q. Sean Connery endossera le costume de l'espion encore quatre fois officiellement pour Goldfinger, Opération Tonnerre, On ne vit que deux fois et Les Diamants sont éternels. et à chaque fois, en définissant un peu plus les contours d'un rôle qui finit par sembler taillé pour lui. Goldfinger devint l'épisode préféré des cinéphiles, avec un méchant charismatique, une Bond girl lesbienne fondant sous le charme de l'agent et enfin une chanson universellement connue chantée par Shirley Bassey.
Toutefois, Sean Connery se lasse de son agent secret et désire se concentrer sur d'autres rôles plus variés. Après On ne vit que deux fois, il décide, las de la pression, de rompre son contrat avec la MGM malgré la proposition, à l'époque faramineuse, d'un million de dollars.
Pressé de trouver un nouvel agent, Broccoli, après avoir considéré un temps Adam West, jeta son dévolu sur un mannequin d'origine australienne George Lazenby. L'homme n'avait jamais tourné dans le moindre film et son expérience en matière de comédie se limitait à des publicités à la télévision anglaise. Toutefois il sait se battre, car il fut instructeur pour l'armée australienne et apprit sous la tutelle de Bruce Lee. Il signa donc avec Broccoli un contrat pour sept films. Le tournage ne se passa pas bien. Lazenby y acquit une réputation d'homme impossible à diriger. De plus, ses relations avec la Bond girl jouée par Diana Rigg n'étaient pas au beau fixe, une rumeur tenace faisant état du fait qu'elle mangeait de l'ail avant les scènes de baisers. Au service secret de Sa Majesté sortit en 1969 et fut un grand succès au box-office, mais marcha moins bien que les trois derniers films avec Sean Connery. George Lazenby décida donc de rompre le contrat qui le liait avec Broccoli et de ne pas reprendre le rôle de James Bond pour Les Diamants sont éternels, prétextant que la franchise, sous les coups de butoir de la culture hippie, deviendrait ringarde. George Lazenby ne parvint jamais à réellement retrouver le chemin des plateaux et sa carrière s'enfonça.
Sean Connery revint donc pour la dernière fois officiellement reprendre le rôle de l'agent britannique. L'acteur écossais fut convaincu, après que d'autres recherches infructueuses furent menées, grâce à un gros chèque de 1,25 millions de dollars et un pourcentage sur les recettes. Seulement, c'est un James vieilli qui revient. L'acteur, devenu chauve, porte une moumoute. Seulement, une fois encore le film fait un carton au box-office. Mais Sean Connery jette l'éponge pour la dernière fois.
La dernière fois avant 1983 et Jamais plus jamais. Le film est un remake d'Opération tonnerre, écrit et produit par l'auteur de ce dernier qui, à la suite de longues procédures légales, obtint l'autorisation de faire son propre James Bond. L'auteur-producteur désirait utiliser la musique et le générique habituels, mais les problèmes de droit l'en empêchèrent. Il souhaita aussi engager George Lazenby pour le rôle de James Bond, mais engagea Sean Connery après que celui-ci déclara, à 53 ans, qu'il se sentait près pour reprendre le rôle. Le film, dont le casting comprend Kim Basinger et Klaus Maria Brandauer, est presque un pied de nez à la série puisqu'il se termine sur la ferme résolution de James de ne plus reprendre du service. "Jamais plus", dit-il.
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2ème vague : Roger Moore
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Arrivé en 1973 dans la saga des James Bond, Roger Moore est considéré par beaucoup uniquement comme celui qui a remplacé Sean Connery. Pourtant, avec sept films à son actif, il a largement contribué à la création de ce personnage mythique.
En 1961, quand Albert Broccoli et Harry Saltzman décident d'adapter les aventures de 007 à l'écran, le nom de Roger Moore figure en tête de leur liste pour interpréter le rôle titre, bien avant celui de Sean Connery. Mais l'acteur est alors engagé sur le tournage de la série Le Saint et se voit obligé de refuser cette proposition alléchante. Quand, en 1969, Connery décide de quitter la saga, c'est tout naturellement que les producteurs se tournent de nouveau vers lui. Mais le sort s'acharne contre eux. Moore n'est toujours pas libre. En collaboration avec Robert S. Baker, le créateur du Saint, il est en train de développer le projet d'une nouvelle série, Amicalement votre. Deux ans plus tard, les aventures de Lord Brett Sainclair et Danny Wilde sortent sur le petit écran. La série fait mouche. De leur côté, Broccoli et Saltzman sont dans une impasse. L'essai de George Lazenby a été un échec cuisant et Sean Connery est bel et bien décidé à laisser le rôle de 007 derrière lui. Ils pensent alors à Michael Caine, mais pour eux seul Moore pourrait faire l'affaire. Voyant le personnage de Brett Sainclair comme un James Bond aristocrate et parodique, les deux hommes ne peuvent s'empêcher de lui ré-itérer leur proposition. C'est en 1972, dégagé de toutes contraintes annexes, que l'acteur signe enfin.
Dès sa première apparition dans Vivre et laisser mourir, en 1973, le Bond interprété par Roger Moore se pose comme bien différent de ce qu'avait imaginé Ian Fleming. Déjà, Sean Connery s'était permis bon nombre de libertés avec le rôle, mais Moore franchit une étape supplémentaire. Son Bond est moins noir, moins sobre, moins ancré dans la réalité. Il se place comme plus aristocratique, plus raffiné et plus léger. Au fil du temps, Moore impose sa propre personnalité au personnage et de ce fait transforme peu à peu la saga. En l'espace de trois films, il accentue le côté second degré en se voulant plus spirituel, et joue quasiment sur le registre de la parodie.
A la fin des années 70, avec Moonraker, la série atteint une nouvelle dimension. A l'image de son héros playboy très porté sur les apparences, les films qui suivent se placent comme une sorte de vitrine marketing. Ce sont désormais de grosses machines de divertissement très efficaces. Des blockbusters qui avancent à toute vitesse, écrasant tout sur leur passage. Même Jamais plus jamais, qui marque le retour de Sean Connery en James Bond dans une production parallèle, ne fait pas le poids. Les méchants sont encore plus mégalos. Les Bond girl sont de plus en plus sexys et envoûtantes. Les gadgets sont totalement farfelus et jouissifs. Les décors sont gigantesques et somptueux. Avec Roger Moore, Bond est entré dans l'ère du "trop" et du "plus", de la démesure poussée à 'extrême.
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3ème Vague : Timothy Dalton / Pierce Brosnan
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Lorsque Barbara Broccoli et Michael G.Wilson reprennent la saga en main et décident de la ressusciter pour 1995, ils retournent voir l'acteur, alors âgé de 42 ans, pour lui donner le rôle de sa carrière. A l'aube du 21e siècle, Brosnan incarne dans GoldenEye un Bond resté glacial après la fin de la Guerre Froide, qui évolue dans un monde où il est considéré comme une relique sexiste. Alliant classe et séduction, il n'en perd pas pour autant son côté ténébreux et n'a pas à prouver qu'il est crédible lorsqu'il emploie son permis de tuer. Apportant un visage plus humain à Bond, c'est une nouvelle facette du personnage que l'interprète nous permet de découvrir ainsi, sans jamais manquer de flegme et de charisme. Il aura beau être plus vulnérable, il n'en restera pas moins le héros que le commun des mortels ne sera jamais.
Cependant, l'angle abordé dans cette première prestation de Brosnan se perdra avec les deux volets suivants. Nous sommes à présents à la fin des années 90 et la loi du blockbuster règne sur tout Hollywood. Là où GoldenEye avait coûté seulement 60 millions de dollars, le budget de Demain ne meurt jamais s'élève presque au double de cette somme. Définitivement moins sombre que le précédent, cet épisode subit même les influences de la tendance en adoptant les arts martiaux dans plusieurs scènes d'action. Néanmoins, 007 n'est pas celui qui les pratique, mais Michelle Yeoh. Elle est Wai Lin, agent chinois, autrement dit l'égale de Bond. Le film devient presque un buddy-movie tant elle est présente aux côtés de l'agent britannique. Bond ne peut plus évoluer dans un monde où la femme ne s'est pas émancipée. La misogynie qui caractérisait le personnage se perd légèrement. Le Monde ne suffit pas coûtera encore plus cher mais cette fois le résultat ne sera pas à la hauteur. Avec un scénario désastreux, Brosnan aura beau vouloir orienter le protagoniste vers une approche plus sérieuse et obscure, le reste ne suit pas.
Beaucoup accusent la franchise d'être devenue une énorme pub onéreuse où les placements de produits sont de plus en plus énervants ,et le fait que la saga subisse le traitement des films d'actions d'aujourd'hui, à savoir le manque de scénario et la banalité absolue, n'aide en rien. Meurs un autre jour viendra légèrement changer la donne. En présentant quelques similitudes avec Permis de tuer, l'intrigue du film permet à Brosnan d'exploiter tel qu'il le désirait la veine noire du personnage. Le budget n'est pas moins grandissant, mais il en va de même pour les recettes des trois premiers opus de Brosnan, chacun ayant successivement dépassé le précédent et se classant simultanément comme les épisodes à avoir le plus rapporté d'argent.
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4ème vague : Daniel Craig ....
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Affaire à suivre...Casino Royale...Sortie : 17 Novembre 2006...
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