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"Hostel" : ou comment foirer son film ...
Publié le 23 Sept 2006 à 21:14 | | 0 commentaire
Et ben ouais ! Alors que, comme tout le monde, je me réjouissais de la sortie du dernier film d' Eli Roth, ami du grand Quentin Tarantino, et réalisateur du sympathique "Cabin Fever", j' ai été vraiment, mais alors VRAIMENT déçue par ce qui a finalement été diffusé sur nos écrans ... En effet, alors que je pensais devoir me controler, et essayer de ne pas fermer les yeux à chaque scène de torture, je n' ai eu aucune difficulté à les garder ouverts, au contraire ... Franchement, dans le genre "insoutenable", on a déjà vu mieux ! Non, non, je ne suis pas une grosse sado-masochiste ! Je ne vis pas QUE pour regarder des films portant sur la torture de pauvres abrutis qui pensaient se faire un maximum de poufs de l' Est, promis ! (même si je pensais que ça serait drôle ... j' avoue !)
Je ne vais pas me lancer dans une vraie critique du film, même si je compte bien le faire, ce soir ou plus tard, peu importe ... je vais pour l' instant en tous cas me contenter de mettre le doigt sur des éléments qui m' ont géné, et donc m' ont empéché d' apprécier ce film ... Tout d' abord : on doit bien attendre quarante-cinq minutes avant de pouvoir voir ne serait-ce qu' un peu de sang, puisque les quarante quatre minutes précédentes ne tournent qu' autour d' un voyage en Europe de l' Est entre potes Américains, ou plutôt d' une sorte de pélerinage sexuel entre sales pervers qui n' en peuvent vraiment plus ! Je sais pas si c' est parce que je suis une fille que ça me gêne de n' assister qu' à des scènes de cul (même si c' est soft, là n' est pas le problème ...) alors que moi j' attends du gore, mais bref ... c' est vraiment chiant !! Je ne vais pas m' étaler sur le sujet du sexe dans le film car ça me donnerait vraiment trop de travail ... mais tout ça pour dire que, puisque les trois potes nous apparaissent simplement comme de pov' gars en chaleur, il est difficile d' éprouver de la pitié pour eux. Malheureusement, lorsqu' un d' eux par exemple subit les assauts répétés d' une perceuse, et bien ... on s 'en fout ! C' est con quand même parce qu' on pourrait se dire : "aïe ... le pov' !!!", mais non, on est plutôt amenés à se dire : "et vouais ... fallait pas baiser n' importe qui !", et on se marre. Même la réalisation ne fait rien en sorte que l' on ressente ne serait-ce qu' un peu de compassion ... un mec qui se prend une perceuse dans la cuisse ça devrait faire frémir quand même ! mais non ... pas quand c' est mal filmé !! Si l' on rajoute à ça les éléments supeeeeeeeer crédibles tels que : "au lieu de m' échaper, si j' essayais de sauver la meuf qui fait connaissance avec le chalumeau ?" GENRE ! Personnellement, et je crois ben que c' est ce que l' on appelle "l' instinct de survie", je me tire et point barre : chacun sa peau ! Mais encore, ce n' est qu' un tout petit détail car la vraie question n' est pas " est-ce que tout être normalement constitué irait sauver une pauvre demoiselle en détresse avant d' essayer de s' enfuir ? " mais plutôt : " est-ce que pour sauver une pauvre demoiselle en détresse face à un chalumeau qui lui a déjà cramé la moitié de la gueule, un être normalement constitué penserait à découper le nerf optique qui pendouille sur le visage de cette demoiselle ? " genre : trop facile de découper un nerf otpique ! Ah bon : c' est gore et ça fait mal ? ben pas tant que ça faut croire quand on le voit faire dans "Hostel" ...
Voilà ... je ne pense pas avoir besoin d' en dire plus, le but étant vraiment de démontrer que par rapport à ce que l' on nous promettait, c' est-à-dire : ' un film d' une violence inouïe, et aux scènes de tortures insoutenables car plus réalistes que jamais ' ; ce que l' on récolte, c' est plus de cul que de sang, et des scènes ennuyeuses car mal filmées, et LOIN d' être réalistes !!
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