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Voici la liste des articles publiés au mois de "Aout 2007", 1 articles ont été trouvés :

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  1. Saga Alien: Le culte de la femme

    Publié le 03 Aout 2007 à  16:49 | | 4 commentaires

    Je viens de me regoinfrer (allez, pour la vingtième? trentième fois?) la saga complète des aventures de Ellen Ripley, Lieutenant 1 ère classe, matricule 36706, aux prises avec le xénomorphe cher à son coeur.

    Décidément, on a pas fait mieux depuis, que ce soit en matière de chasse au monstre, de monstre, ... et de féminisme, peut être aussi  (nous y reviendrons). Le premier, classique parmi les classiques de science fiction, nous montre une Ripley pas super charismatique encore, mais déjà bien dans ses bottes. le monstre est quant à lui flippant à souhait, parce qu'on ne le voit pas ou très peu. C'est le premier film de "maison hantée" dans l'espace, c'est le premier monstre vraiment impressionnant au cinéma, parce qu'il fait vraiment flipper, lui (Sorry, Dracula et consors), et parce que l'esthétique du huitième passager est vraiment incroyable, novatrice, et donnera lieu à pleins de ressucées bien en deça du monstre d'origine (notamment le sympatique Pitch Black, où les monstres sont bien moins flippants que Vin Diesel). le casting est alléchant, on retrouve des seconds rôles que l'on n'aura de cesse de revoir ensuite, certains dans Contact, d'autres dans Les Sorcières d'Eastwick,... et puis Ian Holm, LE cyborg qu'on a envie de tuer, tellement il énerve avec sa tête de faux-cul! Rydley Scott s'offre un classique dans sa filmo, et la science fiction subit une révolution... lâchez les monstres! Combien y aura t il de film "Alien-like"? Un par an quasiment. Combien dignes de la référence? eeeeuh...

    Le second, s'il ne marche pas sur les traces de l'original, l'inscrit dans un univers futuriste bien plaisant, avec ses Marines bien gonflés et sa bureaucratie bien pourrie (on en avait déjà un aperçu dans le premier opus, mais ici on peut mettre un visage). Le premier se lance sur le thème de la maison hantée, le second commence comme un film de guerre et pose les standards du film d'action dans l'espace. Une autre référence vient agrémenter la franchise Alien. Bien sûr, comme le premier opus, Aliens souffre de son âge. Pourquoi? parce que si le premier patit de ses décors Very Old School, le second paye la rançon du succès car tous les personnages sont aujourd'hui vus, revus et re-revus. Du petit capitaliste vicelard au personnage Bill Paxton, fort en gueule avant la bataille et pleurant comme un gosse après la première peignée (" on va tous mourir!!!" "c'est un cauchemar!"), même la gamine est devenue une figure obligée dans l'exercice du film de chasse au monstre. Outre ces références posées, on a des aliens encore plus beaux, une reine Alien absolument magnifique, des scènes et des répliques cultes ("Stay away from her, bitch!!!"). Le seul défaut du film de Cameron est donc issu de son excellence: trop bon, trop pompé.

    Le troisième opus, bien qu'aussi bon que ses précédents, n'a pas eu droit au même pillage en règle et ça fait plaisir! Première grosse qualité du film, son casting british absolument fantastique! s'il y a un épisode de la saga à voir en VO, c'est celui-ci, car tous les taulards à moitié branques (voire complètement) ont un bel accent bien vulgaire et se comportent comme des vrais tarés. Jouissif! (Petit spoil pas trop emmerdant: le plus branque, Golic hurle hors champ "Cigarettes!!!" avant de se jeter comme un grand bourré sur un distributeur de clopes hors d'usage. ça dure deux secondes, mais c'est trop bien). On avait vu l'apparition du monstre, on avait vu l'armée de soldats face à l'armée de monstres, voilà maintenant la lie de l'humanité face un représentant bizarroïde parce que issu d'un rotweiller (ou d'une vache dans la version longue). Ajoutez à ça des scènes cultes dans la saga (on va pas spoiler même si la plupart d'entre nous ont vu le final), le look de Ripley, hyper-charismatique (on est loin loin de celle du premier, juste un peu démerde), le destin tragique de l'héroïne liée à jamais avec son enemi viscéral. La saga aurait pu finir sur cet opus qui s'achève sur le message enregistré de Ripley qu'elle laissait à la fin du premier opus. la seule faiblesse de cet épisode: les effets spéciaux qui ont vraiment super mal vieilli (les vilaines incrustations!!!)

    Et puis le quatrième et (jusqu'ici) ultime épisode, la Résurrection. Si le pitch laisse sceptique (vous trouvez beaucoup d'ADN, vous, dans un réacteur?) le reste du scénario fait plaisir: la pire crainte de Ripley, voir les humains essayer de dresser les aliens, devient réalité, elle même est un cobaye à cause de son génôme hybride et BAM! une équipe de ruffians de l'espace débarque et le film tourne au comic book burlesque et gore. "Hérésie" crieront certains. Peut être mais le résultat se regarde avec joie. Oui, on est loin du ton inquiétant du premier, de l'épique du second ou du tragique du troisième. Seulement voilà, le résultat ressemble à un best of de ces derniers (on est bloqués dans l'espace, avec des militaires et une bandes de frappadingues... qu'est ce que vous voulez de plus). La seule faiblesse de cet opus à mon sens est l'alien hybride qui est pas terrible. Mais le glauque est bien là et la saga dans son ensemble ne perd pas sa cohérence pour autant.

    Maintenant, les points nouveaux qui me sont apparus lors de cet énième visionnage:

     - le féminisme sous-jacent de la saga: ex-toxico, capitaliste pourri jusqu'à la moëlle, faignant, macho, procédurier, chrétien apocalyptique purgeant perpète, bidasse débile, ... ou simple chair à saucisse, les hommes sont de vrais merdes dans cette saga! c'est pas compliqué, les seuls qui assurent un minimum sont une gamine et deux cyborgs (dont un au faciès masculin, certes, qui finit déchiqueté). Ok, y a aussi le caporal Hicks qui obéit sagement à tout ce que lui dit Ripley. Dans l'espace, t'obéis à le femme, ou t'es un connard... de toute façon, tu crèves, alors... (paragraphe à prendre au second degré tout de même)

    - le noyau de la saga ne commence vraiment qu'au deuxième opus et se termine au troisième:Pour moi, le noyau, c'est le sacrifice de l'existence de Ripley pour l'humanité qu'elle n'admire pourtant pas plus qu'un autre. Sa profonde humanité la condamne à passer sa... ses vies à empêcher les humains à assouvir leur cupidité qui cause leur perte. Or, ce thème n'apparaît réellement que dans le deuxième, lorsqu'elle réalise que la vie qu'elle avait avant est déjà loin (57 ans endormie, ça flingue un peu son cercle d'amis) et surtout lorsqu'elle choisit de retourner en enfer, de retourner combattre le monstre. à partir de là, Ripley n'est plus un simple pilote de vaisseau, qui a croisé un monstre, elle devient une vraie héroïne d'action (la première? à vérifier). Ce choix la mènera à l'ironique "viol" (ses propres mots) qu'elle subit dans le troisième qui le conduise à se donner la mort pour sauver les hommes de leur soif d'argent et/ou de progrès. Le pire, c'est peut être de les voir regretter sa mort, non pas parce qu'ils l'admiraient, mais parce que leur grand projet disparaît avec Ripley. En cela, ces thèmes du sacrifice et de la croisade pour l'humanité et contre son consentement ne pas abordés dans le premier opus et sont quelque peu "malmenés", je dirai, par le ton guignolesque du quatrième. Ce dernier se montre plus ironique, plus masochiste à l'encontre de Ripley, ou peut être est ce son ton, à elle. Elle semble s'amuser de toute cette panique et être plus rancunière envers l'humanité dans laquelle elle ne se reconnaît plus et ne veut plus se reconnaître. "Nihilisme"? Non, juste retour des choses. Réalisme, peut être (c'est ironique de dire d'un monument de la SF). Finalement, Alien, c'est peut être de la Polemic Fiction ...